Colonzelle

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Colonzelle
Colonzelle
Église Saint-Pierre-ès-Liens de Colonzelle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan
Maire
Mandat
Carole Cheyron Deslys
2020-2026
Code postal 26230
Code commune 26099
Démographie
Gentilé Colonzellois, Colonzelloises
Population
municipale
549 hab. (2018 en augmentation de 13,66 % par rapport à 2013)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 38″ nord, 4° 54′ 04″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 204 m
Superficie 6,06 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Valréas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Grignan
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Colonzelle
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Colonzelle

Colonzelle est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes, entre les villes de Montélimar et Nyons.

Ses habitants sont dénommés les Colonzellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située au sud de Grinan, en Drôme provençale.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordé par le Lez. Elle est également arrosée par l'Aulière, un de ses affluents.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Colonzelle est accessible par la route départementale RD 471, entre Chamaret, à l'ouest, et Grillon, à l'est, ainsi que par la RD 231 depuis Richerenches, au sud.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Colonzelle est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valréas dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (64,6 %), forêts (23,3 %), cultures permanentes (7,6 %), zones urbanisées (4,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[8] :

  • Bramefan
  • Cros
  • Françon
  • le Moulin de l'Aulière
  • le Grand Vallat
  • le Pâtis
  • les Béals
  • les Côtes
  • les Échecs
  • les Estagniers
  • les Fournaches
  • les Grès
  • les Îles
  • les Launes
  • les Vas
  • Margerie
  • Miale
  • Moutière
  • Plan de Lez
  • Pont du Lez
  • Rochebouteille
  • Saint-Michel
  • Saint-Pierre
(chapelle Saint-Pierre)
  • Saint-Suffret

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[9] :

  • 998 : castrum Colonzellas in Provintia (cartulaire de Cluny, 2466).
  • 1276 : territorium de Colonzellis (Nadal, Les Adhémar, 253).
  • 1296 : castrum de Coroncellis (inventaire des dauphins, 254).
  • 1409 : Colluncellis (Ducros, notaire à Grignan).
  • 1547 : Colonzellou (Lacroix, L'arrondissement de Montélimar, II, 401).
  • 1585 : Collonselles (correspondance de Lesdiguières, III, 18).
  • 1588 : Coronzelles (archives de la Drôme, E 5907).
  • 1589 : Coloncelles (journal de Lesdiguières).
  • XVIe siècle : Crouzelles (pouillé général, 88).
  • 1627 : Colonseles (règlement pour les officiers de la comté de Grignan).
  • 1690 : Couronselles (archives de la Drôme, E 4675).
  • 1700 : Coulonzelles (dénombrement du royaume).
  • 1891 : Colonzelle, commune du canton de Grignan.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Débris de bas-relief romain[10].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle, le monastère est à l'origine du développement du village[réf. nécessaire].
Un prieuré bénédictin est à l'origine du village actuel[10].

Ont été retrouvées des sépultures du haut Moyen Âge[10].

La seigneurie :

  • La seigneurie temporelle de cette paroisse relève des doyens du prieuré jusqu'en 1574[9].
  • XIIIe siècle : le bourg est investi par les Adhémar[10].
  • 1574 : les doyens vendent la seigneurie aux Castellanne-Adhémar qui l'unissent à leur baronnie de Grignan[9].

Colonzelle fit partie de la baronnie de Grignan, érigée en Comté en 1558, et dépendant administrativement de la Provence du XIIIe siècle à la Révolution[11].

1588 (octobre) : Brotin s'empare temporairement du village et de son château. Il commence par imposer des contributions, puis il incendie les fermes. Cette révolte prend fin en janvier 1589.
Vers 1620, les habitants de Colonzelle subissent à nouveau les invasions protestantes[12].

Carte des environs de 1700 montrant Colonzelle dans le Comté de Grignan de Provence.

1728 (24 février) : dans l'inventaire du château de Grignan, les avocats de la cour d'Aix (chargés de régler la difficile succession de François de Castellane-Adhémar de Grignan, mort le 30 décembre 1714, nous racontent « avoir été à Chamaret, en Dauphiné […], de là être passés à Colonzelle, en Provence […] et passés à Grillon, dans le Comtat venaissin »[13].

1789 (démographie) : la commune compte 65 maisons et 325 personnes[9].

Avant 1790, Colonzelle était une des terres adjacentes de Provence et, comme telle, une communauté du ressort du parlement et de l'intendance d'Aix.
Elle formait une paroisse du diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux dont l'église, dédiée à Notre-Dame, dépendait du doyen du lieu (voir Saint-Pierre)[9].

Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[14] :

  • 1276 : ecclesia de Colonzellis (Nadal, Les Adhémar, 254).
  • 1518 : decanatus Sancti Petri de Colonzellis (Long, notaire à Grignan).
  • 1533 : locus Sancti Petri de Colonsellis (Long, notaire à Grignan).
  • XVIe siècle : decanatus Crouzellis (pouillé général).
  • 1891 : Saint-Pierre, chapelle de la commune de Colonzelle.

Ancien bénéfice de l'ordre de Cluny - de la dépendance du prieuré de Pont-Saint-Esprit (Église prieurale Saint-Saturnin de Pont-Saint-Esprit) - dit doyenné de Colonzelle. Son titulaire fut, pendant longtemps, seigneur spirituel et temporel de Colonzelle. Ce bénéfice fut uni au chapitre collégial de Grignan en 1533[14] :

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Suze-la-Rousse. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la fait entrer dans celui de Grignan[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 Marc Roustan PS retraité (fonction publique)
1977 1983 Marc Roustan   maire sortant
1983 1989 Marc Roustan   maire sortant
1989 1995 Marc Roustan   maire sortant
1995 2001 Marc Roustan   maire sortant
2001 2008 Marc Roustan   maire sortant
2008 2014 Marc Roustan   maire sortant
2014 2020 Marc Roustan   maire sortant
2020 En cours
(au 18 février 2021)
Carole Cheyron-Deslys[15][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2018, la commune comptait 549 habitants[Note 3], en augmentation de 13,66 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340386412527494542495553574
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
608626641599574570506504521
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
501436396329302318279288232
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
217234228285397432474477552
2018 - - - - - - - -
549--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Colonzelle dépend de l'académie de Grenoble.

  • L'école maternelle de la commune accueille 42 enfants. La classe de CP (six enfants) est regroupée avec la grande section de maternelle.
  • Pour la suite de leurs études, les élèves se rendent à Chamaret[20].

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le dernier dimanche de juillet[10].
  • Fête au hameau de Margerie : le 15 août[10].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Randonnées dans les garrigues[10].
  • Pêche[10].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : lavande, céréales, vignes (vin AOC Coteaux du Tricastin), ovins[10].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Paysage méditerranéen[10].
  • L'offre d'hébergement touristique à Colonzelle est centrée essentiellement sur les gîtes[21] et les chambres d'hôtes[22].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans le chœur est conservé un ensemble de peintures murales presque intact daté du début du XIVe siècle[24].
  • L'église remaniée[10].
  • La chapelle Notre-Dame-des-Lumières dans le hameau de Margerie, érigée aux XVIIe et XVIIIe siècles[10].
  • Les anciennes carrières de meules de moulins (entre Colonzelle et le hameau de Margerie, sur une falaise dominant le Lez, un sentier y menant)[25].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Colonzelle possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 26 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 26 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. https://www.geoportail.gouv.fr/
  9. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 101 (Colonzelle).
  10. a b c d e f g h i j k l m et n Michel de la Torre, Drôme : le guide complet de ses 371 communes, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8).
  11. Grignan, 2000 ans d'histoire, Grignan, .
  12. Histoire du village.
  13. Christian Trézin, Grignan. Du castellum au palais d'Apolidon : les mutations d'un château provençal (XIe au XVIIIe siècle), Rennes, PUR, , 454 p. (ISBN 978-2-7535-2822-2, présentation en ligne).
  14. a et b J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 357 (Saint-Pierre).
  15. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. école maternelle.
  21. Gîtes à Colonzelle.
  22. chambres d'hôtes à Colonzelle.
  23. Notice no PA00116919, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Peintures qui ont été dégagées des couches de badigeon qui les recouvraient en octobre 2000. Source : Claus-Peter Haverkamp, Germagny (Saône-et-Loire) et Colonzelle (Drôme) ou la circulation des images au Moyen Âge, article paru dans la revue trimestrielle Images de Saône-et-Loire, no 202, , pp. 20-23.
  25. « Le circuit des pierres à pain » (consulté le 21 septembre 2014).