Coetus Internationalis Patrum

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Le Coetus Internationalis Patrum était un groupe de travail réunissant des participants au concile Vatican II. Mgr Marcel Lefebvre, supérieur général des spiritains (France); Antônio de Castro Mayer, évêque de Campos (Brésil); Geraldo de Proença Sigaud, archevêque de Diamantina (Brésil); José Maurício da Rocha évêque de Bragance au Brésil, en ont fait partie, avec environ 250 autres participant au concile. Ce groupe de travail s'est formé en réaction contre les influences de l'aile progressiste sur le concile, et s'est caractérisé par sa doctrine conservatrice.

La création du groupe de travail[modifier | modifier le code]

Comme membre des commissions préparatoires au concile Vatican II, Mgr Lefebvre prit part aux discussions au sujet des projets de documents qui ont été présentés à l'assemblée conciliaire. Pendant la première session du concile, d'octobre à décembre 1962, quelques prélats s'inquiètèrent de l'orientation progressiste prise lors des discussions autour de ces projets. Ces prélats se réunirent et créèrent un groupe d'étude pour étudier les propositions conciliaires avec l'aide de théologiens renommés. Ce groupe se fit alors connaître sous le nom de Coetus Internationalis Patrum (groupe international des pères). « Mgr de Proença-Sigaud (archevêque de, Diamantina du Brésil) dans la fonction de secrétaire ; moi-même comme ancien délégué apostolique... j’étais la couverture avec le rôle de président ; Mgr de Castro-Mayer était le vice-président et le “penseur”, tandis que Mgr Carli (évêque de Segni, au sud-est de Rome) était la plume avec sa compétence, son esprit vif et l’entregent propre aux Italiens. [1]»

Les sujets d'étude[modifier | modifier le code]

Le groupe d'étude s'intéressa à de nombreux sujets discutés au concile. Il craignait en particulier que la collégialité épiscopale puisse remettre en cause la primauté pontificale. Il était favorable à l'expression d'une condamnation explicite du communisme. Il s'opposa à l'inversion des fins du mariage (traditionnellement, la fin première est dans les enfants et la fin seconde est l'amour conjugal : certains progressistes souhaitaient inverser ces deux fins). Il travailla à modifier le projet de déclaration sur la liberté religieuse dans un sens plus traditionnel. Il souhaitait l'établissement d'un document spécifique sur la Vierge Marie et sa place dans l'Église et non pas seulement le chapitre 8 de Lumen gentium. Il était aussi favorable à la proclamation de Marie, médiatrice de toute grâce et corédemptrice comme dogme.

Finalement, si le groupe put se faire entendre, en particulier quant à la définition de la collégialité, la proclamation d'un nouveau dogme marial et la condamnation explicite du communisme n'ont pas été réalisées.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mgr Lefebvre Ils l'ont découronné 4e partie, Éd. Fideliter, Broût-Vernet

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ralph Wiltgen (svd), Le Rhin se jette dans le Tibre, le concile inconnu, 1973, éditions du cèdre.
  • Mgr Marcel Lefebvre, Ils l'ont découronné: du libéralisme à l'apostasie, la tragédie conciliaire. 4e partie, éditions Fideliter, Broût-Vernet.
  • Prosper Poswick, Un journal du concile. Vatican II vu par un diplomate belge, 2005, éditions F.-X. de Guibert, 796 p.

Liens internes[modifier | modifier le code]