Commonwealth d'Angleterre

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Commonwealth d'Angleterre
Commonwealth of England (en)

1649 – 1653
1659 – 1660

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte indiquant la localisation du Commonwealth en 1653

Informations générales
Statut République
Capitale Londres
Langue Anglais
Monnaie Livre sterling
Superficie
Superficie 528 200 km²
Histoire et événements
19 mai 1649 Création
16 décembre 1653 Protectorate
7 mai 1659 Rétablissement du parlement croupion
25 mai 1659 Démission de R. Cromwell
4 avril 1660 Déclaration de Breda

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Commonwealth d’Angleterre est la période ouverte en 1649 par la chute de la monarchie anglaise et pendant laquelle l’Angleterre, puis également l’Irlande et l’Écosse, sont gouvernées par un régime républicain. Jusqu'en 1653, puis de nouveau de 1659 à la Restauration de 1660, le pouvoir politique est dévolu principalement au Parlement et au Conseil d'État, les deux phases étant séparées par le Protectorate d'Olivier Cromwell. Le terme de Commonwealth est parfois utilisé pour désigner l'ensemble de la période, également dénommée interrègne anglais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier Commonwealth (1649–1653)[modifier | modifier le code]

Premier drapeau du Commonwealth.

Après la décapitation de Charles Ier d’Angleterre le , condamné pour trahison après sa fuite en Écosse à la suite de la Première Révolution anglaise (1642-1649), le « parlement croupion » déclare l'existence de la république le [1]. Le pouvoir exécutif est confié au Conseil d'État, dont l’influence demeure en réalité toute relative, du fait du poids de l'armée.

Cette période républicaine est aussi celle où l’anglais Oliver Cromwell reprend la main sur l’Irlande, perdue lors du règne de Charles Ier après son conflit avec les parlementaires anglais, fervents défenseurs du protestantisme depuis le soulèvement catholique de 1641. Mais ceux-ci avaient ensuite tenté de s'allier avec les royalistes anglais et les Écossais dans une rébellion contre le pouvoir républicain autocratique de Cromwell ; l’Irlande y perdit son indépendance et la place reconnue en son sein à l'église catholique, qu'elle n'a retrouvées qu’en 1922.

Cette période charnière anticipe la naissance un siècle et demi plus tard du Royaume-Uni protestant.

Le Protectorate (1653–1659)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Protectorate.

Le gouvernement de 1653 à 1659 est appelé Protectorate et prend la forme d’une dictature d’Oliver Cromwell (puis de son fils Richard après sa mort), en tant que Lord Protector of the Commonwealth.

Le système politique établi par l’Instrument of Government, constitution écrite adoptée le 15 décembre 1653, est appelé « Commonwealth d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande ». Le 12 avril 1654, reprenant les termes du Tender of Union émis par le parlement le 28 octobre 1651, une « ordonnance pour unir l'Écosse en un Commonwealth avec l'Angleterre » est édictée par Oliver Cromwell et proclamée à Édimbourg par le lieutenant général George Monck[2]. Elle reçoit l'approbation parlementaire en 1657[3].

Le second Commonwealth (1659-1660)[modifier | modifier le code]

Le terme de Commonwealth est également utilisé pour désigner le système de gouvernement en vigueur entre 1659 et 1660, marqué par un rétablissement formel du « parlement croupion » et du Conseil d'État.

Le même terme peut aussi être employé pour l'ensemble de la période de l'interrègne anglais, de 1649 à 1660[4].

À la fin de cet épisode républicain, la monarchie fut restaurée. Elle a persisté jusqu’à nos jours. Toutefois, l'issue de la période a consacré l’avènement du partage du pouvoir entre la monarchie et le parlement, dont le rôle a été accru, et l'éviction de tout pouvoir autocratique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Act Declaring and Constituting the People of England to be a Commonwealth and Free-State », sur le WikiSource anglophone.
  2. (en) Oleg Schultz (éd.), « Scotland and the Commonwealth : 1651–1660 », sur Archontology.org,‎ .
  3. (en) Jørgen Sevaldsen et al., Angles on the English-Speaking World, V. 7 : The State of the Union: Scotland, 1707–2007, Museum Tusculanum Press,‎ (ISBN 978-87-635-0702-8), p. 39.
  4. On parle ainsi de « gouvernement du Commonwealth » dans Michel Peronnet, Yves-Marie Bercé, Mireille Laget, Michel Henry, Alain Molinier et al., Le XVIIe siècle : 1620 - 1740 (De la Contre-réforme aux Lumières), Paris, Hachette Éducation,‎ , 352 p. (ISBN 9782011814340, présentation en ligne), p. 79-81.

Articles connexes[modifier | modifier le code]