Colonne Marceau

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Colonne Marceau
Colonne Marceau place Marceau Chartres Eure-et-Loir (France).jpg
La colonne Marceau en 2005, pendant Chartres en lumières.
Présentation
Type
Construction
Propriétaire
Ville de Chartres (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Localisation
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Coordonnées

La colonne Marceau est un monument rendant hommage au général français François Séverin Marceau (1769-1796) situé place Marceau à Chartres, ville natale du général, dans le département français d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 1er vendémiaire an X (), cinq ans après sa mort, une colonne en forme d'obélisque est inaugurée sur la place du Marché-Neuf, qui est rebaptisée de son nom, ainsi que la rue du Chapelet la rejoignant, Marceau y étant né au no 20.

Le monument est l’œuvre de Laurent Morin, architecte, et Charpentier[Note 1], sculpteur ornemaniste.

Contrairement aux nombreux projets d'architecture révolutionnaire non réalisés faute d'argent, cet édifice est le « premier monument à la mémoire d'un grand homme érigé dans l'espace public et conservé dans la région Centre-Val de Loire »[1]. Les pierres utilisées pour sa construction sont celles de l'église Saint-Saturnin, située précédemment sur cette place et détruite en 1793[2].

En 1840,la municipalité envisage de détruire la colonne pour la remplacer par une statue du général Marceau. Face au mécontentement de la population, la statue est finalement inaugurée place des Épars en 1851[3].

En 2015, à l'occasion de la réfection de la place, la colonne est privée de son socle en pierre de Berchères, jugé « surdimensionné », et déplacée de 8 m vers le sud, libérant ainsi de la place aux terrasses de cafés[3].

La colonne et son piédestal sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 23 mars 2017[1].

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Description[modifier | modifier le code]

La colonne est coiffée d'une urne funéraire et composée de pierres de Saint-Leu[4].

Dans sa partie inférieure et sur chacune de ses quatre faces, ont été sculptés par Charpentier des motifs décoratifs symbolisant la guerre, le commerce, les arts et les sciences[5]

Le piédestal de cette colonne présente quatre cartouches relatant les dates de son parcours dans les armées révolutionnaires françaises, ainsi que les circonstances de sa mort et de ses funérailles :

  • À l'est :
« Il naquit à Chartres le Ier mars 1769 - Soldat à seize ans - Général à vingt-quatre - Il mourut à vingt-sept »
  • Au sud :
« Armée de l'Ouest VIII frimaire an II X nivose an II - Armée des Ardennes XXV germinal an II - Armée de Sambre-et-Meuse XV messidor an II » ;
  • Au nord :
« Blessé mortellement à Hoetsbach il expira à Altenkirchen le IVe jour complémentaire an IV. Les généraux autrichiens renvoyèrent son corps à l'armée française et lui rendirent les honneurs funèbres dans leur camp » ;
  • À l'ouest :
« A Marceau la ville de Chartres par les soins de J.F. Delaistre préfet d'Eure-et-Loir V. Chevard maire le Ier vendémiaire an X IIe année du consulat de Bonaparte » ;

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Ressource relative à l'architectureVoir et modifier les données sur Wikidata :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son prénom ne semble pas connu.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Monument à Marceau dit « Colonne Marceau » », notice no PA28000044, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Roger Guillois, « Connaissez-vous l'histoire des places du Cygne et Marceau à Chartres ? », sur https://www.lechorepublicain.fr,
  3. a et b « Pierre par pierre, la colonne Marceau de Chartres sera démontée et déplacée », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  4. « Monument au général Marceau, dit Colonne Marceau », notice no IM28000717, base Palissy, ministère français de la Culture.
  5. Statues dans la ville - Un musée à ciel ouvert en Centre-Val de Loire (Cahiers du patrimoine - Inventaire général du patrimoine culturel), Lyon, Éditions Lieux Dits, , 176 p. (ISBN 978-2-36219-106-0), p. 22-23.