Coalition canarienne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Coalition canarienne
(es) Coalición Canaria
Image illustrative de l’article Coalition canarienne
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire général Fernando Clavijo
Fondation 1993
Siège Santa Cruz de Tenerife
Las Palmas de Gran Canaria
Slogan Soluciones para nuevos tiempos
Positionnement Centre[1] à centre droit[2],[3]
Idéologie Conservatisme[4]
Régionalisme[1]
Nationalisme canarien[5]
Affiliation européenne Parti démocrate européen
Couleurs blanc, bleu et jaune
Site web coalicioncanaria.org
Représentation
Parlement des Canaries
19  /  70
Conseillers municipaux
304  /  1402
Congrès des députés (Sièges canariens)
1  /  15
Sénat (Sièges canariens)
1  /  14

La Coalition canarienne (en espagnol : Coalición Canaria) est un parti politique nationaliste de centre droit des Îles Canaries, fondé en 1993.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

La CC est, au départ, une coalition politique constituée des partis suivants :

  • Groupements indépendants des Canaries (AIC) ;
  • Initiative canarienne nationaliste (ICAN) ;
  • Assemblée Majorera (AM) ;
  • Parti nationaliste canarien (PNC) ;
  • Centre canarien indépendant (CCI).

Tous représentés au Parlement régional, à l'exception du PNC, ils déposèrent une motion de censure contre le président du gouvernement régional, le socialiste Jerónimo Saavedra, en 1993. La motion fut adoptée et Manuel Hermoso fut élu à la tête de l'exécutif régional.

Actuellement[Quand ?][modifier | modifier le code]

Depuis son IIIe congrès, célébré en 2005, la Coalition canarienne est un parti politique, et non plus une coalition, ses composantes ayant décidé de s'auto-dissoudre. Son président est José Torres Stinga, tandis que son ancien porte-parole parlementaire, Paulino Rivero, préside le gouvernement régional en coalition avec le Parti populaire.

Régionales de 2003[modifier | modifier le code]

Lors des régionales de , le parti, emmené par Adán Martín, vice-président du gouvernement sortant, arrive nettement en tête avec 32,72 % des suffrages et 23 sièges sur 60. Il forme alors une alliance avec le Parti populaire (17 sièges) et reste à la tête de l'archipel pour quatre années supplémentaires.

Régionales de 2007[modifier | modifier le code]

La CC a obtenu un très mauvais résultat aux élections régionales de , arrivant en troisième position derrière le Parti socialiste, conduit par l'ancien Ministre de la Justice, Juan Fernando López Aguilar, et le Parti populaire, avec 23,69 % des voix et 17 élus. Cependant, un accord avec les conservateurs (15 sièges, mais 23,90 % des voix) a permis le maintien au pouvoir de la Coalition canarienne.

Au niveau national[modifier | modifier le code]

De 2004 à 2007, le parti a disposé d'un groupe parlementaire propre au Congrès des députés avec trois députés. En 2005, la Coalition doit faire face à la scission du député et ex-président du gouvernement régional, Román Rodríguez, qui crée un nouveau parti : Nouvelles Canaries. Celui-ci accepte de rester dans le groupe parlementaire, mais le quitte finalement en , obligeant les deux députés restants à intégrer, tout comme lui, le groupe Mixte de la chambre basse des Cortes Generales.

Il avait également son propre groupe au Sénat, grâce au prêt de sénateurs par le PSOE (ceux-ci s'inscrivaient au groupe parlementaire de la Coalition sans siéger physiquement avec ses sénateurs et sans respecter ses consignes de vote).

À la suite des élections générales du , le parti dispose de deux sièges dans chaque chambre (Congrès des députés et Sénat) et appartient donc au groupe Mixte dans chacune d'elles.

Pour les élections européennes de juin 2009, elle fait partie de la Coalition pour l'Europe, avec d'autres partis régionalistes.

Lors des élections générales espagnoles de 2011, elle conserve ses deux députés aux Cortes, avec 143 550 voix, 0,59 % (-0,09 %). Elle conserve également un sénateur, Alejandro Narvay Quintero, avec 262 668 voix, 1,18 %. Alejandro Narvay Quintero est membre individuel du Parti démocrate européen[6].

Pour les élections européennes de mai 2014, elle fait partie de la Coalition pour l'Europe, avec d'autres partis régionalistes dont le Parti nationaliste basque, Convergence démocratique de Catalogne et Union démocratique de Catalogne. La liste a obtenu 851 971 voix (+5,4 %) et trois sièges au Parlement européen. Elle a terminé à la troisième place dans les Îles Canaries avec 69 601 voix.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections générales[modifier | modifier le code]

Année Congrès des députés Sénat
Tête de liste Voix % Rang Mandats
11/2019a  Ana Oramas 123 981 0,51 15e
2  /  350
0  /  208

a Liste commune avec Nouvelles Canaries et le Parti nationaliste canarien.

Parlement des Canaries[modifier | modifier le code]

Parlement des Canaries
Année Voix % Sièges Rang Gouvernement Tête de liste
1995 261 672 32,83
21  /  60
1er Hermoso II Manuel Hermoso
1999 306 658 36,93
24  /  60
1er Rodríguez Román Rodríguez
2003 304 413 32,90
23  /  60
1er Martín Adán Martín
2007 226 122 24,17
19  /  60
2e Rivero I Paulino Rivero
2011 225 948 24,94
21  /  60
2e Rivero II Paulino Rivero
2015 166 979 18,25
18  /  60
1er Clavijo I Fernando Clavijo
2019 194 846 21,82
20  /  70
2e Opposition Fernando Clavijo
2023 201 401 22,08
19  /  70
2e Clavijo II Fernando Clavijo

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Wolfram Nordsieck, « Spain », sur Parties and Elections in Europe, (consulté le )
  2. Rodrigo F. Rodríguez Borges, « Xenophobic discourse and agenda-setting. A case study in the press of the Canary Islands (Spain) », Revista Latina de Comunicación Social, nos 17–20,‎ , p. 222–230 (DOI 10.4185/RLCS-65-2010-895-222-230-EN, lire en ligne)
  3. Fernando León Solís, Negotiating Spain and Catalonia : Competing Narratives of National Identity, Intellect Books, , 155 p. (ISBN 978-1-84150-077-5, lire en ligne), p. 127
  4. Angel Smith, Historical Dictionary of Spain, Scarecrow Press, , 784 p. (ISBN 978-0-8108-6267-8, lire en ligne), p. 174
  5. Ari-Veikko Anttiroiko et Matti Mälkiä, Encyclopedia of Digital Government, Idea Group Inc (IGI), , 1916 p. (ISBN 978-1-59140-790-4, lire en ligne), p. 394
  6. « Les membres individuels du Parti Démocrate Européen », sur pde-edp.eu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]