Cloyes-sur-le-Loir

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Cloyes-sur-le-Loir
Prieuré de Notre-Dame d'Yron  Inscrit MH (1929).
Prieuré de Notre-Dame d'Yron  Inscrit MH (1929).
Blason de Cloyes-sur-le-Loir
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Brou
Intercommunalité Trois Rivières
Statut Commune déléguée
Maire délégué Philippe Vigier (UDI)
2017-2020
Code postal 28220
Code commune 28103
Démographie
Population 2 833 hab. (2014)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 52″ nord, 1° 14′ 09″ est
Altitude Min. 92 m – Max. 152 m
Superficie 19,85 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Cloyes les Trois Rivières
Localisation

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Cloyes-sur-le-Loir

Cloyes-sur-le-Loir est une ancienne commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes et département limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cloyes-sur-le-Loir
Saint-Hilaire-sur-Yerre Montigny-le-Gannelon Autheuil
Villebout (Loir-et-Cher) Cloyes-sur-le-Loir
Saint-Jean-Froidmentel (Loir-et-Cher) Romilly-sur-Aigre

Site[modifier | modifier le code]

alternative textuelle
Carte de Cloyes-sur-le-Loir et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Cloyes-sur-le-Loir.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : d’argent au léopard de sable.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'ancien prieuré bénédictin de l'abbaye de Thiron fut fondé en 1115[réf. nécessaire]. L'église de Cloyes servit de halte aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle[réf. nécessaire]. En 1212, le jeune berger Estienne rassembla des jeunes (ou pauvres) de la région pour ce que l'on appela la croisade des enfants[réf. nécessaire].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Cloyes-sur-le-Loir fut érigée en ville par François Ier en 1545[réf. nécessaire].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Émile Zola s'inspira du lieu où il séjourna et de Romilly-sur-Aigre (Rognes) pour son roman la Terre[réf. nécessaire].

Article détaillé : Retirada.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la Guerre civile espagnole, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[1], dont Cloyes-sur-le-Loir[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[4].

Le , Cloyes-sur-le-Loir est intégrée à la commune nouvelle de Cloyes les Trois Rivières dont elle devient le chef-lieu, avec statut de commune déléguée[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 en cours
(au 30 avril 2014)
Philippe Vigier UDI Pharmacien, député depuis 2007
Président de la Communauté de communes des Trois-Rivières

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[6].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Hatzfeld (Allemagne)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 833 habitants, en augmentation de 5,24 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 404 1 587 1 512 1 768 1 984 2 160 2 324 2 650 2 687
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 530 2 456 2 625 2 366 2 336 2 317 2 464 2 378 2 341
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 183 2 228 2 227 2 004 2 059 1 874 1 945 2 226 2 074
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
2 315 2 478 2 552 2 653 2 593 2 636 2 641 2 761 2 833
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Carnaval Participatif : tous les ans, en mars, organisé par l'association Loups et Confettis.
  • Grande brocante et vide-greniers du 8 mai organisé par l'U.C.I.A du Pays Cloysien[11].
  • Les Estivales : Concerts gratuits sous le kiosque du parc Emile-Zola de juillet à mi-septembre organisés par la Municipalité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Georges est en partie romane. Son clocher date du XVe siècle  Inscrit MH (1927)[12], l'abside du XIIe siècle a été restaurée. On peut y voir une statue de saint Jacques en pierre du XIIe siècle ainsi qu'un Christ en bois du XVIe siècle.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Ancien prieuré de Notre-Dame d'Yron[modifier | modifier le code]

L'ancien prieuré de Notre-Dame d'Yron des XIIe et XIIIe siècles  Inscrit MH (1929)[13] possède une nef unique à bardeaux de bois. Les peintures murales XIIe siècle/XIVe siècle ont été restaurées au XXe siècle

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Bouville de Cloyes.
  • Château de Bouville.
  • Four à chaux, rue Jean-Chauveau (propriété privée), important four à chaux industriel de la fin du XIXe siècle, installé à flanc de coteau, parfaitement conservé et entretenu par ses propriétaires, sa cheminée et son gueulard sont visibles plus haut, avenue du 11-Novembre, en face du cimetière communal.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. « arrêté de création » (consulté le 31 mai 2016).
  6. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. U.C.I.A. du Pays Cloysien : Association des Commerçants de Cloyes et de ses environs.
  12. « Notice no PA00097080 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Ancien prieuré de Notre-Dame d'Yron », base Mérimée, ministère français de la Culture