Commanderie de Payns

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Payns
Image illustrative de l'article Commanderie de Payns
Présentation
Fondation 1127[N 1]
Protection Néant
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube
Ville Payns

La commanderie templière de Payns était située non loin du village de Payns, dans le département de l'Aube, en région Champagne-Ardenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Payns était le fief du seigneur Hugues de Payns, fondateur de l'ordre du Temple qui fonda cette commanderie par une donation faite avant le 31 octobre 1127. Guy Bordel, fils du premier maître complétait les biens par une donation en 1130.

Cette commanderie fut abandonnée par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem lorsqu'ils en héritèrent à la disparition de l'ordre du Temple, elle fut amalgamée à la commanderie de Troyes au XVe siècle.

Commandeurs templiers[modifier | modifier le code]

Nom du commandeur Période
fr. BOrdel premier
fr. André de Joigny
« Commandeur de la baillie de Payns »[1]
1263-1266[2]
fr. Jean Bruart c.1293[2]
fr. Jean Adhémar ou de Mars[N 2]
Commandeur de la baillie de Lorraine (1289-1293)[8]
Commandeur de Ruetz (1303-1307)[9]
c.1298-1303[10]
Ponsard de Gizy 1307[11]

Possessions[modifier | modifier le code]

L'activité principale de cette commanderie était l'élevage de moutons pour la production de laine qui s’effectuait sur la pièce de terre principale de 441 arpents sur lesquels se trouvaient le bâtiments. Complété par 132 arpents de terres, bois formé par dix-sept pièces au finage de Payns. Elle possédait des biens à Belleville, Espincey, Messon, Pavillon-Sainte-Julie, Saint-Mesmin et Savières.

Elle possédait une maison à Belleville qui fut achetée en 1209 au seigneur de Marigny-le-Chatel, pour être attachée à cette commanderie, ainsi que sa chapelle.

État[modifier | modifier le code]

La commanderie de Payns n'existe plus qu'à l'état archéologique, sur un terrain agricole privé. Ces vestiges constituent les fondations et sols de trois bâtiments connus à ce jour et qui sont la chapelle, le logis et une grange. La photographie présente les fondations rectangulaires de la chapelle sainte-Madeleine. On peut voir l'épaisseur des murs et des contre-forts.

Les bâtiments connus comprenaient la chapelle avec un cimetière, un logis formé d'un dortoir, d'un four, un réfectoire, un lardoir et une prison ; une grange et divers bâtiments agricoles non définis avec précision.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pas certain malgré l'affirmation de l'auteur Thierry Leroy
  2. Peut-être de Marès, une ancienne seigneurie et vicomté qui se trouvait à Loos (Nord) ou encore de Mars, des Mars, château de Mars-la-Tour ? Une famille de Mars semble avoir possédé le château de Baleyne en Bourbonnais à cette époque et il y avait une famille de Mars ou de May dans le Barrois au XIVe siècle avec un Jean de Mars ou de May qui est mentionné en 1368 pendant la bataille de Ligny-en-Barrois[3]. Voici son nom tel qu'il est retranscrit dans les sources primaires du procès: (la):Johannes Ademari[4], Johannes de Mars[5] et de Marciis[6], Johannes Demar[7]. Jean des Mars pour Michel Henry. Trudon des Ormes a retenu la forme Jean de Mars plutôt que Jean Adhémar. Émile Guillaume Léonard indique (la): Johannes de Marciis pour le commandeur de Payns et de Ruetz et Johannes de Mares aut des Maix pour celui de la baillie de Lorraine.
  1. Jean-Marc Roger, « Notre-Dame aux Nonnains, Templiers et Saint-Fale: les bois du Perchoy au XIIIe siècle », Mémoires de la Société académique du département de l'Aube, t. CVII (1971-1973),‎ , p. 250 (doc. 5), disponible sur Gallica
    13 avril 1264
  2. a et b E.G Léonard, « Tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs », dans Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale, E. Champion, , xv-259 p.
  3. Victor Servais, Annales historiques du Barrois de 1352 à 1411 : ou Histoire politique, civile, militaire & ecclésiastique du duché de Bar sur le règne de Robert, duc de Bar, (lire en ligne), p. 196-199 ; Augustin Calmet, Histoire ecclésiastique et civile de Lorraine, 1728, t. II, p. 557-558, lire sur Google Livres
  4. (la) Jules Michelet (préf. Jean Favier), Le procès des Templiers, vol. 2, Paris, Éditions du C.T.H.S, (1re éd. 1851), VI+540 p. (ISBN 978-2-7355-0162-5, présentation en ligne), p. 366, première édition (1851) disponible sur Gallica ; (la) Jules Michelet (préf. Jean Favier), Le procès des Templiers, vol. 1, Paris, Éditions du C.T.H.S, (1re éd. 1841), XVI+681 p. (ISBN 978-2-7355-0152-6, présentation en ligne), p. 406-407, première édition (1841) disponible sur Gallica
  5. Michelet 1987, p. 266, 268 (t. 2), disponible sur Gallica
  6. Michelet 1987, p. 630 (t. 1), disponible sur Gallica
  7. Michelet 1987, p. 402 (t. 2), disponible sur Gallica
  8. Michel Henry, Les ordres militaires en Lorraine, Éditions Serpenoise, , 354 p. (ISBN 978-2-8769-2706-3, présentation en ligne), p. 72, 101
    L'auteur le nomme Jean des Mars y compris dans son ouvrage de 1998.
  9. Trudon des Ormes 1898, p. 205-206, disponible sur Gallica
  10. Amédée-Louis-Alexandre Trudon des Ormes, « Liste des maisons et de quelques dignitaires de l'ordre du Temple, en Syrie, en Chypre et en France », dans Charles-Jean-Melchior de Vogüé, Revue de l'Orient latin - Vol. VI., Paris, Ernest Leroux, (réimpr. 1964) (ISSN 2017-716X, lire en ligne), p. 197-198, disponible sur Gallica ; Léonard 1930
    L'auteur mentionne Jean de Mars et les formes latines Marciis et Ademari.
  11. Barber 2007, p. 208 ; Léonard 1930 ; Trudon des Ormes 1898, p. 198