Collection d'antiquités égyptiennes du musée des beaux-arts de Lyon

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Une salle de la collection égyptienne du musée des beaux-arts de Lyon.

L’Égypte antique constitue le thème principal du département des Antiquités du musée des beaux-arts de Lyon et la collection égyptienne qu'il détient est la plus grande de France après celle du musée du Louvre. Sur les treize salles que compte le département, l'Égypte en occupe neuf. Cette place s’explique par l’importance historique de l’égyptologie à Lyon, animée par des hommes tels que Victor Loret, dont la famille a fait don au musée en 1954 de plus d'un millier d'objets. Dès 1895, le musée du Louvre fournit près de quatre cents objets (vases à onguent, figurines funéraires, etc.) pour constituer le fonds du département ; d'autres objets (vases canopes, éléments de parure, ainsi que des tissus de la nécropole d'Antinoé) complètent ce dépôt quelques années plus tard, augmenté, en 1936, d'objets provenant du village des artisans de Pharaon à Deir el-Médineh.

Les presque deux mille six cents pièces de la collection égyptienne conservées au musée des beaux-arts de Lyon, présentées dans neuf salles, sont exposées le long d'un parcours à la fois thématique et chronologique. Les points forts de la collection sont la vitrine des sarcophages (avec notamment le cercueil d'Isetemkheb, datant de la XXVIe dynastie) et les portes de Ptolémée III et IV du temple de Médamoud, ramenées par le Lyonnais Alexandre Varille en 1939 et offertes au musée par l'Institut français d'archéologie orientale. À côté de ces chefs-d'œuvre et d'autres pièces exceptionnelles, de nombreux objets donnent un aperçu de la vie quotidienne en Égypte antique.

Sommaire

Historique des collections[modifier | modifier le code]

Statuette du Nil-divin Hâpy, basse époque. Pièce acquise au XVIIIe siècle par la municipalité de Lyon.

Dès l'origine du musée, le premier directeur François Artaud introduit dans les collections des éléments d'antiquité égyptiennes, sans que cela soit alors un axe fort. Ces collections s'enrichissent lentement en même temps que les autres antiquités. Un tournant est pris à partir des années 1960 avec l'arrivée des pièces d'égyptologie du musée Guimet puis dans les années 1990 - 2000 des fonds de l'institut d'égyptologie de l'université Lumière-Lyon-II. Les fonds d'égyptologie, qui ne formaient auparavant qu'un ensemble limité au sein d'une collection encyclopédique, deviennent l'élément principal de la section antiquité du musée[1].

Les premières collections du musée[modifier | modifier le code]

Dès l'ouverture du musée, quelques éléments d'égyptologie ornent les collections. Au XVIIe et surtout au XVIIIe siècle, des amateurs éclairés rassemblent à Lyon des pièces venues d'Égypte et les présentent dans des cabinets de curiosité. Ainsi, le Collège de la Trinité possède un cabinet des antiques où sont recensés en 1764 plusieurs objets égyptiens. La municipalité rassemble également quelques objets, dont la figure en bronze d'Isis allaitant ou la rare représentation du Nil-divin Hâpy. En 1794, ces deux ensembles sont réunis après les confiscations révolutionnaires[2].

Le premier directeur du musée des beaux-arts, François Artaud, en archéologue passionné, obtient de la municipalité le versement définitif des deux collections et il en tire un ouvrage descriptif en 1816 : Le cabinet des antiques du musée de Lyon dans lequel il décrit 172 antiquités. Artaud est en contact avec plusieurs personnalités liées à l'égyptologie dont Giuseppe Passalacqua, qui offre au musée plusieurs textiles, avec Auguste de Forbin et Jean-François Champollion, qui vient au musée en 1828 et relate son admiration pour la figurine du Nil-divin Hâpy. Champollion donne également de nombreuses pièces au musée lyonnais[3]. Enfin, Artaud constitue lui-même une collection de pièces égyptiennes, qu'il vend à la ville en 1835[4].

Durant le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant la première moitié du XIXe siècle, l'engouement pour les antiquités égyptiennes est grande en France. À Lyon, plusieurs collections privées se forment, dont certaines rejoindront les établissements publics. Parmi elles se trouvent celle d'Ambroise Marie Comarmond[5], dont l'ensemble en 1839 compte 1 500 pièces[3]. De nombreux dons et legs enrichissent notablement le musée dont ceux de Chenavard et Rey en 1844, d'Aimé Bruyas en 1848 ou celui de Jacques-Amédée Lambert en 1850[6],[4].

1939 : Arrivée des portes ptolémaïques[modifier | modifier le code]

Porte du temple de Montou de Médamoud.

En 1939, l'Institut français d'archéologie orientale du Caire offre au musée des beaux-arts deux grandes portes ptolémaïques. Elles viennent du temple de Montou à Médamoud et font partie des fondations du pylône. Ce don fait suite à l'intervention de d'Alexandre Varille, ancien élève de Victor Loret[7].

1969 : entrée des collections égyptiennes du musée Guimet[modifier | modifier le code]

Émile Guimet dans son musée, Ferdinand Jean Luigini, 1898

En 1969, une partie des collections d'égyptologie du musée Guimet est transférée au musée des beaux-arts[8].

Émile Guimet entame sa collection à la suite d'un voyage en Égypte réalisé en 1865 qui est pour lui une révélation, notamment le musée de Boulaq[9]. En parallèle de son activité industrielle, il achète de grandes quantités d'objets, asiatiques et égyptiens principalement. Toutefois, les nombreux objets qu'il achète dans la première partie de sa vie d'égyptologue amateur ne font jamais l'objet de catalogage et il est difficile de les identifier. En 1874, il mentionne sans précision plus de 450 antiquités égyptiennes dans sa maison de Fleurieu dans une lettre à François Chabas, mais il possédait visiblement bien plus que ce qu'il indique[10].

Il monte un musée à Lyon pour exposer ses collections en 1879 qu'il nomme « musée des religions ». Déçu par la faible fréquentation et non soutenu par la municipalité, il le ferme et envisage le transfert des collections vers le musée parisien qui ouvre en 1889[11].

Les collections lyonnaises sont finalement envoyées dans le nouveau musée Guimet lyonnais en 1913, boulevard des Belges. Dans un bâtiment contigu le muséum d'histoire naturel, qui reçoit des collections à l'étroit issues du musée des beaux-arts, ouvre en 1914 ; deux collections d'archéologie sont ainsi présentes côte-à-côte. À cette époque Guimet soutient toujours passionnément l'archéologie et il acquiert de nombreuses pièces. Il reçoit en dépôt du musée Guimet parisien des stèles et bas-relief, du Louvre des sarcophages et de nombreux objets issus de fouilles de Raymond Weill opérées à Zaouiyet el-Mayetin, à Tounah el-Gebel, à Gourna ou qu'il a acheté à Assiout. De très nombreux objets venus de fouilles d'Aldolphe Reinach et Raymon Weill en 1910 et 1911 à Coptos accrurent encore significativement les collections[7].

Années 1990 et 2000 : entrée des fonds de l'institut d'égyptologie[modifier | modifier le code]

Victor Loret

À partir de 1987, les mutations successives qui ont lieu à l'université menacent les collections de l'institut d’égyptologie Victor-Loret[12]. Devant le manque de réactivité de la direction de l'université devant ce problème, les responsables des collections lui proposent et obtiennent qu'elles soient transférées au musée des beaux-arts de Lyon. L'opération se déroule en quatre étapes, en 1988, en 1990, en 1995 et enfin en 2001. Au final, c'est l'ensemble de la collection qui se retrouve de nos jours au musée[13].

L'Égyptologie scientifique débute à Lyon en 1879 avec l'ouverture d'un cours à l'Université publique avec comme professeur Eugène Lefébure. C'est en 1887 que Victor Loret prend sa suite, partageant comme lui sa carrière entre des études sur le terrain et ses cours lyonnais. Il estime qu'un enseignement ne peut être efficace qu'avec l'appui d'éléments matériels ; c'est pourquoi il convainc les autorités du Louvre de fournir en dépôt un ensemble de 391 pièces de toutes les époques ; il s'en sert pour illustrer et compléter ses cours. Ce premier ensemble d'importance provient en partie du legs Durand de 1824 et de la collection Clot Bey acquise en 1852[14].

Son successeur Maurice Alliot obtient un second dépôt du Louvre en 1936. Celui-ci concerne 114 pièces du Nouvel Empire venues pour l'essentiel de fouilles auxquelles Alliot avait participé à Thèbes-ouest. L'ensemble de ces pièces, ainsi que de nombreuses suivantes, enrichissent alors les fonds de l'institut d'égyptologie de l'université. Durant les bombardements de 1944, quelques pièces sont détruites. Le successeur de Maurice Alliot, François Daumas prend ses fonctions en 1954 et réussir à faire aboutir une importante donation de la collection Maspéro, dont il connaissait la famille. Cette collection, très importante, n'était ni classée ni inventoriée et son exploitation pris plusieurs années[15]. Durant les évènements de Mai 68, les émeutes mettent gravement en danger les collections, quelques pièces sont volées ou détruites[16].

Les collections permanentes[modifier | modifier le code]

Les collections permanentes du musée des beaux-arts de Lyon présentent une vue très riche de la société égyptienne antique durant ses millénaires d'existence. Le parcours présenté depuis la rénovation des années 1990 est chronologique et thématique.

Salle 1 - la vie au-delà de la mort[modifier | modifier le code]

Plongée dans la pénombre, la première salle fait découvrir les pratiques funéraires des anciens Égyptiens à travers une belle collection de cercueils allant de l'Ancien Empire à la Basse époque, des vases canopes renfermant les viscères du défunt, un ensemble de cent-deux ouchebtis de toutes les époques ainsi que cent-cinquante-cinq amulettes aux sujets très variés. On peut encore citer, entre autres œuvres, le fragment du tombeau de Bakenranef ramené de Saqqarah, datant de l'époque saïte, ainsi que le linceul d'époque romaine.

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Salle 2 - le divin et les rites[modifier | modifier le code]

Salle égyptologie 2 - Musée des Beaux-Arts de Lyon.jpg

Cette salle toute en longueur recrée le décor d'un temple, avec en point d'orgue les portes de Ptolémée III et IV du temple de Montou de Médamoud. Celle de Ptolémée III est fragmentaire, mais conserve une partie de sa polychromie d'origine, alors que celle de son successeur est presque complète.

Les autres bas-reliefs que l'on découvre dans cette salle proviennent de Coptos : huit sont datés du Moyen Empire et proviennent du temple de Min. Ils furent découverts par Adolphe Reinach en 1909 dans les fondations d'un édifice tardif. Onze autres fragments remontent à la fin de l'époque ptolémaïque, et plus précisément au règne de Cléopâtre VII.

Même si la statuaire pharaonique est très peu représentée au musée, le fragment de la statue de Ramsès VI en granite rose et l'ébauche de statue de l'empereur Commode en pharaon documentent quelque peu cet aspect de l'art égyptien.

Salle 3 - le culte du divin[modifier | modifier le code]

Salle égyptologie 3 - Musée des Beaux-Arts de Lyon.jpg

On accède à cette salle par la porte de Ptolémée IV. Au centre, on découvre un support de barque ou de statue datant du règne de Ptolémée II. Sur les murs, sont exposés trois fragments de bas-reliefs de la XVIIIe dynastie, trouvés eux aussi à Coptos.


Salle 4 - les images et les emblèmes du divin[modifier | modifier le code]

Musée des beaux-arts de Lyon - Antiquités - Salles 4 à 9.jpg

Les trois vitrines de cette salle renferment une belle collection de statuettes en bronze de bon nombre de divinités du panthéon égyptien, avec notamment une très rare représentation de Hâpy, le dieu du Nil, datant de la Basse époque. Une vitrine entière est consacrée aux représentations d'Osiris et une autre à celles du pharaon. On peut y voir une belle tête de pharaon de la XXXe dynastie, attribuée à Nectanébo II, un buste de roi du Moyen Empire, caractérisé par ses oreilles démesurées, ou encore un scarabée au nom d'Amenhotep II.

Salle 5 - Pharaon et ses serviteurs[modifier | modifier le code]

Dans cette salle, sont conservés dix-huit modèles en bois de la XIIe dynastie, provenant d'Assiout. Placés dans les tombes, ils reproduisent des scènes de la vie quotidienne, comme la fabrication de la bière ou une vache vêlant.

En face de la vitrine contenant ces modèles, on trouve une vitrine consacrée à l'écriture et une autre aux serviteurs du pharaon. Cette dernière dévoile entre autres une belle représentation d'un couple anonyme de l'Ancien Empire en calcaire, un buste d'homme de l'époque ptolémaïque et un fragment de statuette de scribe accroupi.

Salle 6 - les stèles[modifier | modifier le code]

Réparties autour d'une statue d'Osiris en bois, se trouvent quatre stèles du Moyen Empire, huit du Nouvel Empire et quatre de l'époque romaine. L'une des plus belles est la stèle de Ptahmès, grand prêtre d'Amon, vizir de Thèbes et chef des travaux d'Amenhotep III, qui conserve des traces de polychromie.

Salle 7 - la vie quotidienne[modifier | modifier le code]

On trouve deux vitrines à droite en entrant dans la salle : la première contient quatorze vases de l'époque protohistorique et pré-dynastique, tandis que la seconde présente des vases sur une période étalée du Nouvel Empire à la Basse Époque.

La grande vitrine qui leur fait face dévoile quelques pièces uniques, comme la stèle de Nes-Henou, datant de la IIe dynastie ou la magnifique tête d'homme en bois de la XVIIIe dynastie, qui ornait peut-être une harpe. Sinon, on trouve dans cette vitrine une foule d'objets du quotidien, comme des sandales, miroirs, bijoux et même un tabouret.

Salle 8 - l'Égypte et les Grecs - l'Égypte et Rome[modifier | modifier le code]

L'influence grecque et romaine dans l'art égyptien se fait particulièrement ressentir dans les œuvres privées, comme en témoigne la série de figurines en terre cuite reprenant les dieux égyptiens sous des traits hellénisants. Dans cette salle, on trouve aussi cinq stèles funéraires d'influence palmyrénienne des IIe et IIIe siècles de notre ère, découvertes à Coptos.

Salle 9 - l'Égypte et l'Empire romain - la chrétienté copte[modifier | modifier le code]

Musée des beaux-arts de Lyon - Antiquités - Salle 9.jpg

La dernière salle consacrée à l'art égyptien présente de beaux masques funéraires en plâtre doré d'époque romaine. Enfin, la période copte est illustrée par des bas-reliefs, des patères, et plusieurs tapisseries, dont un fragment du célèbre « châle de Sabine ».

Pièces importantes de la collection[modifier | modifier le code]

Les pièces majeures des collections d'antiquités égyptiennes peuvent être classées de manière thématique :

Divinités et croyances[modifier | modifier le code]

Figurines d'Osiris en bronze[modifier | modifier le code]

Figurine d'Osiris en bronze - Musée des beaux-arts de Lyon

Les statuettes reposent souvent sur une base ornée d’un signe Maât. Le Dieu est ici représenté debout, mais il arrive qu’il soit assis ou couché. Son corps est enveloppé de bandelettes ou en tout cas d’un vêtement collant et seules ses mains et sa tête apparaissent distinctement. Ses chairs sont parfois vertes comme la végétation ou noires comme le limon fertile du Nil et il porte toujours, comme ici, la barbe longue recourbée des dieux morts. Il tient les insignes du pouvoir : le sceptre Héka et le flagellum Nekhekh et il porte sur sa tête soit une haute mitre blanche avec deux plumes soit comme sur ces statuettes sa couronne solaire Atef (appendice bulbiforme flanquée de deux hautes plumes avec parfois des cornes de bélier à sa base) qui lui a été remise par quand Horus a vengé le meurtre de son père Osiris et a repris le royaume d’Égypte[réf. souhaitée].

Statuette triple de Géryon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Statuette triple de Géryon.

Pharaon[modifier | modifier le code]

Portes du temple de Médamoud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Portes du Temple de Médamoud.
Hiéroglyphes sur le flanc du monument.
  • Description muséographique : Grès, 380 x 360 x 300 cm. Inv. 1939-29.
  • Description physique : L'ensemble présente deux portes édifiées l'une à la gloire de Ptolémée III et la seconde (mieux conservée) de Ptolémée IV.
  • Datation : Règne de Ptolémée IV, vers 221-205 avant J.-C.
  • Origine : Temple de Montou
  • Histoire : Don de l'Institut d'archéologie orientale en 1938
  • Bibliographie : Voir l'article détaillé

Bas-relief d'une scène de montée royale dans le royaume du Nord[modifier | modifier le code]

  • Description muséographique : Calcaire, 70 x 155 x 15 cm et 100 x 146 x 15 cm, Inv. E 501-1765 et E 501-1769.
  • Description physique : Le bloc de droite montre la déesse tutélaire de Basse-Égypte Ouadjyt tenant le sceptre papyriforme et l'Ânkh accueillir le pharaon conduit par deux êtres à tête de faucon, les âmes de Pê. Ces derniers l'entourent sur la stèle primitive mais la partie centrale avec le roi d'Égypte manque. Par symétrie, la partie gauche (amputée à présent de sa partie supérieure) présentait probablement le souverain avec les âmes de Nekhen qui le conduisent vers la déesse Nekhbet. Au centre, le roi faisait probablement une offrande au dieu Min.
  • Datation : règne de Sésostris Ier, vers 1962-1917 avant J.-C.
  • Origine : Linteau de la porte principale du grand temple de Min à Coptos.
  • Histoire : Provient de la fouille de Raymond Weill et Adolphe Reinach de 1910, entré dans les collections d'Émile Guimet et au musée des beaux-arts en 1969.
  • Bibliographie : Guide, 2014, p. 14-15

Personnel du pharaon[modifier | modifier le code]

Stèle de Ptahmès, vizir (tjaty) de Thèbes[modifier | modifier le code]
  • Description muséographique : Calcaire peint, 86 x 58,2 x 10 cm, Inv. H 1376.
  • Description physique : La stèle est divisée en trois parties. En haut, Ptahmès est représenté sous un disque solaire ailé qui protège le cartouche royal. Le vizir est revêtu de la robe de sa charge sacerdotale, décorée d'une dépouille de félin. Au centre, Ptahmès et son épouse reçoivent les hommages de leurs deux fils et cinq filles. Au dessous, une prière de dix lignes hiéroglyphiques atteste vis-à-vis des divinités du nord et du sud combien la vie de Ptahmès a été irréprochable. Ptamès, dont la vie n'est pas bien connue, est mentionné sur sa stèle comme le tjaty de Thèbes, le « porte-enseigne à la droite du roi », le chef des prêtres de Haute et Basse-Égypte et le Premier prophète d'Amon.
  • Datation : XVIIIe dynastie, règne du roi Amenhotep III, vers 1391 - 1353 avant J.-C.
  • Origine : Son origine est inconnue, probablement de la région thébaine.
  • Histoire : Don de Bernardino Drovetti en 1824.
  • Bibliographie : Guide, 2014, p. 18

L'au-delà[modifier | modifier le code]

Cercueil d’Isetenkheb[modifier | modifier le code]

photo d'un sarcophage peint
Faces internes du sarcophage de la dame Isetenkheb ; à gauche Nout, à droite Osiris.
  • Description muséographique : Bois entoilé, stuqué et peint, L. 176 ; l. 48 ; P. 43 cm, Inv. 1969-197[17]
  • Description physique : La sculpture destinée a perpétuer dans l'au-delà une félicité terrestre montre un homme et une femme assis côte à côte. L'homme est vêtu d'un pagne court et coiffé d'une perruque bouclée. L'épouse possède une robe-fourreau, une perruque mi-longue divisée en deux par le milieu et elle enlace son mari.
  • Datation : Début de l'époque saïte, XXVIe dynastie, vers 664-500 avant J.-C.
  • Origine : Thèbes-Ouest (?)
  • Histoire : Dépôt de l'État
  • Bibliographie : Goyon 2002, p. 62-63

Cercueil et couverture de la momie de Padikhonsou[modifier | modifier le code]

Cercueil et couverture de la momie de Padikhonsou
  • Description muséographique : Bois de sycomore polychrome, L. 187 ; l. 53 ; P. 64 cm, Inv. H 2320 & H 2321
  • Description physique : L'ensemble est composé du cercueil complet et de la couverture de la momie. A l'intérieur du couvercle se trouve une étiquette du musée Guimet de Lyon indiquant n° 2885
  • Datation : 2ème moitie de la XXIe dynastie, selon l'avis de Andrzej Niwinski, qui indique ne pas connaître d’exemple d’inscriptions dans un couvercle avant cette période.
  • Origine : inconnue
  • Histoire : inconnue, mais passé par le musée Guimet de Lyon.
  • Bibliographie : Ambroise Comarmond, Description des antiquités et objets d'art contenus dans les salles du Palais des Arts de la ville de Lyon, Lyon, 1855-1857, p. 630, n° 31 (la notice ne mentionne que le couvercle, sans la cuve et le couvercle-planche)
    • Un jour, j’achetai une momie, Émile Guimet et l’Égypte antique (sous la dir. de Geneviève Galliano, collab. Véronique Gay), Lyon, Musée des Beaux-Arts, 30 mars - 2 juillet 2012, Paris, 2012, p. 254
    • France Jamen, « Le cercueil de Padikhonsou au musée des Beaux-Arts de Lyon (XXIe dynastie) », Studien zu altägyptischen Totentexten, Band 20, Wiesbaden, 2016
    • France Jamen, "A Textual-Iconographical and Technological Study of Unpublished 21st Dynasty coffins from Lyon : The Coffins of Padikhonsou (Musée des Beaux-Arts, Inv. H 2320-H 2321)", in : Proceedings first Vatican coffin Conference 19-22 June 2013 (ed. Alessia Amenta and Hélène Guichard), vol. 1, Musei Vaticani, 2017, p. 219-230
    • France Jamen and Alain Dautant, "Inventory of the 21st/22nd Dynasties 'yellow coffins' in French museums", in : Proceedings First Vatican coffin Conference 19-22 June 2013 (ed. Alessia Amenta and Hélène Guichard), vol. 1, Musei Vaticani, 2017, p. 129-136, p. 132, n° 30
    • Cassio de Araujo Duarte, "The Amduat on the 21st Dynasty coffins", in: Proceedings First Vatican coffin Conference, 19 - 22 June 2013 (ed. Alessia Amenta and Hélène Guichard), vol. 1, Musei Vaticani, 2017, p. 137-144

Figurines funéraires[modifier | modifier le code]

Figurines funéraires
  • Description muséographique : cire et bois, inv. G 312, G 314, G 315, G 318, G 317, G 310, G 321
  • Description physique :
  • Datation : Basse époque, XXIIe - XXVe dynasties (vers 945 - 664 av. J.-C.)
  • Origine :
  • Histoire :
  • Bibliographie :Goyon 2002, p. 42-43

Rites[modifier | modifier le code]

Statue funéraire d'un couple anonyme[modifier | modifier le code]

Statue funéraire d'un couple anonyme
  • Description muséographique : Calcaire anciennement polychrome, 36,5 x 23 x 19 cm, Inv. H 1724[18]
  • Description physique : La sculpture destinée a perpétuer dans l'au-delà une félicité terrestre montre un homme et une femme assis côte à côte. L'homme est vêtu d'un pagne court et coiffé d'une perruque bouclée. L'épouse possède une robe-fourreau, une perruque mi-longue divisée en deux par le milieu et elle enlace son mari.
  • Datation : Ancien Empire, IVe-Ve dynasties, vers 2575-2325 avant J.-C.
  • Origine : (?)
  • Histoire : La statue provient de l'ancien cabinet de la ville, elle est issue de la collection François Tempier et a été achetée vers 1810.
  • Bibliographie : Comarmond, 1855-1857, p. 580 ; Durey, Gabolde et Grataloup 1988, p. 60 ; Galliano 2012, p. 253 ; Guide, 2014, p. 13

Fragment de bas-relief funéraire : Prêtre soutenant la momie du défunt[modifier | modifier le code]

Fragment de bas-relief funéraire
  • Description muséographique : calcaire peint : 31 x 24 x 3.6 cm. Inv 1969-141 [EG 1934 ; MG 14728[19]]
  • Description physique : Ce bas-relief « figure une momie anonyme debout soutenue par un prêtre placé derrière elle et jouant le rôle du fils. Le défunt, coiffé d'une longue perruque tripartite, a le visage recouvert d'un masque funéraire à barbe postiche, symbole d'Osiris. »
  • Datation : Fin du Nouvel empire, XXe dynastie, vers 1190-1070 av J.-C.
  • Origine : Ce fragment provient probablement du site de Deir el-Bahari, d'une paroi de tombe thébaine.
  • Histoire : Cette pièce a été acheté à l'antiquaire Nahman par A. Moret pour le musée Guimet en 1906. Il a été affecté au musée des beaux-arts de Lyon en 1969.
  • Bibliographie : Moret, Catalogue du musée Guimet, Galerie éguptienne. Stèles, bas-reliefs, monuments divers, AMG, XXXII, 1909, p. 125, pl. LIX.

Fragment de bas-relief : La Sortie de Min[modifier | modifier le code]

  • Description muséographique : grès stuqué et peint : 79 x 100,5 x 36 cm. Inv E 501-1732
  • Description physique : Ce bloc illustre le rite de la « Sortie de Min », au cours duquel la statue du dieu est sortie en procession. Le fragment montre le dieu dans une gaine momiforme porté par un prêtre. Derrière eux, surdimensionné, Thoutmôsis III porte un ânkh et tend un bras protecteur vers la divinité.
  • Datation : XVIIIe dynastie, règne de Thoutmôsis III, vers 1458-1425 avant J.-C.
  • Origine : Provient du temple de Min à Coptos.
  • Histoire : Découvert lors des fouilles de Raymond Weill et Adolphe Reinach en 1910. Entré au musée en 1969.
  • Bibliographie : Guide, 2014, p. 17

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Vase à colerette peint en filet[modifier | modifier le code]

  • Description muséographique : Céramique peinte, 21,8 x 10,3 cm, Inv. 1972-1[20].
  • Description physique : Vase tubulaire en argile brun-rouge caractéristique de la production de la protohistoire égyptienne, il est constitué d'une panse cylindrique surmontée d'un col en bourrelet. Il est décoré d'un ligne ondulée en relief sous le col et de lignes entrecroisées peintes sur le corps.
  • Datation : Fin de Nagada II ou Nagada III, vers 3500-3100 avant J.-C.
  • Origine : Rodah, Khozam (?)
  • Histoire : Entré en 1969.
  • Bibliographie :

Palette à fard en forme de tortue Trionyx du Nil[modifier | modifier le code]

Palette à fard en forme de tortue Trionyx du Nil
  • Description muséographique : Schiste, 9 x 7,9 x 0,5 cm, Inv. G 1656.
  • Description physique : La palette, avec quatre pattes et une tête évoque une tortue du Nil. La surface présente des traces d'abrasion, probablement due à la préparation des fards par broyage des minéraux. Elle dispose d'un petit trou au niveau de la queue, fréquent sur ces objets qui peuvent ainsi être suspendu.
  • Datation : Fin de Nagada II ou Nagada III, vers 3500-3100 avant J.-C.
  • Origine : (?)
  • Histoire : dépôt de l'institut d'égyptologie Victor-Loret en 2001.
  • Bibliographie : Guide, 2014, p. 12

Modèle représentant une scène de traite[modifier | modifier le code]

Modèle représentant une scène de traite, Moyen empire.
  • Description muséographique : bois stuqué et peint, 22,3 x 34 x 27 cm, Inv. 1969-401.
  • Description physique : Sur une plaque de bois rectangulaire, quatre figures représentent une vache, son veau, une femme en train de traire et un homme debout. Suivant les conventions, la femme a la peau en jaune et l'homme en ocre-rouge. Les vêtements sont en blanc, les cheveux en noir et les bêtes sont tachetées de noir.
  • Datation : Fin de la XIe - début de la XIIe dynastie ; vers 2000-1900 avant J.-C.
  • Origine : Provient certainement d'un atelier de Meir (en), dans le gouvernorat d'Assiout, lieu de production important des pièces de ce type à cette époque.
  • Histoire : Ramené d'Égypte en 1912 par Raymond Weill au terme de sa mission à Tounah el-Gebel et Zaouiet el-Mayetin. Entré au musée en 1969.
  • Bibliographie : Guide, 2014, p. 16

Statues[modifier | modifier le code]

Tête de jeune homme[modifier | modifier le code]

  • Description muséographique : bois d'ébène ?, 8,9 x 5,6 x 5,7 cm, Inv. H 1368.
  • Description physique : De cette statue ne subsiste que la tête masculine qui tenait au reste de la statue par un tenon au niveau du cou. Le visage est orné de bronze pour souligner les sourcils (en partie conservés) et de pierre blanche pour les yeux. D'autres petites pierres pour les iris ont disparu. Ses traits fin de jeune homme sont entouré d'une perruque courte dont les mèches à l'avant sont ornées de doubles perles.
  • Datation : XVIIIe dynastie, règne d'Amenhotep III ou de Toutânkhamon, vers 1391 à 1323 avant J.-C.
  • Origine : (?)
  • Histoire : Cette pièce a probablement été offerte à François Artaud par Bernardino Drovetti, consul de France à Alexandrie. Entrée en 1835.
  • Bibliographie : Guide, 2014, p. 20

Vestiges de l'époque grecques, romaine et copte[modifier | modifier le code]

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Durey, Marc Gabolde et Catherine Grataloup, Les réserves de pharaon : L'Egypte dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Lyon, Lyon, , 103 p. (ISBN 2-901306-20-9)
  • Philippe Durey, Le musée des beaux-arts de Lyon, Albin Michel, (ISBN 2-907333-01-1)
  • Geneviève Galliano, Les antiquités : l'Égypte, le Proche et le Moyen-Orient, la Grèce, l'Italie : guide des collections, Musée des beaux-arts de Lyon / Réunion des musées nationaux, , 109 p. (ISBN 2-7118-3443-3)
  • Jean-Claude Goyon, les voies d’Osiris en Rê : Collections du musée des beaux-arts et du museum d'histoire naturelle de Lyon, Lyon, EMCC, coll. « Des objets qui racontent l’histoire », (ISBN 2-908291-35-5)
  • Jean-Claude Goyon, L'Égypte antique à travers la collection de l'institut d'égyptologie Victor-Loret de Lyon, Musée des beaux-arts de Lyon - Somogy, , 120 p. (ISBN 978-2-7572-0139-8)
  • Geneviève Galliano (dir.), Émile Guimet et l'Égypte antique : Un jour, j'achetai une momie, Paris / Lyon, Hazan / Musée des beaux-arts de Lyon, , 280 p. (ISBN 978 2 7541 0621 4)
  • Sylvie Ramond, Geneviève Galliano, François Planet, Salima Hellal, Ludmila Virassamynaïken et Stéphane Paccoud, Le musée des beaux-arts de Lyon, Réunion des musée mationaux - Musée des beaux-arts de Lyon - Fondation BNP Paribas, , 144 p. (ISBN 978-2-7118-6169-9)
  • Musée des beaux-arts de Lyon, Le Guide, Lyon, FAGE / Musée des beaux-arts de Lyon, , 312 p. (ISBN 978-2-84975-347-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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