Commodien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Commodien (en latin : Commodianus) est un poète latin chrétien, dont la datation est incertaine et a longtemps été controversée (entre le IIIe et le Ve siècle), tout comme son origine (Arles ou év. la partie orientale de l'Empire romain). Cependant, une série d'études récentes a permis au moins d'établir indiscutablement la datation au milieu du IIIe siècle[1].

Il est l'auteur de deux poèmes en hexamètres :

– les Instructiones, défendant la foi chrétienne contre le paganisme et contre le judaïsme, et donnant des recommandations (instructiones) aux divers ordres du peuple chrétien ;
– le Carmen apologeticum (Chant apologétique) ou Carmen de duobus populis, défendant également la foi chrétienne.

Le style et surtout la métrique de Commodien ne correspondent pas aux canons classiques : l'auteur tient davantage compte de l'accent d'intensité et du nombre des syllabes que de leur quantité (syllabe longue ou brève). Selon l'évaluation de cette caractéristique (« populaire » ou « décadente »), on le date du IIIe siècle (tendance majoritaire), auquel cas il serait l'un des premiers poètes chrétiens.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de Commodien[modifier | modifier le code]

Sur Commodien[modifier | modifier le code]

  • Jacques Fontaine, « Polémique et apocalypse au milieu du IIIe siècle : les deux poèmes de Commodien », Naissance de la poésie dans l'Occident chrétien : Esquisse d'une histoire de la poésie latine chrétienne du IIIe au VIe siècle, préf. de Jacques Perret, Paris, Études augustiniennes, 1981.
  • J.-M. Le Mayeur et al., Histoire du christianisme, t. II : Naissance d'une chrétienté, Desclée, 1995, p. 650.
  • L. Callebat, « Tradition et novation dans la poésie de Commodien », Pallas, XIII, 1966, pp. 85-94.
  • Jean Daniélou, Les Origines du christianisme latin : histoire des doctrines chrétiennes avant Nicée, t. III, Paris, 1978, pp. 93-110.
  • J. Martin, « Commodianus », Traditio, XIII, 1957, pp. 1-70.
  • J. Perret, « Poésie et métrique chez Commodien », Pallas, VI-3, 1957, pp. 27-42.
  • Jean-Michel Poinsotte, « Commodien dit de Gaza », REL, LXXIV, 1996, pp. 270-281.
  • Jean-Michel Poinsotte, « Un Nero rediuiuus chez un poète apocalyptique du IIIe siècle (Commodien) », Neronia, V, « Néron, histoire et légende », Actes du Ve colloque international de la SIEN (Clermont-Ferrand / Saint-Étienne, 2-6 novembre 1994), coll. Latomus, 247, Bruxelles, 1999, p. 201-213.
  • Jean-Michel Poinsotte, « Le recours aux sources ou les avatars de l’historiquement correct : le cas extrême de Commodien », Dieu(x) et les hommes : histoire et iconographie des sociétés païennes et chrétiennes de l’Antiquité à nos jours, Mél. F. Thélamon, PUR, 2005, p. 69-77.
  • Jean-Michel Poinsotte, « Commodien », Dictionnaire universel des littératures, Paris, Presses universitaires de France (PUF), 1994, p. 785.
  • C. Weyman, Beiträge zur Geschichte der christlich-lateinischen Poesie, Munich, 1926, pp. 1-16.
  • Paul Lejay, « Commodianus », The Catholic Encyclopedia, vol. 4, New York, Robert Appleton Company, 1908.
  • E. M. Y., « Commodianus », Dictionary of Christian Biography and Literature to the End of the Sixth Century, 1911.
  • Jacques Fontaine, « Commodianus, IIIe s. apr. J.-C. », Dictionnaire de l'Antiquité, Paris, Presses universitaires de France (PUF), coll. Quadrige, 2011 (2e éd.), p. 546.
  • A. Salvatore, « L’enigma di Commodiano : Considerazioni sullo scrittore, il suo ambiente e la sua época », Vichiana, III, 1974, pp. 50-81.
  • H.A.M. Hoppenbrouwers, « Commodien poète chrétien », Latinitas et Graecitas christianorum primaeua, suppl. 2, 1964, pp. 49-96.
  • K. Thraede, « Beiträge zur Datierung Commodians », JAC, II, 1959, pp. 90-114.
  • J. Gagé, « Commodien et la crise millénariste du IIIe siècle (256-262 ap. J.-C.) », RHPhR, XLI, 1961, pp. 355-378.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J.-M. Le Mayeur et al., Histoire du christianisme, t. II : Naissance d'une chrétienté, Desclée, 1995, p. 650 et note de bas de page.

Liens externes[modifier | modifier le code]