Coco de Paimpol

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Coco de Paimpol
Image illustrative de l'article Coco de Paimpol
Haricots coco de Paimpol, cosses et grains
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Lieu d’origine Paimpol
Utilisation Alimentation humaine
Type de produit Légumes d'accompagnement
Classification AOC
Confrérie Confrérie du Coco de Paimpol
Saison De juin à octobre
Festivité http://cocodepaimpol.free.fr/index2.htm

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Coco de Paimpol

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Coco de Paimpol

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Coco de Paimpol

Le coco de Paimpol est une variété de haricot commun, récolté en gousses, bénéficiant depuis 1998 d'une appellation d'origine contrôlée, produit sur un territoire bien défini : le nord-ouest des Côtes-d'Armor dans la zone de Paimpol. Sa gousse doit contenir au moins 2 grains.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le haricot est cultivé en Bretagne depuis le XVIIIe siècle, mais il faut attendre 1928 pour qu'un marin de la Marine nationale[1], du nom d'Alban, rapporte d'Argentine des graines de coco[2] et les sème dans ses terres du Goëlo.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce haricot permet aux habitants de s’alimenter, alors que la région connaît une grave période de pénurie. Depuis lors, la production s'est étendue au Trégor et au Goëlo, et se stabilise actuellement autour de 6 000 à 8 000 tonnes de gousses par an.

Description[modifier | modifier le code]

Grains de cocos de Paimpol

Le coco de Paimpol est un haricot « demi-sec », facilement reconnaissable à la robe jaune paille et les petites marbrures violettes de sa cosse. Les grains sont blancs, d'une forme ovale presque ronde.

Ses qualités culinaires et son originalité (récolte manuelle des gousses) ont justifié l'attribution de la première appellation d'origine contrôlée décernée à un légume frais, en 1998.

Riche en fibres et vitamine B5, le coco de Paimpol contient aussi de la vitamine B1, du fer et des oligo-éléments et sa peau très fine ne provoque pas de flatulences.

Le coco est pauvre en glucides et riches en protides : 100 grammes de cocos fournissent 100 calories.

Il est commercialisé de juillet à octobre.

La récolte n'est pas mécanisée, mais effectuée à la main. De juillet à fin octobre, avec un pic de production de la fin août au début de septembre, la cueillette sollicite des ramasseurs connus sous le nom de « plumeurs ». D'un geste, ils arrachent la gousse mûre du pied de haricot, préalablement coupé ; ce geste est semblable à celui du plumage de la poule. Un bon plumeur peut récolter jusqu’à 150 kg de cocos par jour. Ils étaient rémunérés au kilo ramassé et non à l'heure jusqu'en mai 2017. Les syndicats ont obtenu un SMIC horaire sur la base de 120 kilos ramassés par jour.[réf. nécessaire]

Cuisine[modifier | modifier le code]

Il accompagne parfaitement un cabillaud en cocotte par exemple. Il est aussi apprécié en salade tiède, en gratin à la tomate[3]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Républicain Lorrain, « Un drôle de coco ! »,
  2. « Le coco de Paimpol », Union des coopératives de Paimpol et de Tréguier (consulté le 20 août 2010).
  3. « Gratin de coco de Paimpol » (consulté le 20 août 2010).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

« Confrérie du coco de paimpol » (consulté le 19 août 2010)