Combat du col de Mouzaïa (1830)

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Combat du col de Mouzaïa (1830)

Informations générales
Date 21 novembre 1830
Lieu Mouzaïa, Algérie
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de FranceEmpire ottoman Bey de Tittery
Commandants
Bertrand ClauzelMustapha-Ben-Mezrag[1]

Conquête de l'Algérie par la France

Coordonnées 36° 28′ 00″ nord, 2° 41′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Algérie

(Voir situation sur carte : Algérie)
Combat du col de Mouzaïa (1830)

Le combat du col de Mouzaïa, ou combat du Teniah de Mouzaïa (l'arabe « teniah » signifiant « col de montagne » en français), est un combat se déroulant, le 21 novembre 1830, lors de l'Expédition de Médéa, au début de la conquête de l'Algérie par la France.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

A environ 10 km de Blidah, se trouvait une grande ferme nommée localement Haouck-Chaouch-el-Mouzaïa et par les français ferme de l'Agha dont la route d'accès longeait le pied des montagnes qui bornent au Sud-Ouest d'Alger et que l'on appelle en général Petit Atlas, montagnes qu'il faut franchir pour arriver à Médéa.
Après avoir gravi le premier contrefort de la chaîne de l'Atlas, on parvient sur un plateau d’où l'on domine la plaine de la Mitidja, la mer Méditerranée apparaissant au loin et le lac Aoula marquant l'extrémité du territoire des Hadjoutes, à l'Ouest.
Le 21 novembre 1830, vers midi, les troupes françaises sous les ordres du général Clauzel franchirent le massif de l'Atlas et saluèrent ce passage d'une salve de 25 coups de canon.
16 km environ séparent la ferme de Mouzaïa du Téniah. En 1830, le chemin qui y conduisait suivait la rive droite d'un torrent très encaissé et était raide, escarpé, coupé en plusieurs points par des ravins profonds et donnant à peine le passage à 2 hommes du front en particulier aux approches du col.
Le passage était taillé dans un sol schisteux et glissant, courant en zigzag sur un plan très incliné. Son accès était difficile car il ne présentait qu'une coupure de quelques mètres, dominé des 2 côtés, et à une hauteur considérable, par des mamelons coniques dont le sommet se perd dans les nues.
Le Téniah, ou col de Mouzaïa s'élève à 965 mètres, le mamelon situé à l'Est s'élève à 1 182 mètres et le mamelon situé à l'Ouest à 1 055 mètres sont séparés de 900 mètres

Le combat[modifier | modifier le code]

De 3 000 à 4 000 Turcs appuyé par 2 canons défendaient les approches du Téniah. Le reste des troupes du bey de Tittery étaient échelonnées dans la gorge, en avant de la position principale, occupant les points les plus favorables à la défense et toutes les hauteurs, jusque sur les arrières des troupes françaises, étaient occupées par les troupes arabes.
Ces positions défensives ne pouvaient être attaquées que de front et par la gauche, la profondeur du précipice qui bordait la droite de la route ne permettant pas de faire passer des troupes de ce côté.
Une colonne composée des 14e, 20e et 28e régiments d'infanterie de ligne gravit les hauteurs à l'Est pour prendre à revers les Kabaïles du bey de Tittery.
Le 37e et 2 compagnies du 14e sous les ordres du général Achard commandant de la 1re brigade continuèrent à marcher sur la route.
Dans un engagement avec les Kabaïles, le général Achard, fait charger, les soldats des 37e et 14e régiment en prenant leur tête. Après un combat court mais vif la position est remportée et l'ennemi, étonné de la vigueur de l'attaque, s'enfuit précipitamment. À la fin de la journée, le drapeau Français flotte sur l'Atlas. Durant ce combat, le sous-lieutenant du 20e, Patrice de Mac Mahon s'y distingue particulièrement.

Le 22 novembre, après avoir laissé la garde du col à la 2e brigade sous le commandement du général Louis Monck d'Uzer[2],[3] le général en chef continue sa marche sur Médéa.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les troupes françaises descendent alors la route du col qui s'élargit au fur et à mesure et après 1 heure de marche sur des pentes abruptes, elles suivent pendant 3 heures une espèce de plateau ondulé sillonné de ravins profonds et dominé à distance par des collines assez élevées.
Des escarmouches eurent lieu jusqu'au-delà de Zemboudj Azahra, bois d'olivier. 4 km plus loin, un Arabe, très pauvrement vêtu, se présenta tenant une lettre adressée au général en chef : Elle était des autorités de Médéa, et contenait la soumission de ses habitants.
L'armée arriva devant les portes de la ville, avant la nuit, et le général en chef y fit son entrée avec un bataillon laissant le reste des troupes campé en dehors des murs de la ville.

Références[modifier | modifier le code]

  • Le Magasin pittoresque (1840), d'Édouard Charton pages 147-148.
  1. Mustapha-Bou-Mezrag ou également Mustapha-Ben-Mezrag
  2. général Louis d'Uzer ou Louis Duzer, dit Louis de Monck d'Uzer ou Louis Munck d'Uzer.
  3. Le village de DUZERVILLE devenu EL HADJAR à l’indépendance