Cologne (Gers)

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Cologne
Cologne (Gers)
Halle de Cologne.
Blason de Cologne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Intercommunalité Communauté de communes Bastides de Lomagne
Maire
Mandat
Cyril Romero
2020-2026
Code postal 32430
Code commune 32106
Démographie
Gentilé Colognais
Population
municipale
927 hab. (2019 en augmentation de 2,89 % par rapport à 2013)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 23″ nord, 0° 58′ 43″ est
Altitude 199 m
Min. 134 m
Max. 214 m
Superficie 6,52 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gimone-Arrats
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Cologne
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Cologne
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Cologne
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Cologne
Liens
Site web http://www.mairie-cologne.com/

Cologne (Colonha en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans la Lomagne, une ancienne circonscription de la province de Gascogne ayant titre de vicomté, surnommée « Toscane française ».

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Sarrampion et par un autre cours d'eau.

Cologne est une commune rurale qui compte 927 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Colognais ou Colognaises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : la halle, inscrite en 1944, et le presbytère (syndicat d'initiative), inscrit en 1944.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est implantée en Rivière-Verdun à la limite du Fezensaguet et du Gimois. Elle marie avec élégance la pierre et la brique.

Le village est situé sur la D 654 entre Mauvezin et l'Isle-Jourdain.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cologne est limitrophe de six autres communes.

Carte de la commune de Cologne et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Cologne[1]
Sainte-Anne
Saint-Georges Cologne Ardizas
Sirac Saint-Cricq Encausse

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 652 hectares ; son altitude varie de 134 à 214 mètres[2].

Cologne se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec la route départementale D 654 ancienne route nationale 654.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[4]. Elle est drainée par le Sarrampion et le ruisseau de Piquètis, qui constituent un réseau hydrographique de 2 km de longueur totale[5],[Carte 1].

Le Sarrampion, d'une longueur totale de 25,4 km, prend sa source dans la commune de Monferran-Savès et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Gimone à Maubec, après avoir traversé 14 communes[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Cologne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[7]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[8].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[7]

  • Moyenne annuelle de température : 13,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 698 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[10] complétée par des études régionales[11] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ste-Anne », sur la commune de Sainte-Anne, mise en service en 1995[12] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[13],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,5 °C et la hauteur de précipitations de 653,6 mm pour la période 1981-2010[14]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Auch », sur la commune d'Auch, mise en service en 1985 et à 33 km[15], la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour 1981-2010[16] à 13,5 °C pour 1991-2020[17].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[18],[19],[20].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cologne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[21],[I 1],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,9 %), zones agricoles hétérogènes (14 %), zones urbanisées (5,2 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'instar de nombreuses autres villes neuves fondées à la même époque (« bastides »), Cologne emprunte son nom à une ville prestigieuse, Cologne en Allemagne, comme gage du succès de son développement[24]. L’hypothèse selon laquelle la ville aurait été une colonie romaine nommée Colonia alba ne repose sur aucune base sérieuse. Elle est mentionnée dans une vie de saint Clair d’Aquitaine, qui y aurait fait une halte dans son périple entre Albi et Lactora (Lectoure).

Histoire[modifier | modifier le code]

La cité actuelle est une bastide fondée en 1284 par le sénéchal Eustache de Beaumarchais qui représentait le roi de France et le comte de Toulouse. Il l'a fondé en paréage avec le seigneur local Otton, vicomte de Terride, sur la paroisse Notre-Dame-de-Sabolène. Aussitôt, le pal est dressé et les coutumes promulguées deux ans plus tard.
Le plan de la bastide est caractéristique des bastides royales de plaine. La ville s'étire le long de deux axes perpendiculaires. On retrouve ce plan pour d'autres bastides fondées par le sénéchal Eustache de Beaumarchais : Mirande ou Pavie. Dans un rectangle à pans coupés s'inscrivent neuf îlots de forme carrée ou rectangulaire, la place occupant le centre[25]. Le maire de Cologne en 1767 est Jean guillaume Cavaré, le juge, Me Bertrand Depié.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[26],[27].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes des bastides de Lomagne et du canton de Gimone-Arrats (avant le redécoupage départemental de 2014, Cologne était le chef lieu de l'ex-canton de Cologne) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes de Terride-Arcadèche.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[28]
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1796 Pierre Griffolet    
1796 1798 Séberin Ducos    
1798 1800 Michel Marie Samazan    
1800 1800 Pierre Castin    
1800 1826 Antoine Damade    
1826 1834 Etienne Elisabeth Puyminet    
1834 1838 Antoine Damade    
1838 1839 Jean François Darolles    
1839 1840 Euzèbe Daries    
1840 1846 Benoit Marceillac    
1846 1870 Osmin Guihaméde    
1870 1870 Arthur Bastard (de)    
1870 1905 Auguste Delibes    
1905 1919 Auguste Daries    
1919 1920 Frédéric Catalan    
1920 1927 François Baubeste    
1927 1929 Jules Chabanon    
1929 1931 Camille Catalan    
1931 1935 Joseph Boué    
1935 1941 Camille Catalan    
1941 1944 Paul Martres (de)    
1944 1945 Camille Catalan    
1945 1953 Frédéric Laïrle    
1953 1971 Charles Moulié    
mars 1971 septembre 2011 Max Laborie[29] UDF Conseiller général (1973-2004). Décès en cours de mandat (septembre 2011)
octobre 2011 2014 Guy Durtaud    
mars 2014 2020 André Touge DVG Retraité
2020 En cours Cyril Roméro PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].

En 2019, la commune comptait 927 habitants[Note 6], en augmentation de 2,89 % par rapport à 2013 (Gers : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
848845897855939892938936915
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
878859754679659673636620611
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
534551504501502504480466456
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
407510515519510693738832917
2019 - - - - - - - -
927--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[34] 1975[34] 1982[34] 1990[34] 1999[34] 2006[35] 2009[36] 2013[37]
Rang de la commune dans le département 60 61 57 56 54 40 37 36
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cologne fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune de Cologne par une école primaires : Classes maternelles et élémentaires[38].

Santé[modifier | modifier le code]

Maison de retraite type EHPAD[39].

Service public[modifier | modifier le code]

Cologne possède un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, une poste, un office de tourisme.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Danse, musique, chorale, salle polyvalente, foyer rural, comité des fêtes,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, pétanque, randonnée pédestre[40], badminton, gymnastique, football, tennis, yoga, pêche[41],

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 332 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 739 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 640 [I 4] (20 820  dans le département[I 5]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 6] 7 % 8,3 % 10,4 %
Département[I 7] 6,1 % 7,5 % 8,2 %
France entière[I 8] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 527 personnes, parmi lesquelles on compte 77,2 % d'actifs (66,9 % ayant un emploi et 10,4 % de chômeurs) et 22,8 % d'inactifs[Note 8],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département, alors qu'il était inférieur à celui de la France en 2008.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 9]. Elle compte 358 emplois en 2018, contre 340 en 2013 et 336 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 356, soit un indicateur de concentration d'emploi de 100,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 54,1 %[I 10].

Sur ces 356 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 92 travaillent dans la commune, soit 26 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 81,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,1 % les transports en commun, 10,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

82 établissements[Note 9] sont implantés à Cologne au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 13].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 82
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
10 12,2 % (12,3 %)
Construction 10 12,2 % (14,6 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
24 29,3 % (27,7 %)
Activités financières et d'assurance 1 1,2 % (3,5 %)
Activités immobilières 4 4,9 % (5,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
11 13,4 % (14,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
16 19,5 % (12,3 %)
Autres activités de services 6 7,3 % (8,3 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 29,3 % du nombre total d'établissements de la commune (24 sur les 82 entreprises implantées à Cologne), contre 27,7 % au niveau départemental[I 14].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[42] :

  • Penser Maitriser Technicite Logistique - PMTL, mécanique industrielle (6 024 k€)
  • Alliance, hébergement médicalisé pour personnes âgées (3 961 k€)
  • Presse De Gascogne, commerce de gros (commerce interentreprises) de produits laitiers, œufs, huiles et matières grasses comestibles (2 971 k€)
  • Ailes, activités des sièges sociaux (429 k€)
  • Societe Immobiliere De Pominet, administration d'immeubles et autres biens immobiliers (9 k€)

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé…) a une place importante et l'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés[43].

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 14 10 11 8
SAU[Note 11] (ha) 513 486 719 707

La commune est dans les « Coteaux du Gers », une petite région agricole occupant l'est du département du Gers[44]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est la culture de céréales et/ou d'oléoprotéagineuses[Carte 4]. Huit exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 13] (14 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 707 ha[46],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ce village présente la particularité d'être situé à l'intersection de la Gascogne gersoise et de la Gascogne toulousaine, et donc de présenter des caractéristiques architecturales appartenant à ces deux catégories.

La halle de marché.
La mesure à grains du XVe.

La halle

Comme les autres bastides, nombreuses dans le Gers, Cologne se distingue par sa halle médiévale située sur la place, elle-même particulièrement vaste. Elle date du XIVe siècle. Bâtie sur des piliers de pierre aux angles et de bois ailleurs, elle était le lieu d'accueil des foires et des marchés hebdomadaires. La halle entoure un bâtiment à colombage qui est surmonté d'un petit beffroi avec une couverture en poivrière. Ce beffroi abrite une cloche ancienne datée de 1607. Exemple très rare, des mesures à grain du XVe siècle taillées dans la pierre sont installées sous la halle. La halle est l'édifice le plus important de Cologne avec l'église.

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption

L'église est, comme dans de nombreuses autres fondations du sénéchal Eustache de Beaumarchais, séparée de la place par un îlot d'habitation. L'église a été profondément remaniée. Toutefois, elle conserve quelques vestiges du XIVe siècle, notamment une partie de la façade ouest et nord et le petit portail latéral nord. L'édifice est surtout intéressant par son décor intérieur, par son mobilier et par son trésor : bel autel de style Louis XVI, grande pietà de bois doré du XVIIe siècle, croix de procession du XVIe siècle. La salle du trésor rassemble de très beaux objets liturgiques des XVIIe et XVIIIe siècles. L'église est répertoriée dans la base Mérimée[47].

La place

La place est l'une des plus belles du Gers avec son ensemble de couverts magnifiquement restaurés. La place des bastides était, en effet, le plus souvent bordée par des galeries couvertes appelées cornières, ambans ou couverts. Ces lieux de passage, à l'abri du soleil et de la pluie offraient aux commerçants et aux artisans des avancées pour leur échoppes. La place doit être vaste comme à Cologne, car c'est un espace essentiel de convivialité. C'est aux côtés nord et sud que l'on trouve les plus anciens couverts. Ils sont à colombage et brique en fougère ou enduits, sur piliers de bois. Le mélange des matériaux utilisés pour la construction des bâtiments : bois, brique et calcaire, donne à cette place une âme bien particulière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au 1er de sinople grillagé en filet d'or, au 2e de gueules à onze besants d'or rangés en trois pals de 5, 4 et 2 pièces ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or soutenues (d'une divise de gueules chargée) d'une épée d'argent, garnie d'or et posée en fasce.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol. I : Arrondissement d'Auch, Auch, Société archéologique et historique du Gers, , 460 p. (ISBN 2-9505900-7-1, BNF 39151085)
  • Edmond Cabié, Privilèges de Cologne au XIVe siècle, Imprimerie de G. Foix, Auch, 1899 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[9].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  7. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  9. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  10. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  11. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[45].
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Cologne » sur Géoportail (consulté le 11 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Cologne » (consulté le ).
  5. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Gers » (consulté le ).
  6. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Cologne » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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