Collision continentale

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La collision continentale est un phénomène géodynamique se produisant à la limite convergente de deux plaques tectoniques où deux lithosphères continentales se rencontrent. Après un événement de subduction, elle se manifeste par le chevauchement d'une lithosphère sur une autre — en raison de l'absence de contraste de densité entre elles —, la formation de chaînes de montagnes (orogenèse), et le blocage progressif des mouvements relatifs entre les deux blocs continentaux, qui s'assemblent dès lors pour n'en former plus qu'un. Ce phénomène est responsable d'une importante déformation de la croûte continentale, qui s'exprime par la présence de nappes de charriage, de failles et de plis, ainsi que d'un surépaississement de cette même croûte, qui induit à terme une fusion partielle à sa base, à l'origine de nombreuses intrusions granitiques.

Les Alpes et l'Himalaya sont des exemples de chaînes de collision.

Les marqueurs de la collision[modifier | modifier le code]

Exemple de compression sur des couches sédimentaires (compression de la gauche vers la droite)
Compression sur des couches sédimentaires, vue en coupe.

On remarque des failles inverses ainsi que des rétro-chevauchements.

Les marqueurs de surface[modifier | modifier le code]

Plusieurs types de marqueurs sont visibles en surface :

Les marqueurs détectables en profondeur[modifier | modifier le code]

La croûte continentale est particulièrement épaisse (50-70 km au lieu de 30 habituellement) et forme une racine crustale profonde.

La collision étant la deuxième phase du phénomène de convergence, elle suit la subduction d'une lithosphère océanique ayant fini par disparaître.

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