Combat de Saint-Brieuc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Bataille de Saint-Brieuc
Description de cette image, également commentée ci-après
Informations générales
Date 26 octobre 1799
Lieu Saint-Brieuc
Issue Victoire des Chouans
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Raphael de CasabiancaPierre-Mathurin Mercier
Guillaume Le Gris-Duval
Jean-François Le Nepvou de Carfort
Pierre Robinault de Saint-Régeant
Le Paige de Bar
Forces en présence
335 hommes[1]900 hommes[1]
Pertes
9 morts[1]
30 blessés[1]
5 morts[1]
1 blessé[1]

Notes

247 prisonniers délivrés par les Chouans[1]

Chouannerie

Batailles

Liffré · Expédition de Quiberon · Plouharnel · Quiberon · Segré · 1er Rocher de La Piochais · La Ceriseraie · La Cornuaille · 1re La Croix-Avranchin · La Vieuville · 2e Rocher de La Piochais · 2e La Croix-Avranchin · Auverné · Andigné · Croix-Couverte · Tinchebray · L'Auberge-neuve · Locminé · Saint-Hilaire-des-Landes · Val de Préaux · Le Grand-Celland · Argentré · Noyant-la-Gravoyère · La Hennerie · Le Mans · Nantes · Saint-Brieuc · Le Lorey · Mont-Guéhenno · La Tour d'Elven · 2e Saint-James · Pont du Loc'h · Les Tombettes

Coordonnées 48° 30′ 49″ nord, 2° 45′ 55″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

(Voir situation sur carte : Côtes-d'Armor)
Bataille de Saint-Brieuc

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

(Voir situation sur carte : Bretagne)
Bataille de Saint-Brieuc

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Saint-Brieuc

Le combat de Saint-Brieuc se déroula lors de la chouannerie. Le 26 octobre 1799, les Chouans réussissent un raid au cœur de Saint-Brieuc afin de délivrer plusieurs des leurs retenus prisonniers.

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Saint-Brieuc est assaillie par les Chouans dans la nuit du 25 au 26 octobre. L'objectif des rebelles est de délivrer les prisonniers royalistes enfermés dans les prisons de la ville, parmi lesquels se trouvent 20 officiers, et Mme Le Frotter de Kerilis, mère d'un chef, et condamnée à mort pour «embauchage» en faveur des Chouans[1].

Pierre-Mathurin Mercier, dit «la Vendée», nommé par Georges Cadoudal commandant en chef de l'armée catholique et royale des Côtes-du-Nord, est chargé du commandement de l'expédition. Il réunit les forces de Guillaume Le Gris-Duval, Le Nepvou de Carfort et Dujardin. Ils sont renforcés par des détachements morbihanais de la légion de La Trinité-Porhoët et Ploërmel, commandée par Pierre Robinault de Saint-Régeant, et celle de Gourin, dirigée par Le Paige de Bar, soit 400 hommes[1].

De son côté, la garnison républicaine dispose de 335 hommes, soldats de ligne, garde nationaux et gendarmes, commandés par le général Raphael de Casabianca[1].

Le combat[modifier | modifier le code]

Le 26 octobre, aux alentours de minuit, l'avant-garde des assaillants atteint les barrières de Saint-Brieuc. Pour se reconnaître, les Chouans ont revêtu les chemises par-dessus leurs habits. Progressant silencieusement, l'avant-garde atteint l'hôtel de ville sans être découverte. Deux Chouans, l'un d'entre eux déguisé en femme et jouant les ivrognes, s'approchent de la sentinelle qui est égorgée. Le poste de l'hôtel de ville est alors surpris et ses 16 défenseurs sont faits prisonniers[1].

L'hôtel de ville lui-même est envahi, les papiers de l'administration et les munitions de la poudrière sont enlevés, la caisse publique cependant est oubliée, l'homme chargé de s'en saisir s'étant enivré. Les Chouans s'emparent également d'un canon à l'église Saint-Guillaume[1].

Les Républicains n'opposent aucune résistance sérieuse, les habitants se retranchent chez eux. Le lieutenant de gendarmerie Chrétien prend la tête d'un détachement de garde nationaux mais est grièvement blessé, tandis que les gendarmes sont contenus par la troupe de du Fou de Kerdaniel. Le procureur de la commune, Poulain-Corbion, est également capturé par les Chouans et exécuté sommairement. Le général Casabianca n'entreprend aucune action, et ne quitte pas sa maison, ce qui lui vaudra de la part de la population le surnom de «Casa-peura[1].» Le général se défendra par la suite en affirmant qu'arrivé seulement la veille dans la ville, il ignorait totalement les lieux.

Les Chouans envahissent ensuite la prison et libèrent 247 détenus. À 7 heures du matin, ils entament leur retraite et se retirent en tiraillant par la route de Plaintel. Les combats ont coûté 9 morts et 30 blessés aux Républicains, les Chouans déplorent 5 morts et 1 blessé[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]