Collectif des musulmans de France

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Né au début des années 1990, le CMF se définit comme "un réseau (de musulmans, associations et mosquées) qui promeut un Islam de France respectueux, autonome et ouvert sur la société et le monde".

Selon Bernard Godard, « le collectif des musulmans de France [est] proche de Tariq Ramadan. »[1] 

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1992
  • 1993/94
    • 2e et 3e congrès de la jeunesse musulmane de France (2400, et 4000 participants).
  • 1994
    • Organisation à Grenoble d'un rassemblement de soutien à Shéhérazade, expulsée de son école pour le port du foulard dans l'établissement.
    • Création d'un comité national de suivi des 100000 dont l'objectif était d'amener 100000 jeunes à s'inscrire sur les listes électorales pour les élections municipales de 1995.
    • Organisation d'une université d'été regroupant une trentaine de responsables associatifs pendant 4 jours. Son objectif étant de mener une réflexion sur les priorités du travail au niveau local.
    • Abandon du congrès de la jeunesse musulmane de France. La croissance constante des participants allait à l'encontre des objectifs fixés initialement (fraternisation, efficacité des interventions...).
  • 1995
    • Organisation des assises de la jeunesse musulmane. Son objectif étant de former et d'orienter des cadres et responsables associatifs.
  • 1996
    • Création du Collectif Régional Ile de France.
    • Participation au comité de soutien à Tariq Ramadan, interdit d'entrée en France. Organisation de conférences de soutien.
  • 1997
    • Création du Collectif Régional Sud.
    • Lancement du séminaire "Rencontre avec l'Islam", assuré par Tariq Ramadan, et lancement de la dynamique Présence Musulmane, dans 4 villes de France, Suisse et de Belgique.
  • 1998
    • Extension du séminaire à 4 nouvelles villes et mise en place de formation de cadres associatifs assurée par Tariq Ramadan.
  • 2000
    • Colloque national en janvier sur la citoyenneté et la justice sociale à Paris
    • Participation active à la création du comité pour la libération de Mehdi Zougah emprisonné en Tunisie en août, campagne nationale.
  • 2001
    • Libération en avril de Mehdi Zougah[2]
  • 2003
    • Participation en août au Larzac contre l'OMC et la mondialisation avec le réseau résistance citoyenne.
    • Participation en octobre au forum social européen à St Denis.
  • 2004
    • Manifestation nationale le 14 février dans plus de 14 villes par le collectif une école pour toutes et tous contre les lois d'exclusion [3].
    • Réunion Internationale en septembre des mouvements anti-guerre au Liban
    • Organisation en octobre des assises nationales du CMF
    • Participation au Forum social Européen à Londres
    • Manifestation nationale le 07 nov. contre tous les racismes à l'appel de différentes organisations
    • Participation à l'anti G8
  • 2005
    • Participation plateforme européenne (depuis 5 ans).
    • Signataire de l’Appel des indigènes de la République. Jérémy Robine, dans son étude sur la genèse du collectif des Indigènes, avance l'hypothèse que la participation à cette initiative s'inscrit dans la rivalité avec d'autres mouvements musulmans. Selon son idée, l'appel semble un bon compromis pour le CMF — qui n'est pas des plus rigoristes; ni n'appartient à la « la tendance jihadiste » — « puisque, s’il ne les fait pas entrer dans la course à l’orthodoxie religieuse, il n’en est pas moins radical, et permet en outre de promouvoir l’image d’un « islamisme » ouvert, capable de travailler avec d’autres que des militants musulmans »[4].
    • Appel à voter contre le traité constitutionnel européen lors du référendum[5].
  • 2006
    • Participation Forum Social Maghrébin
    • 2e participation Rencontre mouvement anti-guerre Liban.
  • 2007

Président[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Godard, «La question musulmane en France», Fayard, Paris, 2015
  2. Comité pour la libération de Mehdi Zougah
  3. ecolepourtoutes-tous.org
  4. Jérémy Robine, « Les "indigènes de la République" : nation et question postcoloniale : Territoires des enfants de l’immigration et rivalité de pouvoir », Hérodote « La question postcoloniale », no 120,‎ , p. 118-148 (ISBN 9782707147806, lire en ligne)
  5. Non au Traité Constitutionnel Européen et 3 fois NON !!! - Oumma.com
  6. Willy Le Devin et Dominique Albertini « Après la quenelle, le temps des querelles. », sur Libération.fr, (consulté le 24 février 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]