Comité pour la liquidation ou la destruction des ordinateurs

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Comité pour la liquidation ou la destruction des ordinateurs, CLODO
Comité liquidant et détournant les ordinateurs
Comité de libération et de détournements d'ordinateurs
Idéologie anti-industriel
Objectifs destruction de moyens informatiques
Statut inactif
Fondation
Date de formation 1980
Pays d'origine Drapeau de la France France
Actions
Victimes (morts, blessés) Aucune
Zone d'opération France (Toulouse et Paris)
Période d'activité 6 avril 1980-

Le Comité pour la liquidation ou la destruction des ordinateurs (CLODO), Comité liquidant et détournant les ordinateurs ou Comité de libération et de détournements d'ordinateurs[1] est une « organisation d'inspiration anarchiste » et anti-industrielle française[2] apparue le 6 avril 1980 lors de la revendication d'un incendie criminel contre la société « Philips Data système » à Toulouse[3].

Néo-luddiste, le but du groupe est la destruction de moyens informatiques qu'il considère comme des instruments de répression et de contrôle[2],[4]. Dans un communiqué, le comité affirme « lutter contre toutes les dominations est notre objectif »[5].

Ses membres sont restés anonymes[6].

Attentats[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Paul Masson, Les conditions de fonctionnement, d'intervention et de coordination des services de police et de sécurité engagés dans la lutte contre le terrorisme, rapport de commission d'enquête sénatoriale, 17 mai 1984, page 23.
  • Pierre Drouin, Un signal d'alarme, Le Monde, 11 avril 1980, [lire en ligne].
  • Le CLODO parle..., Terminal 19/84, revue du Centre d'information et d'initiative sur l'informatisation, octobre 1983, pp. 16-17.
    • (en) CLODO speaks, traduit par Maxine Holz et publié par Processed World, août 1984, [lire en ligne], [lire en ligne] ;
    • (en) repris dans Chris Carlsson, Mark Leger, Bad Attitude : The Processed World Anthology, Verso, 1990, pp167-170.
  • François Jarrige, Technocritiques : Du refus des machines à la contestation des technosciences, La Découverte, 2016, page 255.
  • Celia Izoard, L'informatisation, entre mises à feu et résignation, dans Les Luddites en France : Résistances à l'industrialisation et à l'informatisation (collectif), L'Échappée, Paris, 2010, p. 253-286.
  • David Noble, Le Progrès sans le peuple : Ce que les nouvelles technologies font au travail, trad. Celia Izoard, Agone, Marseille, 2016.
  • Francis Bernard, La révolution n'est pas une cryptoparty, dans Revue Z, n°9, Technopoles radieuses, 2015-2016.
  • Quand les allumettes servaient de touche « off » : La balade incendiaire du Clodo, CQFD, n°157, septembre 2017, sommaire en ligne.
  • (en) John Zerzan, Wolfi Landstreicher, collectif, The Committee on the Liquidation of Computers (CLODO), in Uncivilized : The Best of Green Anarchy, Green Anarchy Press, 2012, pp. 227-230.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Comite de Liberation et de Detournements d'Ordinateurs (Committee for the liberation and hijacking of computers) », sur start.umd.edu
  2. a et b Jacques Baud, « Comité pour la Liquidation Ou la Destruction des Ordinateurs (CLODO) », sur globalterrorwatch, .
  3. a, b, c et d Paul Masson, Les conditions de fonctionnement, d'intervention et de coordination des services de police et de sécurité engagés dans la lutte contre le terrorisme, rapport de commission d'enquête sénatoriale, 17 mai 1984, page 23.
  4. Aurélie Gono, Une première histoire de Terminal, Terminal informatique, culture et société, hiver 2005-2006, page 70.
  5. Pierre Drouin, Un signal d'alarme, Le Monde, 11 avril 1980, [lire en ligne].
  6. « Club Internet #5 : où l’on envisage de détruire les ordinateurs », sur Numerama.com, (consulté le 25 janvier 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]