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Commelina madagascarica

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Commelina madagascarica
Description de cette image, également commentée ci-après
Commelina madagascarica.
Classification
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Ordre Commelinales
Famille Commelinaceae
Genre Commelina

Espèce

Commelina madagascarica
C.B.Clarke, 1881

Statut de conservation UICN

(LC)(LC)
LC : Préoccupation mineure

Commelina madagascarica est une espèce de plantes herbacées monocotylédones de la famille des hélianthèmes et qui est utilisée en herboristerie et lors de rituels religieux.

Dénomination

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Son nom vernaculaire malgache est nifin'akangar[1].

Description

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Ses fleurs sont d'un bleu intense, ses feuilles étroites et ses tiges touffues[2],[3]. Ses racines sont fibreuses, charnues et fusiformes. Ses racines et ses rhizomes la rendent très résistante aux incendies[3].

Répartition et habitat

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Commelina madagascarica est originaire de Madagascar[4]. C'est l'une des plantes les plus communes trouvées dans les prairies pseudo-steppiques créées par les brûlis, dans le massif de l'Isalo[5]. En général, elle est commune dans les prairies sèches et les zones rocheuses aux altitudes comprises entre 1 500 et 2 000 m[3].

Savane en train de brûler.
Les brûlis sont utilisés pour créer des pâturages dans le parc national d'Isalo.

Commelina madagascarica et l'Homme

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En médecine traditionnelle

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Cette plante est utilisé comme abortif[6] et comme galactogène[7], mais également pour soigner la conjonctivite[8] et de l'acné[7],[6].

Dans la culture malgache

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Elle est également utilisée à des fins rituelles lors du joro (une cérémonie où les ancêtres sont invoqués pour assurer une récolte abondante et au cours de laquelle un zébu est sacrifié)[9], autour du lac Alaotra[10]. L'organisation malgache de défense du droit à l'avortement Nifin'akanga tire son nom de la plante, car cette plante est couramment utilisée dans les avortements illicites[11],[12].

Systématique

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Le nom correct complet (avec auteur) de ce taxon est Commelina madagascarica C.B.Clarke[13].

La description de cette espèce a été faite par Charles Baron Clarke qui a traité des Commelinaceae dans une publication sous la direction d'Alphonse et Casimir de Candolle[14].

Étymologie

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Son épithète spécifique, madagascarica, fait référence à sa localité type[14].

Publication originale

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  • (la) Alphonse Candolle et Casimir Candolle, Monographiæ phanerogamarum : Prodromi nunc continuatio, nunc revisio, t. 3, Paris, Masson & Cie, , 1009 p. (lire en ligne), p. 174.

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Commelina madagascarica » (voir la liste des auteurs).
  1. Rakotobe, Razafindrakoto, Ravonjiarison et Blanchart, « Recherche-action en partenariat et ressources végétales mobilisables pour la production de lombricompost dans les Hautes Terres de Madagascar », BASE,‎ , p. 131–146 (ISSN 1780-4507, DOI 10.25518/1780-4507.20867, lire en ligne)
  2. (en) Baron, « The Flora of Madagascar », Journal of the Linnean Society of London, Botany, vol. 25, no 171,‎ , p. 246–294 (ISSN 0368-2927, DOI 10.1111/j.1095-8339.1889.tb00798.x, lire en ligne Inscription nécessaire)
  3. a b et c (fr + la) Henri Perrier de La Bâthie, Notulae systematicae, Commélinacées de Madagascar, vol. 4-5, Paris, J. Dumoulin, (lire en ligne)
  4. POWO. Plants of the World Online. Facilitated by the Royal Botanic Gardens, Kew. Published on the Internet; http://www.plantsoftheworldonline.org/, consulté le 29 juillet 2025.
  5. (en) Krzysztof Świerkosz, Sandstone Landscapes, (DOI 10.6084/m9.figshare.92596), « Vegetation of southern part of the Isalo Sandstone Massif (Central Madagascar, Africa) – differentiation and threats »
  6. a et b (en) Randriamiharisoa, Kuhlman, Jeannoda et Rabarison, « Medicinal plants sold in the markets of Antananarivo, Madagascar », Journal of Ethnobiology and Ethnomedicine, vol. 11, no 1,‎ , p. 1–13 (ISSN 1746-4269, PMCID 4517502, DOI 10.1186/s13002-015-0046-y, lire en ligne)
  7. a et b (en) Madagascar: an environmental profile, Gland, IUCN, (ISBN 978-2-88032-607-4)
  8. (en) Julia W. Novy, « Medicinal plants of the eastern region of Madagascar », Journal of Ethnopharmacology, vol. 55, no 2,‎ , p. 119–126 (ISSN 0378-8741, DOI 10.1016/S0378-8741(96)01489-4, lire en ligne)
  9. « Madasite - Les rites à Madagascar », sur roland.ratsimiseta.free.fr (consulté le )
  10. (en) Rakotoarivelo, Manjato, Andriamiarisoa et Bernard, « Useful plants in the Park Bandro and its surroundings, Lake Alaotra, Madagascar », Madagascar Conservation & Development, vol. 16, no 2s,‎ , p. 25–32 (ISSN 1662-2510, DOI 10.4314/mcd.wetlands.4, lire en ligne)
  11. (en) « Who are we? - Nifin'Akanga », www.nifinakanga.org (consulté le )
  12. (en) « Madagascar's 'angel makers' flourish in ban on abortion », France 24, (consulté le )
  13. GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le 29 juillet 2025.
  14. a et b Candolle et Candolle 1881, p. 174

Liens externes

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Bibliographie

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  • (la) Cufodontis, « Supplement: Enumeratio Plantarum Aethiopiae Spermatophyta (Sequentia) », Bulletin du Jardin botanique national de Belgique / Bulletin van de National Plantentuin van België, vol. 41, no 3,‎ , p. 1483–1578 (ISSN 0303-9153, DOI 10.2307/3667456, lire en ligne Inscription nécessaire)