Colonisation des lunes de Jupiter

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Les satellites de Jupiter, ou plus précisément satellites naturels de la planète Jupiter sont des candidats potentiels pour la colonisation de l'espace. En date du 30 janvier 2012, on a confirmé 67 lunes connues de Jupiter[1]; c'est le plus grand nombre de satellites ouverts de toutes les planètes du système solaire. En outre, Jupiter possède un système d'anneaux. Trois lunes de Jupiter, Europe, Ganymède et Callisto, sont les principaux candidats à la colonisation du système solaire, avec Mars, Vénus, la Lune, Mercure et la ceinture d'astéroïdes dans laquelle se situe Cérès, Pallas, Junon, Vesta, Astrée, Hébéetc.

Satellites de Jupiter[modifier | modifier le code]

Radioactivité à la surface des lunes galiléennes[2]
Lune rem/jour Dose maximale annuelle
(50 mSv) reçue en
Probabilité de décès de 50%
dans les 30 jours au bout de
Probabilité de décès de 100 %
dans les 7 jours au bout de
Io 3600 2 minutes 2 heures 6,67 heures
Europe 540 13 minutes 13 heures 44 heures
Ganymède 8 15 heures 37 jours
Callisto 0,01 1,37 ans
Terre 0,002 7 ans


Io[modifier | modifier le code]

Composition du satellite de Jupiter, appelé Io.

Io est une lune inhospitalière de Jupiter :

  • Radioactivité particulièrement élevée due à la magnétosphère de Jupiter (probabilité de décès de 100 % au bout de 6 heures d'exposition)
  • Atmosphère très peu dense (moins d'un milliardième de celle de la Terre) constituée principalement de dioxyde de soufre  
  • Température moyenne de -170 °C
  • Faible ensoleillement
  • Agitation sismique importante : la croûte de la planète se soulève de 100 mètres sous l'effet des forces de marée générées par Jupiter
  • Activité volcanique intense (la plus importante du système solaire)

Europe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Colonisation d'Europe.
Vue d'artiste d'un cryobot et d'un hydrobot dans l'hypothétique océan d'Europe.

Le Projet Artemis (Artemis Project) a conçu un plan pour coloniser Europe. Des scientifiques vivraient dans des igloos et foreraient la croûte glaciaire d'Europe, explorant son océan souterrain. Ce projet envisagerait également l'utilisation de trous d'air pour l'habitat humain. Cette base de surface sur Europe utiliserait également des structures gonflables. L'exploration d'Europe et de son océan souterrain serait effectuée par des sous-marins.

Un problème important est le haut niveau de radiation de la ceinture de radiation de Jupiter, qui est approximativement 10 fois plus élevé que la ceinture terrestre de radiations de Van Allen. Un être humain ne survivrait pas longtemps sur ou à proximité de la surface d'Europe sans une très grande protection anti-radiations.

Ganymède[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ganymède (lune)#Exploration.

Dans un futur éloigné, la lune Ganymède pourrait recevoir l'installation d'une base, étant donné qu'elle est la plus grande lune du Système solaire. Ganymède est également la seule lune possédant une magnétosphère.

Callisto[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Colonisation de Callisto.
Vue d'artiste d'une base sur Callisto, dessinée par la NASA.

La NASA a effectué une étude nommée HOPE (Revolutionary Concepts for Human Outer Planet Exploration, Concepts Révolutionnaires pour l'Exploration Humaine de Planètes Externes) concernant l'exploration future du Système solaire. La cible choisie était Callisto. De là, il serait possible de construire une base en surface qui produirait du carburant pour explorer le système solaire.

Astéroïdes troyens[modifier | modifier le code]

En 2006 l'observatoire des télescopes Keck a annoncé que l'astéroïde troyen (617) Patrocle et probablement un grand nombre d'autres objets troyens dans l'orbite de Jupiter, sont probablement composés d'eau glacée, avec une couche de poussière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sheppard, Scott S., « The Giant Planet Satellite and Moon Page » [archive du ], Departament of Terrestrial Magnetism at Carniege Institution for science (consulté le 11 septembre 2012)
  2. Frederick A. Ringwald, « SPS 1020 (Introduction to Space Sciences) », California State University, Fresno, (consulté le 16 avril 2017)