Code AITA des aéroports

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Un code IATA[1] de l'aéroport, également connu sous identifiant IATA d'emplacement, code IATA de la station ou tout simplement identifiant de localisation[2], est un code à trois lettres désignant de nombreux aéroports à travers le monde, défini par l'Association internationale du transport aérien (AITA). Les caractères nettement visibles sur les étiquettes à bagages attachées aux comptoirs d'enregistrement de l'aéroport sont un exemple d'utilisation de ces codes.

L'attribution de ces codes est régie par la résolution IATA 763, et elle est administrée par le siège de l'IATA à Montréal. Les codes sont publiés deux fois par an dans le répertoire de codification IATA Airline[3].

IATA prévoit également des codes pour les gares ferroviaires et pour les entités de manutention de l'aéroport. Une liste d'aéroports triée par code IATA est disponible. Il existe aussi une Liste des codes AITA des gares et une Liste des gares d'Amtrak utilisée par Amtrak aux États-Unis et au Canada.

Liste[modifier | modifier le code]

Liste d'aéroports par code AITA : A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

Voir aussi : Code OACI des aéroports


Histoire et conventions[modifier | modifier le code]

Le besoin d'identification des aéroports est né avec l'apparition des premières lignes commerciales (dans la période 1914-1930). Le système existant du National Weather Service est alors repris aux États-Unis : chaque ville équipée d'une station est décrite par deux lettres, par exemple LA pour Los Angeles ou PH pour Phoenix.

Néanmoins, dès les années 1930, ce système s'est révélé insuffisant et les compagnies aériennes ont alors opté pour un système à trois lettres (offrant 263 = 17 576 combinaisons possibles)[4].
De nombreux aéroports existants et possédant déjà un identifiant à deux lettres ont alors choisi de simplement rajouter un X à la suite de leur code. Los Angeles est ainsi devenu LAX, Phoenix PHX.

Ainsi, au cours du développement du trafic aérien, les identifiants choisis ont souvent été les trois premières lettres de la ville, par exemple MAD pour Madrid ou LIL pour Lille.
Puis les trigrammes disponibles se raréfiant, les choix se sont faits plus inventifs : TLS pour Toulouse ou LIG pour Limoges (LIM étant pris par Lima). D'autres aéroports, notamment dans les villes possédant plusieurs aéroports, ont choisi un trigramme relatif au nom de l'aéroport plus qu'à la ville, comme les aéroports parisiens : CDG pour Paris-Charles-de-Gaulle, ORY pour Paris-Orly et LBG pour Paris-Le Bourget.
Ces choix — libres ou contraints — rendent parfois la compréhension des codes AITA compliquée pour qui n'en connaît pas la clef. ARN est peu évocateur de Stockholm pour qui ne connait pas le nom complet de l'aéroport principal de la capitale suédoise : Aéroport de Stockholm-Arlanda (STO étant bien le code de Stockholm, mais désignant l'ensemble des aéroports de la ville).

Parmi ces codes peu intuitifs, celui de Kill Devil Hills (Caroline du Nord) mérite d'être signalé : FFA pour First Flight Airport (en), le lieu où les frères Wright effectuèrent le premier vol motorisé contrôlé d'un avion[5] le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1.  International Air Transport Association
  2. (en) IATA Coding Systems
  3. (en) IATA Airline Coding Directory
  4. (en) « Airport ABCs: An Explanation of Airport Identifier Codes », sur skygod.com, (consulté le 8 juillet 2015)
  5. cf. l'article Orville et Wilbur Wright pour ces définitions et notamment la différence avec le « vol » de Clément Ader

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]