Combat de Mariazell

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Bataille de Mariazell

Informations générales
Date 8 novembre 1805
Lieu Mariazell
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire françaisDrapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Commandants
Étienne Heudelet de BierreMaximilian de Merveldt
Forces en présence
3 800 hommes et 2 canons[1]4 000 hommes pour Digby Smith[1]
10 000 pour Frédéric Hulot[2]
Pertes
très légères[1]2 000 hommes, 4 drapeaux et 16 canons pour Digby Smith[1]
4 000 prisonniers pour Jacques Garnier[3]

Troisième Coalition

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Coordonnées 47° 46′ 23″ nord, 15° 18′ 59″ est

Géolocalisation sur la carte : Styrie

(Voir situation sur carte : Styrie)
Bataille de Mariazell

Géolocalisation sur la carte : Autriche

(Voir situation sur carte : Autriche)
Bataille de Mariazell

Cette bataille livrée près de Mariazell a opposé le 8 novembre 1805, au cours de la campagne de 1805, les Français commandés par le général de division Louis Friant et des forces austro-russes commandées par le maréchal Maximilian de Merveldt.

Contexte[modifier | modifier le code]

Après la bataille d'Ulm, la Grande Armée fait mouvement vers Vienne, en suivant le Danube. Tandis que le corps du maréchal Ney va à la rencontre des troupes de l'archiduc Jean qui tiennent le Tyrol, et que le corps de Marmont est détaché vers le Sud pour couvrir le mouvement de l'armée d'un éventuel retour de l'archiduc Charles, le corps de Davout traverse l'Isar à Freising et se dirige vers la capitale autrichienne via Mühldorf, Burghausen et Lilienfeld[2].

Pendant ce temps, le corps du général Maximilian de Merveldt, qui a échappé à l'écrasement de l'armée autrichienne autour d'Ulm cherche à rejoindre l'armée russe de Koutouzov. Suivi par Marmont, il cherche à gagner Vienne et bute sur l'avant garde du IIIe corps de Davout près du village de Maria-Zell[3].

Déroulement[modifier | modifier le code]

L'artillerie du corps de Davout est restée en arrière[3], mais l'avant garde, constituée de la brigade Heudelet de la division Friant attaque l'arrière-garde autrichienne et lui enlève deux canons[3]. Le gros des troupes autrichiennes est retranché dans le village mais se fait déborder par les deux ailes et abandonne près de 4 000 prisonniers[3].

Conséquence[modifier | modifier le code]

Le corps autrichien est presque entièrement détruit[2]. Plus rien ne barre la route de Vienne au IIIe corps qui y entre le 15 novembre.

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

Ont participé à cette bataille le 12e régiment de chasseurs à cheval, le 13e régiment d'infanterie légère, le 108e régiment d'infanterie de ligne et 6 canons de l'artillerie à cheval, sous les ordres du général de brigade de Bierre, et chez les autrichiens, le 4e régiment IR, le 57e régiment IR, le 12e régiment IR, 10 canons de l'artillerie à pied.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Greenhill Books, (ISBN 1-85367-276-9), p. 212-213
  2. a, b et c Frédéric Hulot, Le Maréchal Davout, Pygmalion, (ISBN 2-85704-792-4), p. 77-78
  3. a, b, c, d et e Maria-Zell (combat de) dans Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Fayard, (ISBN 2-213-60485-1), p. 272