Combinaison anti-g

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Combinaison anti-g MSF830.
image illustrant l’aéronautique
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Une combinaison anti-g est un vêtement spécial utilisé principalement par les pilotes de chasse et les spationautes, destiné à empêcher l'apparition du phénomène appelé voile noir, constaté dès la Première Guerre mondiale au cours des combats aériens. Les puissances et manœuvrabilités des aéronefs augmentant rapidement, il devint vite indispensable de protéger les pilotes pour leur permettre d'effectuer des manœuvres aériennes induisant des facteurs de charge très élevés.

Historique[modifier | modifier le code]

À l'origine de cette découverte, le scientifique Siegfried Racher, médecin nazi basé dans le camp de Dachau durant la Seconde Guerre Mondiale, avait immergé des déportés du camp de Dachau nus dans de l'eau glaciale (jusqu’à la mort) afin de tester leur résistance pour les pilotes de chasse. C'est durant l'Opération Paperclip que ces scientifiques (On ne sait exactement si Racher y a participé) ont été utilisés.

Officiellement, le principe de la combinaison anti-g a été attribué en 1941 par le Canadien Wilbur R. Franks de Toronto. Plusieurs scientifiques ont contribué à son perfectionnement parmi lesquels le neurophysiologiste américain EH Lambert et Forrest Morton Bird.[réf. nécessaire]

Principe de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Au départ, il consistait en un simple sanglage serré de la partie inférieure du corps (cuisses en particulier) pour éviter que le sang ne s'y accumule, provoquant une mauvaise irrigation du cerveau, résultant en une perte de connaissance.

Une autre technique couramment employée consiste à pressuriser le corps à l'aide d'air comprimé.

Les caractéristiques physiologiques du réseau sanguin de la girafe, comme refouler le sang à plusieurs mètres de hauteur, ont été copiées pour sa réalisation[1].

Le principe de fonctionnement des combinaisons modernes développées entre autres en Allemagne sous l'appellation « Libelle » (« libellule » en allemand) est calqué sur un phénomène observé en particulier chez ces insectes dont le vol très saccadé fait subir au corps des accélérations pouvant aller jusqu'à 30 g.

La combinaison contient un liquide circulant librement et venant comprimer les parties basses du corps. Un pilote équipé et entraîné peut résister à des accélérations de 10 g avant de perdre connaissance.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Alan R. Hargens, Developmental Adaptations to Gravity/Cardiovascular Adaptations to Gravity in the Giraffe, Life Sciences Division, NASA Ames Research Center (California), 1994, p.12.