Collégiale Saint-Laurent d'Ibos

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Collégiale Saint-Laurent d’Ibos
Image illustrative de l’article Collégiale Saint-Laurent d'Ibos
Présentation
Nom local Collégiale d'Ibos
Culte Catholique romain
Type Collégiale
Rattachement Diocèse de Tarbes et Lourdes
Début de la construction XIVe siècle
Fin des travaux XVe siècle
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Ville Ibos
Coordonnées 43° 14′ 00″ nord, 0° 00′ 08″ est[2]

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

(Voir situation sur carte : Hautes-Pyrénées)
Collégiale Saint-Laurent d’Ibos

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Collégiale Saint-Laurent d’Ibos

La collégiale Saint-Laurent d’Ibos, plus connue sous la désignation de « collégiale d'Ibos », est un édifice religieux situé au cœur de la ville d'Ibos, proche de Tarbes dans les Hautes-Pyrénées. La commune est membre de la communauté d'agglomération du Grand Tarbes. Il s'agit d'une église gothique datant du XIVe siècle et longtemps strictement tournée vers le culte catholique. Des évènements musicaux y sont aujourd'hui aussi organisés. Elle est classée monument historique par la liste de 1862[1].

Éclairée la nuit, elle est, à toute heure, un élément marquant du paysage local. Visible de loin, elle est notamment observable depuis l'autoroute A64 et la légende dit que son clocher a la particularité d’être traversé par le méridien de Greenwich. Or, ce dernier est situé à une centaine de mètres en direction de l'ouest.

Genèse d'une collégiale à Ibos au XIVe siècle et XVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1342, Philippe VI de Valois, roi de France et régent du Comté de Bigorre choisit d'installer à Ibos un collège de chanoines. C'est la genèse d'une collégiale qui ne mérite aujourd'hui plus réellement ce nom. Servant d'interface entre Dieu et le communauté habitante, participant à la bonne marche des cérémonies religieuses, les chanoines œuvreront tout de même jusqu'à la chute de l'Ancien Régime[3].

Une église classée et restaurée au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Même si la collégiale n'est plus réellement collégiale et même si elle joue dès lors avant tout le rôle d'église, l'édifice continue de porter l'appellation de « collégiale d'Ibos ». Elle est classée monument historique en 1862 et s'ensuivent d'importants travaux de restauration.

Caractéristiques aujourd'hui observables[modifier | modifier le code]

Collégiale d'Ibos 2.JPG

Extérieurement, la collégiale se caractérise par la monumentalité de son chevet à clocheton et celle de son clocher-donjon carré comportant une horloge frontale. Le parement des murs, mis à nu en 1908, laisse apparaître briques et galets.

L'entrée se fait par un porche de pierre tranchant par sa plus grande modernité. À l'intérieur, se déploie une nef de style languedocien. Datant de la fin du XIVe siècle, elle constitue la partie la plus ancienne de l'édifice. L'imposant chœur, du début du XVe siècle, est polygonal à sept pans, chaque pan comportant de hautes baies à meneaux. De chaque côté de la nef, six chapelles se logent entre les contreforts.

La collégiale est riche d'un mobilier datant du XVIIe siècle et XVIIIe siècle, dont une chaire attribuée à Marc Ferrère et une statue espagnole en bois de Saint Laurent, auquel la collégiale est dédiée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]