Clos Jouve

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Le Clos Jouve est un haut lieu de la boule lyonnaise, situé dans le quartier de la Croix-Rousse, dans le 1er arrondissement de Lyon (entre le boulevard de la Croix-Rousse et la rue Pierre-Dupont) et le 4e arrondissement de Lyon[1] (entre le boulevard de la Croix-Rousse et la rue Anselme).

Il se compose de seize jeux de boule lyonnaise, mais également d'équipements sportifs (stade, gymnase, etc.).

Le clos Jouve est également le nom donné à un quartier, ainsi qu'à un ensemble d'immeubles construits au début du XXe siècle. Cet ensemble est au cœur des rues suivantes : rue Marie-Anne Leroudier, rue Carquillat, rue Pierre-Dupont et rue des Chartreux. La rue Maisiat et la rue Dominique-Perfetti sont également considérées comme étant au Clos Jouve.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, à l'ouest du plateau et sur les pentes de la Croix-Rousse, la Chartreuse du Lys Saint Esprit, fondée en 1585, occupe une vingtaine d'hectares. En plus des bâtiments, on y trouvait alors de nombreuses vignes.

Mais en 1791, les terrains des congrégations religieuses installées à la Croix-Rousse sont vendus comme bien nationaux. La première propriété mise aux enchères est celle des chartreux en septembre 1791[2].

C'est ainsi qu'au XIXe siècle, la famille Jouve se trouve propriétaire d'un terrain planté de vigne, bordant le rempart, et qu'elle vend au ministère de la Guerre[3]. Le désormais nommé "clos Jouve" sera alors utilisé par les militaires du fort Saint-Jean pour leurs manœuvres dès 1840. Une petite caserne (la caserne du Clos Jouve) y est même installée[4].

L'endroit délaissera progressivement ses activités militaires pour devenir au cours des années le plus grand terrain de boules de Lyon.

En 1850, la toute première société officielle de jeu de boule y est fondée. Elle se nomme « le Clos Jouve ».

Il est probable que l'endroit connaîtra au cours de cette période plusieurs noms. Alors que la "Société de jeu de boule" et la caserne font référence au "clos Jouve", il semble que le terrain ait également porté le nom de plateau de la Butte[5] (la butte en question, édifiée pour l'entraînement des arquebusiers, est celle qui a donné son nom à la montée de la Butte voisine).

En 1870, après la défaite de Sedan la République est proclamée à Lyon. Des troubles éclatent dans la ville, provoquant plusieurs exécutions, dont celle du commandant Antoine Arnaud qui sera fusillé sur la place d'armes du Clos Jouve le 20 novembre.

De 1928 à 1935, des habitations à Bon Marché sont construites sur la partie est de l’ancien terrain militaire. Les rues Carquillat et Leroudier sont ouvertes. le clos jouve est titulaire du titre de champion du monde de boule en 1948 avec la quadrette Charbonnier - Sotton - Valet - Vincent.

Une partie du Clos Jouve deviendra en 1954 le stade Roger-Duplat (en hommage à l'alpiniste lyonnais disparu tragiquement dans l'Himalaya en 1951), auquel viendra ensuite s'ajouter un gymnase.

La légende de Fanny[modifier | modifier le code]

La légende veut que la Fanny ait été une fille du quartier. Sur place, une sculpture immortalise la tradition qui veut qu’un joueur de boules n’ayant réalisé aucun point embrasse « le fondement » de Fanny.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Bus ou trolleybus TCL lignes 2, 13, 18, 45 et 61, arrêt Clos Jouve.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Boulodrome-du-Clos-Jouve sur le site officiel de la ville de Lyon
  2. Lyon sous le Consulat et l'Empire, Association lyonnaise d'histoire napoléonienne, sous la direction de Ronald Zins.
  3. Lyon ancien et moderne, par les collaborateurs de la Revue du Lyonnais
  4. Hygiène des grandes villes, de M.J. Marmy et Ferdinand Quesnoy
  5. Les rues de Lyon à travers les siècles : XIVe au XXe de Maurice Vanario et Henri Hours - 1990

Liens externes[modifier | modifier le code]