Une affiche de L’En-dehors pour les milieux libres.
Une communauté libertaire ou colonie libertaire ou milieux libres ou colonie communiste est une communauté intentionnelle d'inspiration libertaire plus ou moins durable[1], plus ou moins organisée, centrée autour de l'autogestion, de la maîtrise du travail social, de l'épanouissement personnel, de valeurs morales.
L'objectif en est, principalement, d'expérimenter, dans des groupes plus ou moins vastes, des rapports sociaux antiautoritaires dégagés des contraintes de l'État voire du capitalisme, notamment en matière de liberté sexuelle.
Des personnalités comme Pierre Kropotkine mettent en garde contre ces « îlots libertaires » voués, selon eux, à l’échec, car, dans la société actuelle, « tout s’enchaîne » et « il est impossible à toute tentative, si isolée soit-elle, de se soustraire complètement à sa funeste action » (La Révolte, 4 mars 1893)[2].
En 2019, le sociologue Michel Lallement classe les nouvelles communautés intentionnelles des années 1960 « en trois catégories : libertaire, identitaire (sous la férule d’un leader charismatique) et sociétaire (apparentées à des petites sociétés). Elles s’imprègnent des valeurs pacifistes, du culte de la nature, des idéaux socialiste et anarchiste. Ces contre-cultures assimilent plus vite qu’ailleurs les revendications issues de mouvements féministes, antiracistes, environnementaux, ou encore de défense de la cause animale. Les communautés décrites expérimentent les principes d’égalité et de liberté concrètement, au jour le jour. »[4]
Selon l'historien Ronald Creagh, il y aurait eu deux phases dans le développement des communautés libertaires, l’une avant 1860, l’autre après 1960. Entre les deux : des « coopératives socialistes » et des bases de repli que créent les immigrants, les mutuellistes, les anarchistes persécutés.
Après les événements de Mai 68, une nouvelle vague de communautés verra le jour. Elles sont caractérisées par un rejet de la société de consommation, des modes de vie basés sur des pratiques d'autogestion. Elles se vivent comme une alternative libertaire à la société globale[7].
Ces colonies peuvent abriter des cafés alternatifs, des jardins communautaires, des magasins gratuits, des volxküchen, des bibliothèques, des expositions, des concerts, des cinémas libres, des réunions de militants ou d'autres activités culturelles ou sociales qui ont comme point commun d'être à but non lucratif, fonctionnant souvent sur donations et de se penser comme tiers-lieu. Certaines communautés se veulent de véritables laboratoires de l'utopie, d'autres sont des refuges en période de répression ou de crise sociale. Elles sont présentes dans différents pays du continent européen, parfois dans des squats, parfois dans des établissements loués légalement.
« Beaucoup de centres sociaux sont des bâtiments abandonnés — hangars, usines, complexes militaires, écoles — qui ont été occupés par des squatteurs et sont devenus des centres politiques et culturels, en se libérant du marché et du contrôle de l'état »
La communauté a souvent pour but de fonctionner selon des principes de prise de décision par consensus, sans hiérarchie. Des réunions plénières s'y tiennent régulièrement pour organiser la vie dans la communauté. Elle incorpore parfois des idées à tendance anarchoféministe voire queer, antispécistes et/ou antifascistes, et se considère souvent comme safe space contre les différentes discriminations. En Allemagne, les volxküchen sont majoritairement végétalienne et il n'est pas rare dans les milieux libertaires d'avoir des activités réservées aux femmes, aux femmes lesbiennes ou queers et aux transgenres.
Métropole socialiste d’Occident ou Topolobampo-Pacific City[9],[10], à Topolobampo (Sinaloa, Mexique) (1881, ou 1886-1895), avec Albert Kimsey Owen (1848-1916 env.)
Colonie, à Buenos Aires (Argentine), (1884-1885), avec le BelgeGérard Germbo
Communauté anarchiste, (Brésil), (1880 ?), avec le Belge Jules Moineau
la Comunità di Ceramisti, (Sao Paulo, Brésil)
Colônia Cecília (Parana, Brésil) (1890-1894), fondée par des anarchistes italiens (Rossi, issu de la coopérative Citadella en Italie), commencée avec 40 membres sur 300 hectares, mais fermée par le gouvernement brésilien
Cosmos de Guararema (province de São Paulo, entre Mojidas Cruzes et Jacarei)
commune libertaire insulaire, au Paraguay, avec Jorge Guillermo Borges (1874-1938) et Macedonio Fernandez (1874-1952)
Cosmos, à Guaramera (province de São Paulo, entre Mojidas Cruzes et Jacarei, Brésil) (1888-1937c), communauté anarchiste créée, baie de Babitonga, près des sites des anciens phalanstères d’Oliveira et du Sahy, avec Arturo Campagnoli (?-1944)
colonie agro-industrielle, en Argentine (1902-), du Grupo Colonizator Tierra y Libertad de Buenos Aires et de Rosario
diverses colonies libertaires en Argentine, dont Mauricio (province de Buenos Aires), Narcisse Leven (pampa), Moises-Ville à Entre-Rios et Charata (Chaco)
environ 25 tentatives (Chili, 1903-1908)
Colonia comunista, Cerro San Cristóbal (Santiago (Calle Pío Nono)), Chili, 1903)
Colonia tolstoyana - Colonie tolstoïenne, (Chili, 1905)
Colonia d’Erebango (État de Rio Grande do Sul, Brésil, 1905?-1935?)
Colonia libertaria (La Frontera, Brésil, 1905-?)
Núcleo de Mauá (Serra de Mantiqueira, État de São Paulo, Brésil, 1908-)
La communauté socialiste des Temps modernes (the Socialist Community of Modern Time), anarchiste individualiste de (Josiah Warren et Stephen Pearl Andrews), (Long Island, New York, 1851-1854)1. Anarchisme individualiste
Le phalanstère La Réunion (Dallas, Texas, 1853-1875), fondé, avec l'appui de Jean-Baptiste Godin, par le fouriériste français Victor Considérant, grande ferme (1 000 puis 5 000 ha)
La communauté Réunion à Dallas, au Texas, en mai 1854
Fountain Grove (vers Santa Rosa, Californie) (1875-1934). Libertaire, liberté sexuelle.
Home Colony(en) (Washington) (1886-1919). Une cinquantaine de familles. Style individualiste anarchiste. Mais rayonnement à travers se publications : The Discontent, The demonstrator, The Agitator (1910-1912)(en), Jay Fox[14].
The Roycroft Movement (East Aurora, État de New-York) (1895). Créé par Elbert Hubbard. Coopérative plus que colonies libertaires (Roycroft Movement(en)).
La Libre initiative (Paterson, New-Jersey), fin XIXe siècle.
Golden Life (Minnesota) (1902 à 1903). Une poignée de communistes anarchistes.
Home (vers Burley) (1899-1940). Près de 200 membres vers 1910.
Colonie Ferrer de Stelton (Stelton, New Jersey) (1915). Anarchistes intellectuels. L’école Ferrer, très renommée, dure jusqu’en 1953. Elle s’inspire du Centre Ferrer (milieux libertaires du yiddishland) fondé à New York en 1911 (the Modern School of Stelton[15] et Ferrer School(en)).
Sunrise Co-operative farm community (Saginaw Valley, Michigan, 1933-1938). Lié au mouvement yiddish, et notamment à la Freie Arbeiter Stimme. Intègre des anarchistes juifs, italiens, espagnols et quelques autochtones.
1909-1912. Le groupe communautaire Tat fut fondé le . Il réunit une dizaine de jeunes étudiants, comme Franz Jung, Georg Schrimpf, auxquels s'était joint un nombre à peu près égal de jeunes ouvriers dont le futur peintre Oskar Maria Graf à l'époque garçon boulanger[17].
1905-1908. La colonie communiste libertaireL’Expérience à Stockel, puis Boitsfort (Bruxelles) est fondée par Émile Chapelier (beau-frère de Joseph Jacquemotte) et sa compagne Marie David[20]. Elle compte de cinq à quinze personnes. Se voulant une alternative à la propagande par le fait par la « propagande par l’exemple ». Victor Serge, Jean De Boë et le militant espérantiste Eugène Gaspard Marin, y ont notamment séjourné[21],[22]. La colonie est la section bruxelloise du Groupement Communiste Libertaire fondé le en vue de structurer le mouvement afin de mener une action commune et une propagande soutenue. Vitrine de l'anarchisme, la colonie est ouverte le dimanche aux visiteurs, des conférences et des pièces de théâtre y sont données. La communauté édite de nombreuses brochures dans sa collection Bibliothèque de la Colonie communiste libertaire l’Expérience dont Ayons peu d’enfants ! Pourquoi ? Comment ? (Émile Chapelier), rééditée à 60 000 exemplaires en 1909. Le , elle publie le premier numéro de l'hebdomadaire L'Émancipateur. Ses thèmes de prédilection : l'égalité homme/femme, l’amour libre, la contraception, le néomalthusianisme, l'espéranto[23].
En 1902, est constituée une Société pour la création et le développement d'un milieu libre en France animée notamment par Élisée Reclus, Jehan Rictus, Lucien Descaves, Maurice Donnay, Henri Zisly, Émile Armand, Paraf-Javal, Georges Butaud ou Georges Deherme[29] Le but unique de l'association, selon la feuille-programme est de « Tenter une expérience de communisme libre »[30]. Des conférences sont organisées, des encarts publiés dans la presse libertaire afin de promouvoir la création concrète d'un milieu libre. Grâce à cet activisme, ils sont environ 250 co-sociétaires à la fin de 1902, 400 en 1903[31].
1902-1908 : Colonie anarchiste ou Communauté parisienne autour d'Albert Libertad puis du journal L'Anarchie, liée à une communauté appelée La Nature pour tous, puis Société de Vacances Populaires - Le rayon de soleil à Châtelaillon-Plage en Charente Maritime. « C’est un lieu de production, un lieu de villégiature et une première forme de camping sur une « plage libertaire. » (Michel Antony).
1908-1911 : Phalanstère du Clos-des-Brunes (Haute-Vienne).
Maison de colon dans la Colonie agricole socialiste de Liéfra. 1908-1914 : colonie collectiviste libertaire dans la commune de Saint-Usage (Aube). Son fondateur est le socialiste-chrétienPaul Passy. Il lui donne le nom de LIÉFRA (LIberté, Égalité, FRAternité)[45].
1912-1914 : Projet de colonie de communisme pratique Le Libertaire à Épinay-sur-Orge (Essonne). Il est évoqué encore en 1914.
1913-1914 : Milieu libre de la Pie au 59 bis quai de la Pie[50] à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, actuel Val-de-Marne) sans doute aussi appelé Le Phalanstère de Saint-Maur. C’est la 5e tentative de Georges Butaud et Sophia Zaïkowska qui éditent La Vie anarchiste. « Pour le lancer, Butaud avait fondé la Société des Milieux libres de la banlieue de Paris. L’ensemble est assez vaste pour la périphérie parisienne : immeuble de 6 000 m2, chalets indépendants, terrain comprenant jardin, verger et bois… » (Michel Antony).
1913 : projets de Milieu Libre à Boulogne-Billancourt, à Saint-Ouen, de Colonie d’éducation et d’action communistes (Le nid) à Paris dans le XXe arrondissement, en lien avec la Société des Milieux libres de la banlieue de Paris.
1922 : Nouveau projet de Georges Butaud, sans doute une Communauté végétalienne (?), en Corse.
De 1922 à 1935 : L’Intégrale (Puch-d'Agenais, Lot-et-Garonne), animée par Victor Coissac. Qualifiée de « Colonie semi-libertaire » et de « communisme patriarcal ».
1923-1949 : Coopérative Terre Libérée (Le Pin, près de Luynes, Indre-et-Loire), sur près de 10 ha Elle est animée par Louis Rimbault, ancien de Bascon et de la Bande à Bonnot. Esprit végétalien, non-violence, le retour à la terre. Le journal Le Néo-Naturien le soutient mais pas Le Végétalien. « Cette vie respectueuse de la nature nous apparaît comme une anticipation forte d’une volonté écologiste conséquente. Ouverte sur l’extérieur, elle reçoit de très nombreux visiteurs : plus de 300 la première année, encore 200 en 1929. En 1926 la coopérative adhère à l’APA - Association Paysanne Anarchiste. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle abrite des réfugiés et est souvent en butte aux menaces des pétainistes et des FFI. Terre Libérée s’éteint la même année que la mort de son fondateur, en novembre 1949. » (Michel Antony).
Années 1920 : Communauté de la Kaverno di Zarathoustra (Tourrettes-sur-Loup, près de Grasse) de tendance anarcho-individualiste et nietzschéenne.
1927-1929 : Communauté de la Kaverno di Zarathoustra autour de Heinrich Goldberg (alias Filareto Kavernido) à Ajaccio en Corse[51].
1923 : Foyer végétalien de Paris créé par Georges Butaud et Foyer végétalien de Nice (1924). Ce ne sont pas de réels milieux libres.
Années 1920 ou 1930 : La Grande Famille (Chaumont, Haute-Loire) se veut un « village communiste » moderne.
1931-1953 : la Colonie de Bascon se transforme en Colonie végétarienne de vacances.
Années 1930 : Colonie de Liefra, liée à L’Intégrale. Elle prône le « collectivisme libertaire ».
Fin années 1940 : La Communauté (Pouligny, Yonne) d’Émile Bachelet, ancien de la bande à Bonnot. Communauté semi-autarcique, auto-productive (miel, légumes, électricité). Expérience relatée par Michel Ragon.
1939-1967 : Colonia de Aymare-Colonie d’Aymare (Gourdon (Lot). Créée par des libertaires espagnols exilés en France (prête-nom pour l’achat Jean Roumilhac). Grande ferme de 120 ha achetée en 1939 en partie grâce aux fonds du SIA (Solidarité Internationale Antifasciste) et de la CNT. Autogestion et autosuffisance (potager, élevage, cueillettes), une radio libertaire. Abandonnée par la CNT en 1967[52],[53].
Durant la Seconde Guerre mondiale : petite communauté en Ardèche autour de la famille Guibard.
1969. Création de la communauté libertaire du Gouah-Du, à la Chapelle-Neuve, près de Locminé, dans le Morbihan[54].
1970 : Communauté libertaire de Villeneuve-du-Bosc, près de Foix (Ariège) fondée entre autres par Marc Saracino, animée et analysée par Pierre Méric[55].
Années 1970 : Centre culturel et de villégiature anarchiste en Normandie, qui édite le journal ICO - Informations et Correspondances Ouvrières (vers 1972-1974) puis La Lanterne Noire (1974 à 1978).
1973. Communauté anarchiste du Moulin de Paris à Merlieux-et-Fouquerolles[57]. Depuis le milieu des années 1990, la communauté organise un Salon du livre libertaire et un forum social.
1974-. Les communautés de Jansiac (ou la nef des fous), dans les Alpes-de-Haute-Provence. Lieu affecté à l'expérimentation d'une société anarchiste par l'exploration de l'Utopie topique[58]. Décisions prises à l'unanimité exprimée, souhait d'autonomie économique à l'échelle du lieu.
L'influence de Tolstoï sera grande à la fin du XIXe siècle, notamment dans l’association Fellowship of the New Life réunissant artistes, anarchistes, et chrétiens non-violents (églises de la Fraternité, Brotherhood Trust).
Les deux principales expérimentations britanniques fin XIXe siècle (surtout influencées par Kropotkine et Robert Owen) sont :
Clousden Hill Free (Communist and Cooperative Colony) (vers Newcastle, Forest Hall, Nortumberland) (1895-1902). Communisme agraire autosuffisant, une trentaine de membres de diverses nationalités (anglais, danois, allemands, tchèques). Ce serait la véritable « première commune anarchiste britannique » (Mark Bevir).
Communauté (colony) de Norton Hall (Sheffield, Derbyshire) (1896-1900). Jardinage. Influence du poète écologiste Edward Carpenter.
Les communautés tolstoïennes britanniques sont nombreuses :
Croydon Brotherhood (Fraternité) : 1re expérience tolstoïenne lancée par le Fond de la Fraternité (Brotherhood Trust) (1894).
Purleigh colony (Essex) (1896). Maximum de 90 membres (agriculteurs et artisans). "Dès 1899, cette colonie permet à Kenworthy de publier son journal New Order qui devient le principal organe de l’utopisme tolstoïen dans les îles britanniques."
Essex : Arshingdon Colony (Essex) et Wickford colony (Essex).
Colonie tolstoïenne de Whiteway(en) (Costwold, Gloucestershire) (1898) : objectif de culture autarcique, mais qui vit également de l’apport des membres qui vont travailler dans les usines extérieures à la communauté. Existe encore en 1928.
Swadlicote (vers Burton-on-Trent). Mine de charbon autogérée, achetée grâce à Bruce Wallace et J. Theodore Harris.
Whiteway colony (1898. Existe toujours ?). Idéologie anarchiste, non-violente, végétarienne, unions libres.
Milieu libre de Starnthwaite, (1898).
Dans les années 1920-1930, le mouvement décline. Il ne restera que des micros communautés puis, dans les années 1950, des « camps internationaux ».
1887-1890. La colonie de Cittadella, coopérative agricole et colonie libertaire créée par Giovanni Rossi à Stagno Lombardo, en Italie. Elle fut établie sur les terres (100 hectares) d'un philanthrope, Giuseppe Mori. L'échec de la communauté est surtout dû au refus du collectivisme par les paysans. Parti avant la fin de l'expérience, Rossi émigre en Amérique du sud, où il établit la colonie de La Cecilia.
Comune agricola comunista libertaria « La Belle Verte » Casali di Poggio Nativo (Ri) Gruppo anarchico « Emma Goldman » Fai Rieti e Sabina
1917-1918. La Comuna da Luz(pt) (Commune des Lumières) est considérée comme la première communauté anarchiste créée au Portugal. Implantée à Valle de Santiago, dans le sud de l’Alentejo, elle est fondée par António Gonçalves Correia(pt) (1886-1967)[60]. La Commune réunit des cordonniers et leurs familles, soudés par un même esprit coopératif, partageant à parts égales le fruit de leur travail. Pour les enfants, une école est créée sur le modèle de l'Escuela moderna promue par Francisco Ferrer en Espagne[61].
« Nous vivons sans Dieu, sans patrie, sans maître, libres avec la sensation à chaque instant de vivre ce que nous souhaiterions avoir vécu. » - André Mounier, En communisme. La colonie libertaire d'Aiglemont, Aiglemont, impr. spéciale, 1906[62].
Michel Antony, Communes Libertaire et Anarchiste en France, in Essais utopiques libertaires de « petite » dimension, Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel, 2005, lire en ligne.
Didier Bigorne, La colonie libertaire d'Aiglemont ; un milieu libre et de propagande, Villages ouvriers, Utopie ou réalités ?, Actes du colloque international au Familistère de Guise (16-17 octobre 1993), L’archéologie industrielle en France, no 24-25, 1994, lire en ligne.
Malcolm Menziès, Mastatal. Une colonie anarchiste individualiste au Costa Rica, trad. Véra Osterman. Éditions Plein Chant, 2009.
Jan Willem Duyvendak, Le Poids du Politique. Nouveaux mouvements sociaux en France, Paris, L’Harmattan, 1994.
Michèle Riot Sarcey, Le réel de l’utopie, Essai sur le politique au XIXe siècle, Paris, Albin Michel, 1998.
Patrick Démerin, Communautés pour le socialisme. Pratique de la vie collective chez les étudiants de Berlin-ouest. Origines, développement, perspectives, Maspéro, Paris, 1975, 209p.
Jan Willem Duyvendak, Le Poids du Politique. Nouveaux mouvements sociaux en France, Paris, L’Harmattan, 1994, 329 p.
Bernard Lacroix, L’utopie communautaire, Paris, PUF, 1981, 222 p.
Jean Servier, Histoire de l’utopie, Gallimard, 1991.
Émile Chapelier, Une colonie communiste. Comment nous vivons et pourquoi nous luttons, préf. Emmanuel Tesch[63], Bibliothèque de la Colonie communiste libertaire L’Expérience, no 1, Imprimerie Fraigneux, Bruxelles, 1906[64].
Théophile Malicet, La colonie libertaire d'Aiglemont, La Revue de l'économie sociale, volume 3, janvier-mars 1985, pp. 45–50.
Pierre Méric, Raimundo Dinello, Théorie et pratique de la vie en communauté, Bélibaste, 1972.
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Collectif, Communautés, naturiens, végétariens, végétaliens et crudivégétaliens dans le mouvement anarchiste français, Brignoles, Invariance, 1994, sommaire.
Jean-Pierre Bonnel, Paul Gérard, Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan, préface Ronald Creagh, Trabucaïre, 2016.
Isabelle Fremeaux, John Jordan, Les sentiers de l'utopie, La Découverte, 2017, (ISBN9782707152183).
Jacques Gillen, Les activités en Belgique d’un anthropologue anarchiste : Eugène Gaspard Marin (1883-1969), Mémoire présenté sous la direction de Madame Anne Morelli en vue de l’obtention du titre de licencié en histoire contemporaine, Université libre de Bruxelles, Faculté de Philosophie et lettres, Année académique 1996-1997, lire en ligne.
Christian Dupuy, Saint-Junien - Un bastion anarchiste en Haute-Vienne 1893-1923, Étude, Presses Universitaires Limoges, 227 pages, lire en ligne.
Georges Ueberschlag, Françoise Muller, Éducation populaire : objectif d'hier et d'aujourd'hui, Presses universitaires de Lille, 1987, 300 p., lire en ligne.
Justine Renaudon, La ferme du moulin de Larchat. Monographie d'un lieu de vie alternatif : une expérience libertaire de recherche d'autonomie, de solidarité et d'équité, Thèse sous la direction de Grégory Derville, Université du droit et de la santé, Université Lille II, 2010, notice.
Renaud Violet, Régénération humaine et éducation libertaire. L’influence du néo-malthusianisme français sur les expériences pédagogiques libertaires avant 1914., mémoire de Maîtrise en Histoire Contemporaine, Université Strasbourg II, octobre 2002.
Edward Sarboni, Des Communautés libertaires de 1968 à 1978 dans le Sud-Ouest, mémoire de maîtrise, dir. Antoine Prost, Danielle Tartakowsky, Paris, Université Paris 1, 1993. 2 vol. 258 p., notice Centre d'histoire du travail.
Michel Lallement, Un désir d'égalité. Vivre et travailler dans des communautés utopiques, Paris, Seuil, coll. « La couleur des idées », 2019, 544 p., (ISBN978-2-02-142974-9).
↑Milieux libres, La Grande Encyclopédie, Paris, Éditions Larousse, 1973, page 694.
↑Ronald Creagh, Laboratoires de l’utopie. Les communautés libertaires aux États-Unis, Paris, Payot, 1983.
↑Catherine Ruchon, « Michel Lallement, Un désir d’égalité. Vivre et travailler dans des communautés utopiques », Lectures, ENS, Lyon, (lire en ligne, consulté le ) :
« Selon l’historien Ronald Creagh, c’est en 1966 qu’apparait le concept des communautés intentionnelles et que de jeunes adultes font le choix d’un mode de vie alternatif. Elles prennent la suite des communautés religieuses ayant existé aux États-Unis du XVIIe au XIXe siècle, et des premières utopies concrètes influencées par Robert Owen et Charles Fourier. Michel Lallement les classe en trois catégories : libertaire, identitaire (sous la férule d’un leader charismatique) et sociétaire (apparentées à des petites sociétés). Elles s’imprègnent des valeurs pacifistes, du culte de la nature, des idéaux socialiste et anarchiste. Ces contre-cultures assimilent plus vite qu’ailleurs les revendications issues de mouvements féministes, antiracistes, environnementaux, ou encore de défense de la cause animale. Les communautés décrites expérimentent les principes d’égalité et de liberté concrètement, au jour le jour. »
↑« Certains pirates ont été présentés comme des Robin des bois, ou des esprits indépendants épris de liberté – c’est tout le mythe autour de Libertalia, la colonie libertaire censée avoir été bâtie par des pirates à Madagascar », Laure Cailloce, Mais qui sont vraiment les pirates ?, Journal CNRS, 15 décembre 2016, lire en ligne.
↑Ce sera Libertalia, communauté libertaire composée d'une multitude de nationalités (on y invente une langue commune), dont le drapeau porte la devise « Générosité, Reconnaissance, Justice, Fidélité », Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Petit Futé, Madagascar, 2008.
↑Edward Sarboni, Des Communautés libertaires de 1968 à 1978 dans le Sud-Ouest, mémoire de maîtrise, dir. Antoine Prost, Danielle Tartakowsky, Paris, Université Paris 1, 1993. 2 vol. 258 p.
↑Anatole Lucet, En communauté - Neue Gemeinschaft, Une communauté bohème dans l'Allemagne de 1900, Brasero, Revue de contre-histoire, n°4, Parution annuelle, 192 pages, 2024, (ISBN9782373091625).
↑Jacques Gillen, Chapitre 1 : Eugène Gaspard Marin et l’anarchisme en Belgique, in Les activités en Belgique d’un anthropologue anarchiste : Eugène Gaspard Marin (1883-1969), Mémoire de Licence en Histoire contemporaine, sous la direction de Anne Morelli, Université libre de Bruxelles, 1996-1997, texte intégral.
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↑Christian Dupuy, Saint-Junien - Un bastion anarchiste en Haute-Vienne 1893-1923, Étude, Presses universitaires Limoges, lire en ligne.
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↑Diana Cooper-Richet, Jacqueline Pluet-Despatin, L'exercice du bonheur, ou, Comment Victor Coissac cultiva l'utopie entre les deux guerres, dans sa communauté de l'Intégrale, Éditions Champ Vallon, 1985, pp.40-41.
↑Renan Larue, Valéry Giroux, Le véganisme, Que sais-je ? no 4068, Presses universitaires de France, 2017, page 28.
↑Arnaud Baubérot, Aux sources de l'écologisme anarchiste : Louis Rimbault et les communautés végétaliennes en France dans la première moitié du XXe siècle, Le Mouvement Social, 2014/1 (no 246), pp. 63-74, DOI10.3917/lms.246.0063, [lire en ligne].
↑Olivier Hiard, Aymare 1939-1967: Une collectivité anarchosyndicaliste espagnole dans le Lot, Les Éditions Libertaires, 2014, (ISBN9782919568444), notice éditeur.
↑Pierre Méric, Raimundo Dinello, Théorie et pratique de la vie en communauté, Bélibaste, 1972 et Pierre Méric, La Commune Libre, Les Grands Chemins, janvier 2010, lire en ligne.
↑Françoise Berthon, Patrice Berthon, L'imaginaire du sauvage aujourd'hui - La chasse traditionnelle dans un village du Haut-Aragon, Essai, L'harmattan, 2011 lire en ligne.
↑Danièle Akrich, Sylvie Di Costanzo, Merlieux, de la communauté au municipalisme libertaire, Increvables anarchistes, lire en ligne.
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