Collège Notre-Dame de la Paix

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Ancienne entrée du premier collège (1614) supprimé en 1773. Depuis 1777, "Collège Thérésien", école centrale, puis Athénée aujourd'hui "Athénée royal François Bovesse", (rue du collège, Namur).

Le Collège Notre-Dame de la Paix est un établissement d'enseignement primaire et secondaire jésuite sis à Namur, en Belgique.

La ville de Namur avait déjà connu un premier collège jésuite le Collège de Namur (Collegium Namurcense) fondé en 1610 et supprimé en 1773 en même temps que la Compagnie de Jésus. Les anciens bâtiments, devenu propriété de l'État, devinrent alors en 1777 sur ordre de l'Impératrice Marie-Thérèse le siège du "Collège Royal" ("Collegium Regium"), dont l'enseignement était basé sur les principes de l'Aufklärung[1] et qui est devenu l'"Athénée royal François Bovesse" (rue du collège, Namur).

Après la fondation d'une nouvelle Compagnie de Jésus, un nouveau collège jésuite est ouvert en 1831, au centre de la ville, prenant le nom de l'ancienne abbaye dont il occupe les bâtiments; Notre-Dame de la Paix. L'internat fut transféré à Godinne en 1926, y devenant le collège Saint-Paul et l'ensemble du collège secondaire fut transféré dans de nouveaux bâtiments à Erpent (sortie Sud-Est de la ville) en 1971.

Premier collège[modifier | modifier le code]

C'est en 1610 qu'un collège des Jésuites ouvre ses portes à Namur. Celui-ci se développe dans les bâtiments construits le long de la rue qui deviendra « rue du Collège ». L'église Saint-Ignace, construite comme faisant partie du complexe scolaire et consacrée en 1645, est aujourd'hui l'église Saint-Loup.

La Compagnie de Jésus est supprimée en 1773 par le pape Clément XIV. Les Pays-Bas méridionaux étant alors sous la domination autrichienne, le gouvernement de Marie-Thérèse, réutilise les bâtiments pour y installer lE Collegium Regium (1777) pour y donner un nouvel enseignement.

Second Collège jésuite: le collège Notre-Dame de la Paix[modifier | modifier le code]

En 1814, la Compagnie de Jésus est rétablie. Il faut cependant attendre l'indépendance belge pour que les jésuites reviennent à Namur et ouvrent un nouveau collège. En 1831, les cours débutent dans les bâtiments de l’ancienne abbaye bénédictine de la Paix Notre-Dame, restaurés et agrandis par Herman Meganck, là où se trouvent encore de nos jours les Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix. Ils sont douze étudiants. Durant les sept premières années tous les collégiens étaient internes. En 1838 les portes du collège s'ouvrent aux externes, à la demande pressante de Mgr Dehesselle, évêque de Namur.

Dès la réouverture du collège, des cours supérieurs sont organisés, ceux-ci sont les ancêtres des Facultés actuelles. Très longtemps collège et facultés universitaires cohabitent sous l'autorité d'un seul recteur à l'intérieur d'un quadrilatère au centre de la ville de Namur: rue de Bruxelles, rue Grafé, place du palais de justice et rue Lelièvre).

Collèges de Godinne et d’Erpent[modifier | modifier le code]

En 1926, les internes du Collège quittent Namur pour s'installer à Godinne (collège Saint-Paul). Et à la fin des années 1960, l'exiguïté des lieux pousse les Facultés et le Collège à se séparer géographiquement. Les Facultés restent au centre-ville (‘rue de Bruxelles’) alors que le Collège monte sur le plateau d'Erpent, à la sortie de Namur sur la route d’Arlon, où la première rentrée a lieu en 1971. L'architecte du nouveau Collège à Erpent est Georges Housiaux (1933-2013), diplômé de Saint-Luc Liège en 1958. Cet architecte a également restauré le Casino de Namur, après son incendie en 1980.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, même si aucun jésuite ou presque n’enseigne plus au collège Notre-Dame de la Paix à Erpent, l'institution s'efforce de demeurer fidèle à la tradition et pédagogie jésuite. Avec neuf autres établissements, elle fait partie de l’association des ‘Collèges et Instituts Jésuites de Belgique francophone’.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Instruction publique depuis Marie-Thérèse : «...lui fit connaître les intentions du gouvernement à l'égard des divers établissemens à réorganiser (....) C'est conformément à ces vues et à ce principe qu'on établit à Bruxelles un grand collège pensionnat (...) à Anvers, Gand, Bruges, Ruremonde, Namur et Luxembourg des Collèges pensionnats ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]