Collonges-au-Mont-d'Or

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Collonges-au-Mont-d'Or
Église Saint-Nizier
Église Saint-Nizier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Limonest
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Claude Reynard
2014 - 2020
Code postal 69660
Code commune 69063
Démographie
Gentilé Collongeards[1]
Population
municipale
3 802 hab. (2011)
Densité 1 006 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 29″ N 4° 50′ 27″ E / 45.8247222222, 4.84083333333 ()45° 49′ 29″ Nord 4° 50′ 27″ Est / 45.8247222222, 4.84083333333 ()  
Altitude Min. 165 m – Max. 360 m
Superficie 3,78 km2
Localisation

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Collonges-au-Mont-d'Or
Liens
Site web [1]

Collonges-au-Mont-d'Or est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lovée dans une boucle de la Saône, la commune s'étage sur le flanc oriental du mont Cindre, dessinant une conque qui s'adoucit en plateau puis s'étale dans la plaine de Varennes dont le coude s'accompagne d'un croissant vert, l'île Roy.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

et sur la rive gauche de la Saône :

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée à l'est par la Saône.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière[modifier | modifier le code]

La commune est desservie dans sa partie basse par la départementale 51, qui longe la Saône, et dans sa partie haute par la départementale 89, qui relie Saint-Cyr à Saint-Romain. La départementale 51 comprend des bandes cyclables dans les deux sens sur toute sa longueur dans la traversée de la commune.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Collonges-Fontaines vue du nord, avec un TER à l'arrêt

La commune abrite la gare de Collonges-Fontaines permettant d'assurer une desserte de type banlieue aux horaires cadencés depuis le 9 décembre 2007, et qui relie la commune à Vienne, via la gare de Lyon-Perrache et Mâcon, via Villefranche-sur-Saône, toutes les heures et à la demi-heure en période de pointe, et les gares de Lyon-Part-Dieu et la ville de Roanne.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est sur le trajet de la ligne de bus 43 des TCL (Gare de Vaise à Genay Proulieu), qui emprunte la départementale 51 le long de la Saône. La ligne 31 (Perrache-Cité Edouard-Herriot) s'arrête à la limite de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la paroisse de Collonges fait son apparition sous la forme de Colonias en 1004[CAG 69 1], de Colungiis en 1176, de Colungias en 1201, pour arriver aux altas et bassas Colungias, « hautes et basses Colonges », puis à la forme plus récente de Colonge et enfin Collonges.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine et Bas Empire[modifier | modifier le code]

Depuis le Tourvéon, longeant le chemin de Poizat jusqu'à la rue Gayet, l'aqueduc traverse la commune de part en part. On a trouvé, sous la fontaine d'Epeluis à Chavannes, un buste d'officier romain et à la Chaux, un bronze de Tibère ainsi qu'une plaque mortuaire. Le tracé orthogonal des principaux chemins semble lui-même conserver la trace de cette colonisation romaine qui a imprimé sur le territoire gaulois sa géométrie. Au Bas Empire, les grands propriétaires, souvent des vétérans, font cultiver leur terre par des paysans libres ou « colons ».

Renaissance carolingienne[modifier | modifier le code]

Lorsque sont créés les chapitres des chanoines, un inventaire dressé par l'archevêque Leidrade énumère encore ces colonges qui deviendront les tenures féodales, parcelles soumises à redevance. Ce même Leidrade est à l'origine de la restauration de la puissante abbaye bénédictine de l'Île Barbe, dont dépendra juridiquement une grande partie de Collonges.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La mise en valeur du terroir doit beaucoup aux moines qui poursuivent les défrichements gallo-romains et plantent ces champêtres haies d'aubépine, peu à peu remplacées par les murs des clos bourgeois. Parmi les familles qui jouent un rôle important à cette époque, citons les Mont-d'Or[note 1], les Collonges[note 2], les Tourvéon et les Chavannes[note 3].

En 1183, le pape Lucius III confirme l'abbé Guichard dans sa possession de l'église Saint-Nizier tandis que les villageois de Saint-Cyr sèment le trouble chez les Collongeards, lorsqu'ils célèbrent la fête de leur patron Saint Clair, associé aux vertus de l'eau. En 1388, la livre de la taille payée par les bourgeois, appelée ici le vaillant, enregistre une dizaine de tenanciers lyonnais détenant maison et hommées de vigne à Colonges les Autes. En 1486, le sire de Beaujeu ayant installé une benne (pêcherie clayonnée de pieux) dans la Saône, se voit intenter un procès pour avoir manqué de causer le naufrage d'un bateau chargé de saule à paisseler les vignes, appartenant au Collongeard C. Vignat.

Du XVIe siècle à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle et XVIIe siècle, les habitants sont laboureurs, vignerons et parfois tisserands. Dès 1790, le corps municipal élit le premier maire de la commune avant d'envisager la construction d'une maison commune.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La population est descendue grossir le hameau de Trèves-Pâques où se regroupent les premiers commerçants, et celui de Basses-Collonges qui verra naître un vrai centre municipal avec une mairie-école. La construction de la nouvelle église en 1842 suscite le délaissement de celle du vieux Collonges avec descente de la cloche, ce qui n'est pas sans causer des tensions. La révolution des transports, train, bateaux à vapeur, facilite la venue des marins d'eau douce que débarque une flottille de mouches et de guêpes. Avec ses guinguettes, dont l'une entame un glorieux destin, celle de la famille Paul Bocuse, Collonges est devenu faubourg de Lyon. c'est aussi le « paradis terrestre » de riches négociants qui le constellent de manoirs de tous styles.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

On procède à divers aménagement comme l'adduction d'eau, les égouts, l'éclairage public, qui apportent la modernité tandis que l'industrie chimique investit la plaine de Varennes. Peu à peu s'effacent les cultures maraîchères et fruitières, la vigne, qui couvrait encore 6 hectares en 1970, tandis que les lotissements rongent les grandes propriétés. Une nouvelle école est construite en 1997 et le hameau de Trèves-Pâques accueille un programme de petits immeubles collectifs et de nouveaux commerces pour conforter le centre du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1837 1848 Jean-Pierre Arnaudet    
1848 1848 Louis-Étienne Blanc    
1848 1849 Georges Debombourg    
1849 1850 Jean-Claude Genevay   Adjoint, faisant fonctions
1850 1852 Philippe Bonnet    
1852 1870 François Morel   Marchand de charbon
1870 1881 César Paulet    
1881 1881 Jean Décrand   Marchand épicier
1881 1892 François Bouthenet    
1892 1901 Michel Schnurr   Propriétaire
décembre1901 1944 Pierre Pays   Propriétaire, entrepreneur de maçonnerie
octobre 1944 mars 1983 Edmond Cretin    
mars 1983 juin 1995 Michel Cretin    
juin 1995 avril 2014 Michel Reppelin   Vice-président du Grand Lyon
avril 2014 en cours Claude Reynard    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 1969, la commune fait partie du Grand Lyon dont elle représente moins de 0,72 % du territoire et 0,31 % de la population en 2007[note 4].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 802 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 942 788 753 904 954 1 023 1 030 939
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
963 1 026 1 058 1 107 1 198 1 270 1 315 1 450 1 459
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 640 1 575 1 558 1 553 1 718 1 884 1 758 1 913 2 318
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 542 2 662 2 786 2 824 3 165 3 420 3 583 3 775 3 790
2011 - - - - - - - -
3 802 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Collonges-au-Mont-d'Or est située dans l'académie de Lyon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Location de gîtes dans les Monts d'Or près de Lyon| gite sur lyon

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église romane Saint-Nizier, dans le Vieux Collonges
  • Nouvelle église, construite en 1842.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maison forte de Chavannes (dont il reste une ancienne porte)
  • Château-Perret
  • Château du Tourvéon
  • Domaines bourgeois :
    • Montgelas (XVIIe siècle)
    • Maison Michel, dite « Le Pavillon » (XVIIe siècle): des quatre pavillons qu'avait fait élever C. Josserand, un seul subsiste, couronné d'une balustrade et de pots à feu dans le style versaillais
    • la Plassonnière (1785) : confortable maison de plaisance de C. Rocher, châtelain de l'abbaye de l'Île Barbe
    • la Pelonnière (1804) : de la construction d'origine également baptisée « Ermitage du Mont d'Or » ou « Folie Guillaud », du nom de son commanditaire, il reste un grand bâtiment mansardé, une colonne torsadée sommée de la statue de Marc Aurèle, une arche en blocs de tuf et un obélisque en pierre ocre et brique
    • le Grand Port (1810): ce clos fut bâti par le distillateur et maire J. Bergier; c'est le soyeux Chomer qui fit dessiner la grande allée carrossable menant jusqu'au perron et sans doute le parc, dans la seconde moitié du XIXe siècle; en 1945, le domaine est transformé en maison de repos
    • Maison Fenet (1997) : dessinée par C. Miguet, elle se présente comme un ample vaisseau curviligne porté par de grands poteaux de bois
  • Croix de fer, dite « des deux Valensot » (famille de tailleurs de pierre), au socle daté de 1609
  • Lavoirs de Braizieux et de Chavannes
  • Île Roy
  • Source de Montgelas
  • Le lavoir de Braizieux a fait l’objet d’une restauration dans les années 1990. Le sol du lavoir est carrelé comme dans tous les lavoirs des Mont d’Or. Il y a une galerie de dérivation qui alimente le lavoir en eau à partir de deux puits source. L’eau suinte le long des parois et est collectée par un bassin qui déborde dans une rigole. À l’origine le toit était en impluvium, à la mode romaine (quatre pans tournés vers l’intérieur ce qui envoie l’eau de pluie dans le bassin). Le lavoir gênait le passage des chars, au XIXe siècle il a été raccourci pour élargir le chemin de Braizieu.
  • La croix au-dessus de la fontaine, est là pour bien signaler qu’il ne s’agit pas d’une source, mais d’eau captée par l’homme depuis un sous-sol aquifère. Le site a été aménagé depuis très longtemps mais la configuration actuelle date de la fin du XIXe siècle. L’eau de cette fontaine a la réputation de guérir les maladies des yeux, d’où le nom de Braizieux (Brai- Zieux).

La galerie est colonisée par un papillon de nuit : Scoliopteryx libatrix. Il passe huit à dix mois dans la grotte.

  • Anciennes carrières
  • Le principal restaurant de Paul Bocuse se trouve à Collonges-au-Mont-d'Or, sur les quais de la Saône. Il est régulièrement inondé lors des crues de la Saône.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Catholique : appartenant au diocèse de Lyon, à l'archidiaconé du Rhône-Vert et au doyenné de Fontaines-sur-Saône, Collonges est rattachée à la paroisse Saint-Roch en Val de Saône qui regroupe huit communes. La messe est célébrée un dimanche sur deux en l'église de la commune. Un petit pèlerinage marial a lieu à l'église du Vieux Collonges le 15 août.
  • Église adventiste du Septième jour : lieu de culte situé au 1, rue du Pont de Collonges.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collonges, Histoire d'un village des Monts d'Or lyonnais, Thérèse Duc, éditons Égé, Lyon, 1984.
  • Collonges-au-Mont-d'Or, S. Piloix, brochure éditée par le Syndicat Mixte des Monts-d'Or

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Guy de Mont-d’Or qui fait hommage en 1254 à l’abbé de l’Île Barbe de tout ce qu’il tenait de lui, depuis le ruisseau de Traranceu (Montgelas) jusqu’à la Saône)
  2. à qui appartient Guillaume de Collonges, un doyen de la Primatiale de Lyon
  3. Vers 1450, Marie de Mont-d’Or, à qui appartenait un château à Collonges, se marie avec un comte de Chavannes venant du Dauphiné
  4. Calcul basé sur les données de l'INSEE
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, Paris,‎ 2006, 611 p. (ISBN 2-87754-096-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  1. p. 194
  • Autres références :
  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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