Collège des Jésuites de Reims

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Ancien collège des Jésuites
Ancien Collège des Jésuites 006.JPG

entrée du collège place Museux.

Présentation
Architecte
Destination actuelle
école d'enseignement supérieur
Fonds régional d'art contemporain
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Département
Commune
Localisation
Coordonnées
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L'ancien collège des Jésuites est un bâtiment du XVIe siècle situé à Reims dans le département français de la Marne et qui regroupe des organisations à caractère régional, international et local.

Activités[modifier | modifier le code]

Les locaux accueillent le Fonds régional d'art contemporain pour des expositions dans un bâtiment et des œuvres dans une cour, le campus de Sciences Po, et un atelier du patrimoine. Le planétarium occupait une partie de ces locaux ; il a été transféré en 2013 dans de nouveaux locaux. Lorsque les rénovations seront achevées, la totalité du Collège des Jésuites sera utilisée par les élèves du campus euro-américain de Sciences Po.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les bâtiments[modifier | modifier le code]

L'intérieur de la chapelle comme lieu d'exposition.

Nicolas Brûlart de Sillery demanda et obtint d'Henri IV l'autorisation pour les Jésuites d'ouvrir à Reims un collège. Son frère François qui était aumônier du roi acheta l'hôtel de Cerny le 12 mars 1608 pour qu'ils s'y installent. Il fit don de 3 000 livres pour l'aménagement en école.
En 1610, François Brûlart fit don d'une ferme et d'un prieuré pour le maintien d'une chaire de philosophie, puis en 1614 une rente de 1 000 livres pour l'ouverture d'une deuxième chaire.
En 1615, les Jésuites achetèrent le prieuré de Saint-Maurice voisin pour l'extension des locaux et en 1619, François Brûlart fit un nouveau don de 6 600 livres, ce qui permit de lui donner son agencement actuel : une chapelle centrale avec une cour entourée de bâtiments. En mai 1762, les biens des Jésuites sont saisis et le collège de Reims est réuni avec ceux du collège des bons enfants. En janvier 1766, l'hôpital général entrait en possession des bâtiments qui sert alors comme hospice jusqu'en 1972. Les Magneuses, fondation créée par la veuve de Nicolas Colbert, s'installèrent dans une partie du collège en 1791 pour y accueillir des des filles pauvres ayant entre 10 et 15 ans et leur donner une éducation. Elles vont occuper le collège jusqu'au milieu du XXe siècle avant qu'il ne serve d’hébergement des étudiants en droit en 1967. Les bâtiments sont acquis par la municipalité en 1976, des travaux important de 2013 à 2015 y sont entrepris pour adapter les locaux à l'enseignement actuel.

L'enseignement[modifier | modifier le code]

Cadran solaire et ceps de vigne.

Il se faisait suivant le Ratio Studiorum de la compagnie de Jésus et a accueilli jusqu'à 1 000 élèves et avait un internat. Son enseignement de classes de grammaire, de philosophie, de rhétorique mais aussi de danse de théâtre, de musique et d'escrime ; ce développement a porté de l'ombre à l'université de Reims et des conflits apparaissent. Le collège a la volonté que ses élèves puissent passer les diplômes de l'université ce qui fut accordé par lettres patentes en 1609 mais ne dissipa point les discordes. La pédagogie des Jésuites était innovante pour l'époque, en plus des cours en latin les temps de cours prévoyaient une alternance d'enseignements des arts et des sciences.
Actuellement, des cours sont encore assurés à Reims au sein du collège Lycée Saint-Joseph de Reims.

Mais dans les locaux, la deuxième rentrée se fait dans le cadre du campus euro-américain de Sciences Po.

Protection[modifier | modifier le code]

Restauré, il fut aménagé pour devenir un lieu multi-activités qu'il est aujourd'hui. Pour en protéger l'intérêt architectural et culturel de cet ensemble, jardin, cour, réfectoire, vestibule, cuisine, élévations, décor intérieur ; il faut noter que les ceps de vignes ayant échappé au phylloxera sont classés[1] c'est un ancien cépage[2], le Verjus[3]; tous sont sous une protection juridique : cet ensemble fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le alors que l'escalier du XVIIe est classé depuis le [4].

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

Sous les toits, c'est un chef d'œuvre de l'art baroque français réalisé entre 1670-80 ayant un riche décor orné de guirlandes, de volutes et d'angelots. Le plafond est à caissons ornés de médaillons. De petits cabinet sont répartis sur les côtés avec la lumière de lucarnes. Elle fut réalisée sur la demande de deux familles rémoises, les Hachette et les Rogier.

Trois anciens élèves.
Peinture du réfectoire.

La salle de réfectoire[modifier | modifier le code]

Dans la même aile que la bibliothèque et attenante à la cuisine, elle est ornée de boiseries et de peintures de Jean Hélart (1618-1685) retraçant la vie d'Ignace de Loyala et de François-Xavier.

Les cuisines[modifier | modifier le code]

Elles sont les seuls vestiges du prieuré Saint-Maurice des Bénédictins, la salle voûté du XVie a des fourneaux de 1900 avec des robinets du Premier Empire.

Le fonds régional d'art contemporain[modifier | modifier le code]

Installé depuis 1990 dans l'aile qui longe la rue Gambetta, le FRAC Champagne-Ardenne propose un lieu d'exposition pour les œuvres des artistes qu'il promeut.

La Maison des associations[modifier | modifier le code]

L'aile qui borde la rue du Barbâtre a été reconvertie en maison des associations qui propose tant des bureaux qui les héberge que des salles pour pratiquer des activités.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Quelques anciens étudiants célèbres :

Postérité[modifier | modifier le code]

La bibliothèque du monument est d'un tel intérêt que le film La Reine Margot y tourna quelques scènes ; cette partie est encore en rénovation et n'est pas ouverte au public.

Galerie d'images du mobilier classé[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]