Colin Ward

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Colin Ward
Naissance
Wanstead, Angleterre, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Décès (à 85 ans)
Ipswich, Angleterre, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Anglais britannique
Mouvement Anarchisme

Œuvres principales

  • Anarchy in Action

Colin Ward, né le à Wanstead dans l'Essex en Angleterre et mort le à Ipswich en Angleterre, est un écrivain britannique et journaliste indépendant, collaborateur de la presse libertaire anglo-saxonne[1].

Il est souvent présenté comme « l'un des plus grands penseurs anarchistes du XXe siècle et un pionnier de l'histoire sociale »[2].

Son œuvre embrasse des domaines aussi différents que la sociologie, l'anthropologie, la cybernétique, l'éducation, l'architecture et la planification urbaine, la guerrilla urbaine, la distribution de l'eau potable, les terrains de jeux d'aventure ou le mouvement des squatters.

Biographie[modifier | modifier le code]

Colin Ward est gagné à l’anarchisme au cours de la Seconde Guerre mondiale. Alors qu'il sert dans l'armée britannique, il est abonné au journal antimilitariste War Commentary.

En 1947, Le journal londonien Freedom accueille ses premiers articles dans lesquels il aborde des questions qui resteront, tout au long de sa vie, ses préoccupations essentielles : le logement, l’urbanisme, l’architecture, l’autogouvernement. Des problèmes d’organisation sociale auxquels il se propose d’apporter une réponse libertaire.

Dans le domaine du logement, il en vient à défendre, contre les politiques de régulation par l’État ou le marché, les principes de l’autoconstruction, en particulier par le biais de coopératives. Sur les traces de Pierre Kropotkine, il étudie l’évolution des coutumes et des pratiques d’occupation et de construction sauvages, en dehors de tout système légal, comme la vieille tradition populaire des cottages illicites au Pays de Galles (« Tŷ unnos (en) ») ou le mouvement des squatteurs anglais dans l’immédiat après-guerre.

L’anarchisme de Colin Ward est moins un modèle social abstrait qu’une réalité concrète, vécue, historique, inscrite dans les relations humaines et les modes de vie qui se développent en marge des structures de pouvoir et souvent contre elles.

De là s’ouvre, pour lui, la perspective d’une société de vis-à-vis, un ensemble de petites communautés qui, organisées sur le principe fédéraliste, parviendraient à limiter les tendances hiérarchiques et bureaucratiques, tout en préservant les fondements naturels de la vie humaine.

En 2001, il obtient de l'université Anglia Ruskin, un doctorat honorifique en philosophie.

Pensée politique[modifier | modifier le code]

Partisan d'un « anarchisme social », Colin Ward promeut l'abolition des structures autoritaires au sein de l'organisation sociale et leur remplacement par des entités autogérées non-hiérarchiques. Cette forme de fédéralisme libertaire inspirée des travaux de Pierre Kropotkine et de Pierre-Joseph Proudhon s'appuie sur l'idée que des groupes à taille humaine ont tendance à générer moins de bureaucratie et de hiérarchie[3].

« Je crois que les idées sociales de l'anarchisme : les groupes autonomes, l'ordre spontané, le contrôle ouvrier, le principe fédératif renforcent une théorie cohérente de l'organisation sociale qui est une alternative valable et réaliste à la philosophie sociale autoritaire, hiérarchique et institutionnelle. L'homme sera forcé, déclare Kropotkine, « de trouver de nouvelles formes d'organisation pour remplacer les fonctions sociales que l'État remplit par la bureaucratie » et il insiste : tant que cela ne sera pas fait, rien ne sert de continuer à parler de la forme que doivent prendre ces nouveaux types d'organisation. Nous devons maintenant les mettre en pratique »[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Colin Ward sur le site de la Bnf et Sudoc.

En anglais[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Data Bnf : Colin Ward (1924-2010).
  2. (en) Roman Krznaric, Appreciation of the Chuckling Anarchist, 27 février 2010, lire en ligne.
  3. « in small face-to-face groups, the bureaucratising and hierarchical tendencies inherent in organisations have least opportunity to develop », Colin Ward, Anarchism as a Theory of Organization, 1966, lire en ligne.
  4. « I believe that the social ideas of anarchism: autonomous groups, spontaneous order, workers' control, the federative principle, add up to a coherent theory of social organisation which is a valid and realistic alternative to the authoritarian, hierarchical and institutional social philosophy which we see in application all around us. Man will be compelled, Kropotkin declared, "to find new forms of organisation for the social functions which the State fulfils through the bureaucracy" and he insisted that as long as this is not done nothing will be done." I think we have discovered what these new forms of organisation should be. We have now to make the opportunities for putting them into practice. », Colin Ward, Anarchism as a Theory of Organization, 1966, lire en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]