Colijn de Coter

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Colijn de Coter
Colijn de Coter - Baptism of St Libertus.jpg
Baptême de Saint Libertus, Colijn de Coter (1490), Messine (1490)
Naissance
Décès
Activité
Lieu de travail

Colijn de Coter (né en 1450, mort en 1539 ou 1540) est un peintre primitif flamand actif à Bruxelles entre 1485 et 1522[1]. Il a beaucoup travaillé pour l'exportation avec son atelier, notamment vers la Suède[1] et l'Italie (Messine). Sur l'ensemble de sa production, trois œuvres seulement sont signées : le Saint Luc peignant la Vierge de Vieure, le Retable de la Trinité et des trois Maries en pleurs de Paris (Musée du Louvre) et la Vierge couronnée par des anges de Düsseldorf[2].

La Sainte Trinité, avec Dieu le Père soutenant le Christ, Musée du Louvre-Lens.

Son œuvre majeure[réf. nécessaire] est un tableau représentant la Descente de Croix exposé au musée régional de Messine. Cette peinture n'est cependant qu'un fragment. Selon le Thieme-Becker, cette peinture faisait autrefois partie d'un ensemble plus grand qui fut découpé puis dispersé. Peut-être fut-ce en 1678 lorsque la révolte de l'aristocratie commerciale et financière contre le vice-roi espagnol échoua et que de fortes réparation furent imposées à Messine.

Les volets représentant des figures de saints, d'évangélistes et de docteurs de la Loi du Retable I d'Orsoy (église Saint-Nicolas) sont attribués à l'atelier de Colijn de Coter[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres attribuées à l'artiste :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Paul Philippot, La peinture dans les anciens Pays-Bas XVe-XVIe siècles, Paris, Flammarion, 1998, p. 132.
  2. C. Périer-d'Ieteren, Colyn de Coter et la technique picturale des peintres flamands du XVe siècle, Bruxelles, 1985, pp. 55-71.
  3. Max Jakob Friedländer, Bernaert van Orley, 1908, p. 232.
  4. Robert Hooze, Musée des Beaux Arts de Gand, Musea Nostra, , p. 16
  5. C. P. d'I., Anciens et nouveaux choix d'oeuvres acquises par l'Etat ou avec s participation 1981-1985, Paris, Galerie nationale du Grand Palais, Ministère de la culture, RMN, , 344 p. (ISBN 2-7118-2-025-4), p. Colyn de Coter p. 102

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H. Adhémar, Le Musée national du Louvre, Paris. Les Primitifs flamands. I. Corpus, Bruxelles, 1962, p. 73-100.
  • J. Duverger, Brussel als kunstcentrum in de XIVe en de XVe eeuw. In: Bouwstoffen tot de Nederlandsche Kunstgeschiedenis, 1935, p. 68.
  • M.J. Friedländer, Die Brüsseler Tafelmalerei gegen den Ausgang des 15. Jahrhunderts. In: Belgische Kunstdenkmäler, I, 1923, p. 309-320.
  • J. Folie, Les œuvres authentifiées des Primitifs flamands. In: Bull. Institut Royal du Patrimoine Artistique, 1963, p. 183-255.
  • J. Giesen, Colyn de Coter. Ein Maler im Schatten grosser Zeitgenossen. In: Die Kunst und das schöne Heim, 8, 1971, p. 467-471.
  • E. Hensler, Eine neuentdeckte Madonna von Colijn de Coter. In: Jahrbuch der königl. preuss. Kunstsammlung, 1924, p. 117-120.
  • C. Périer-d'Ieteren, Les volets peints des retables bruxellois conservés en Suède et le rayonnement de Colyn de Coter. Stockholm, 1984.
  • C. Périer-d'Ieteren, Colyn de Coter et la technique picturale des peintres flamands du XVe siècle. Bruxelles, 1985.
  • F. Joubert, La tenture de chœur de Saint-Étienne d'Auxerre et la peinture bruxelloise vers 1500. In: Rev. de l'Art, 75, 1987, p. 37-42.
  • J. Maquet-Tombu, Colijn de Coter peintre bruxellois. Bruxelles, 1937.
  • E. Pelinck, Cornelis Engebrechtz, de herkomst van zijn kunst. In Nederlands Kunsthist. Jb., II, 1948-1949, p. 40-43.
  • E. De Vos, Ein neues Fragment des Jüngsten Gerichtes von Colijn de Coter. In: Pantheon, 1986, p. 27-29.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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