Comité national d'action laïque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le Comité national d'action laïque (CNAL) est un organisme français fondé en 1953 qui a pour but la défense et la promotion de l'École publique et de la laïcité.

Composition et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Organisations constitutives[modifier | modifier le code]

Il est composé de cinq organisations :

Principes de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le CNAL fonctionne selon deux principes fondamentaux :

  • La présidence du CNAL est assurée de manière tournante chaque année par chacune des organisations membres.
  • Au sein du CNAL, les décisions sont prises à l'unanimité.

Le CNAL est hébergé dans les locaux du SE-UNSA, qui s'est substitué au Syndicat national des instituteurs, qui assume par tradition le secrétariat général du CNAL.

Les secrétaires généraux du CNAL[modifier | modifier le code]

Relais locaux[modifier | modifier le code]

Dans les départements, des Comités Départementaux d'Action Laïque (CDAL) relaient l'action du CNAL. Ils fonctionnent selon les mêmes principes que le comité national.

Des Observatoires de la laïcité ont été mis en place dans des régions et des départements pour défendre l'école publique et la laïcité en s'adressant aux élus, en particulier dans le cadre de la préparation des budgets. Les observatoires sont ouverts à d'autres organisations que celles composant le CNAL.

Publications[modifier | modifier le code]

le CNAL publie régulièrement La lettre des Observatoires qui se fait l'écho des mobilisations locales des militants laïques.

Principales actions[modifier | modifier le code]

  • 1960 : pétition contre la loi Debré. — En 1960 le CNAL lance une pétition qui recueille plus de 10 millions de signatures contre l'application de la loi Debré sur le financement public de l'école privée.
  • 1972 : colloque du CNAL pour la nationalisation laïque de l'enseignement. — En 1972, le CNAL organise un grand colloque national sur la nationalisation démocratique de l'enseignement avec la participation des centrales ouvrières (CGT, CFDT, CGT-FO), des partis politiques de gauche, du Grand Orient de France et d'autres associations philosophiques ou groupements soutenant son action. Ce projet prévoit à la fois la nationalisation de l'enseignement privé sous contrat d'association mais définit également la volonté d'organiser une gestion démocratique tripartite de l'Éducation nationale (Administration, Parents, Personnels). C'est notamment une réponse à la loi Pompidou de 1971 qui pérennise le contrat simple institué par la loi Debré de 1959.
  • 1983-1984 : projet Savary. — En 1983-84 le CNAL organise et soutient des manifestations dans les départements en faveur du projet Savary de mise en place d'un service public unifié et laïque de l'Éducation.
  • 1994 : contre la loi Bourg-Broc. — Le 16 janvier 1994, le CNAL organise la manifestation à Paris faisant suite à la loi Bourg-Broc autorisant le financement des investissements de l'enseignement privé. La loi, votée en séance de nuit par l'Assemblée nationale, avait finalement été invalidée par le Conseil constitutionnel (Décision 93-929 DC du 13 janvier 1994). La mobilisation fut importante (entre 260000 selon la PP de Paris et un million de personnes selon l'association).

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Émile Gracia, ancien secrétaire général (1979-1983) puis vice-président (1983-1985) de la FCPE était devenu permanent du SNI-PEGC] en septembre 1985. De 1985 à 1987, il avait été désigné comme secrétaire général adjoint du CNAL auprès de Michel Bouchareissas. Jusqu'à cette date, il est la seule personne à avoir exercé cette fonction.