Col de la Cayolle

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Col de la Cayolle
Image illustrative de l'article Col de la Cayolle
Altitude 2 326[1] m
Massif Pelat / Mercantour-Argentera (Alpes)
Coordonnées 44° 15′ 32″ nord, 6° 44′ 38″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Vallée Vallée de l'Ubaye
(nord)
Vallée du Var
(sud)
Ascension depuis Barcelonnette Guillaumes
Déclivité moy. 4,1 % 4,8 %
Déclivité max. 8 % 9 %
Kilométrage 29,4 km 32,1 km
Accès D902 D2202
Fermeture hivernale octobre à mai

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

(Voir situation sur carte : Alpes-de-Haute-Provence)
Col de la Cayolle

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

(Voir situation sur carte : Alpes-Maritimes)
Col de la Cayolle

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col de la Cayolle

Situé à 2 326 mètres d'altitude, le col de la Cayolle est un col des Alpes du Sud en France, à la limite entre les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence. Plus précisément, il assure durant six à sept mois de l'année la liaison routière entre la vallée de l'Ubaye au nord et la vallée du Var au sud. Situé à l'est du mont Pelat (3 051 m), il est en effet impraticable aux véhicules automobiles de décembre à mai du fait de l'enneigement.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Une cayolle, dérivé de caille, caye, est un lieu rempli de cailloux, un terrain caillouteux[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le col est dominé par quatre sommets : au nord-ouest par le Trou-de-l'Aigle (2 961 m), au sud-ouest par le sommet des Garrets (2 822 m), au sud-est par le synclinal perché de Roche Grande (2 752 m) et à l'est par la Tête de la Gypière (2 626 m). Vers le nord, il offre une vue sur l'auberge-refuge du parc national du Mercantour (ex-hôtel de la Bretonne) et sur la haute vallée du Bachelard, et au sud, sur la commune d'Entraunes avec le lac intermittent de la Cayolle et le val d'Entraunes jusqu'aux aiguilles de Pelens et au mont Saint-Honorat.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour l'inauguration officielle du 10 août 1914 par le Président de la République

Au début du XXe siècle, seul un sentier muletier relie alors Entraunes et la vallée du Haut-Var (au sud) à celle de l'Ubaye et à Barcelonnette (au nord). Barcelonnette qui, à la fin du XIXe siècle, a été reliée au Queyras par la route stratégique du col de Vars qui suit au plus près la ligne de crête face à une éventuelle attaque italienne[3]. Le village d'Entraunes, lui, n'ayant été atteint qu'en 1890 par le chemin de grande communication no 16 venant du chef-lieu de Guillaumes relié alors à Nice et à la Côte d'Azur par la route départementale no 2.

La décision de 1894 d'assurer finalement la liaison routière entre Nice et la vallée de l'Ubaye par Entraunes et le col de la Cayolle (et non par Saint-Étienne-de-Tinée) a été prise pour des raisons militaires[4]. La loi du 28 décembre 1896 classe ainsi la future route dans la voirie nationale sous le no 210.

Le tronçon d'Entraunes au col de la Cayolle, sur 15 kilomètres, va être construit pour l'essentiel de 1907 à 1914 durant les mandats successifs de César-Ernest Payan – maire de 1907 à 1918 – qui en contrôla la réalisation du tracé sur le territoire de sa commune. Tronçon qui devait être inauguré[5] le 10 août 1914 par le Président de la République Raymond Poincaré qui fut malheureusement retenu à Paris par l'entrée en guerre de la France après Sarajevo.

Ladite route en construction d'ÉvianThonon-les-Bains (sur le lac Léman) à Nice capitale de la Côte d'Azur (sur la mer Méditerranée) – est déclarée d'utilité publique par la loi du 5 avril 1912. Et ce n'est que le 16 décembre 1920 que l'autorité ministérielle la classe « route nationale n°202 ». Nationale 202 au col de la Cayolle jusqu'à son déclassement aux débuts des années 1970 en départementale D 2202 du côté des Alpes-Maritimes au sud et en départementale D 902 du côté des Alpes-de-Haute-Provence au nord.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Le col de la Cayolle a été franchi à 3 reprises par le Tour de France et a été classé deux fois en 2e catégorie et une fois en 1re catégorie. Voici les coureurs qui ont franchi les premiers le col[6] :

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Payan, article « L'évolution démographique et sociale du Haut-Var » in Recherches Régionales revue trimestrielle des Archives départementales des Alpes Maritimes, Nice, no 3 (1970)
  • Élizabeth Ravel, Souvenirs du Haut-Var, 88 pages grand format 24 × 32, préface de Charles Ginésy (alors vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes, maire de Péone-Valberg, sénateur suppléant et conseiller général du canton de Guillaumes), Les Éditions du Cabri, Breil-sur-Roya, 1988, (ISBN 2-903310-70-X)
  • La Route des Grandes Alpes, Guide Gallimard, 188 pages, 1999, (ISBN 2-7424-0565-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Coordonnées identifiées à l'aide de Géoportail et carte IGN à l'échelle 1:20 000
  2. Daiel Mourral, Glossaire des noms topographiques les plus usités dans le Sud-Est de la France et les Alpes occidentales, 1907 [lire en ligne]
  3. Écomusée du pays de la Roudoule, La Route des Grandes Alpes, Édition de l’écomusée du pays de la Roudoule, Puget-Rostang (ISSN 1246-1938), p. 33-34
  4. Elizabeth Ravel, op. cit., page 9
  5. André Payan (dir. Jean Miège), « Cadre historique » in La population du Haut-Var de 1896 à 1962, Université de Nice (mémoire principal du DES de géographie), octobre 1967, p. 21-24
  6. (fr) Le dico du Tour - Le col de la Cayolle dans le Tour de France depuis 1947