Club Suisse de la Presse

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Le Club suisse de la presse (en anglais : Geneva Press Club) est un regroupement de médias fondé le à Genève.

Histoire et buts[modifier | modifier le code]

Le club est créé en coopération avec le canton, la ville ainsi qu'un groupement des banquiers privés genevois et que la Société suisse de relations publiques (SSRP) dans le but de favoriser les échanges suisses et internationaux des milieux culturel, scientifique, politique et économique, ainsi que les médias suisses et étrangers installés en Suisse romande et dans ses alentours, notamment en France voisine.

Il accueille et informe les journalistes étrangers et organise de manifestations, des rencontres et confèrences de presse. Depuis 1997, le Club suisse de la presse a accueilli nombreuses personnalités suisses et internationales parmi lesquelles on trouve Ruth Dreifuss, Henry Kissinger, le Dalaï-lama, José Bové, Pascal Couchepin, Bernard Kouchner, Wole Soyinka, Mathieu Kérékou, Sepp Blatter, Nicolas Hayek, Bertrand Piccard, Kaspar Villiger, Joseph Deiss, Ruth Metzler, Micheline Calmy-Rey, Jean Ziegler, Amadou Toumani Touré, Klaus Schwab et Fidel Castro.

Le Club suisse de la presse compte en 2017 19 membres médias (journaux, radios, télévisions), 55 membres collectifs (collectivités publiques, entreprises, organisations internationales, ONG) et 175 membres individuels cotisants avec droit de vote. Près de 600 personnes dont une grande majorité de journalistes sont également membres. Le Club a été fondé par Guy Mettan qui en est le directeur depuis 1997. Pierre Ruetschi, ancien rédacteur en chef de la Tribune de Genève, lui a succédé dès le 1er septembre. [1]

Controverse[modifier | modifier le code]

En 2017, le Club suisse de la presse, et son directeur, Guy Mettan[2], attirent les critiques de Reporters Sans Frontières[3] et d'une partie de la presse suisse[4], en organisant une conférence sur les White Helmets (« Casques blancs » de la Défense civile syrienne), autour du témoignage de la blogueuse Vanessa Beeley. Vanessa Beeley est en effet connue pour son soutien à Bachar el-Assad et ses prises de positions[5] concernant les White Helmets[6], qu'elle accuse de lien avec le terrorisme.

Reporters Sans Frontières annonce son départ du Club suisse de la presse le 20 décembre 2017[7] en réaction à l'organisation de cette conférence. La subvention annuelle du Club suisse de la presse allouée par l'État de Genève est également remise en cause lors d'un débat au Grand Conseil[8],[9]. Suite à un amendement du Conseil d'État la séance plénière par 49 voix contre 17 décide de maintenir la subvention[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. O.B, « Pierre Ruetschi nommé directeur du Club suisse de la presse », TDG,‎ (ISSN 1010-2248, lire en ligne, consulté le 15 octobre 2019)
  2. « Guy Mettan à nouveau accusé de servir de relais à la propagande russe », rts.ch,‎ (lire en ligne, consulté le 3 janvier 2018)
  3. « Casques blancs syriens, Reporters sans frontières quitte le Club suisse de la presse », sur www.lameduse.ch (consulté le 3 janvier 2018)
  4. « Le Temps, Le Club suisse de la presse dans la tourmente syrienne », quotidien,‎ (lire en ligne, consulté le 3 janvier 2018)
  5. (en-GB) Olivia Solon, « How Syria's White Helmets became victims of an online propaganda machine », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 3 janvier 2018)
  6. « Les Casques blancs syriens sous le feu des trolls pro-Russes », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 janvier 2018)
  7. Simon Petite, « Une première défection au Club suisse de la presse », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2018)
  8. Simon Petite, « Coup de semonce contre le Club suisse de la presse », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2018)
  9. Eric Budry, « Le Club suisse de la presse perd 100 000 francs », tdg.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2018)
  10. David Haeberli, « Le Club suisse de la presse garde sa subvention », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2018)

Lien externe[modifier | modifier le code]