Climbach

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Climbach
Image illustrative de l'article Climbach
Blason de Climbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau-Wissembourg
Canton Wissembourg
Intercommunalité C.C. du Pays de Wissembourg
Maire
Mandat
Stéphanie Kochert
2014-2020
Code postal 67510
Code commune 67075
Démographie
Gentilé Climbachois, Climbachoises
Population
municipale
483 hab. (2014)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 05″ nord, 7° 51′ 04″ est
Altitude Min. 240 m – Max. 529 m
Superficie 7,15 km2
Localisation

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Climbach (Klimbach en allemand) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climbach est située près de Wissembourg, dans les Vosges du Nord. Le village appartient à la seigneurie des Puller de Hohenburg jusqu'en 1482, puis aux seigneurs de Sickingen jusqu'à la Révolution française. Il est situé au cœur du massif du Hochwald, dans les Vosges du Nord, à une altitude de 355 mètres.

Climbach est une bourgade montagnarde et pittoresque, ceinturée d'une belle forêt de 520 hectares. De Soultz-sous-Forêts, on y accède par le col du Pfaffenschlick. Climbach occupe 715 ha dont 277 sont propriété de la commune elle-même. Installé dans une clairière de défrichement à l'ouest du col du Pigeonnier, le village est entouré de toutes parts par la forêt qui couvre pas moins de 70 % de la surface de son ban.

L'aménagement à des fins militaires de la route de Wissembourg à Bitche au XVIIIe siècle contribue certes à sortir le village de son isolement, mais c'est au courant du XXe siècle que la situation évolue vraiment et désormais Climbach est surtout un lieu de résidence puisque plus de 70 % de la population active va travailler à Wissembourg, à Lembach et en Allemagne. Par ailleurs, la situation idyllique du village et l'existence de quelques belles maisons anciennes, datant essentiellement du XVIIIe siècle, favorisent évidemment les activités liées au tourisme et à l'hôtellerie, tant il est vrai que Climbach offre des conditions rêvées pour être lieu de villégiature et de repos.

Le village compte 505 habitants, chiffre qui n'a guère varié depuis la période de la Seconde Guerre mondiale. Si le plus populaire de ces habitants est l'ancien arbitre international Robert Wurtz[réf. nécessaire], remarquons aussi qu'Alfred Kastler, prix Nobel de physique en 1966, était d'ascendance climbachoise par sa mère Anna née Frey.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albert Dauzat, qui ne cite pas de forme ancienne, émet l'hypothèse que le premier élément Clim- représente le germanique klein « petit » et le second -bach, le germanique bach « ruisseau », d'où le sens global de « petit ruisseau »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Climbach

Les armes de Climbach se blasonnent ainsi :
« D'argent au cœur de gueules, transpercé de deux flèches d'azur passées en sautoir, la pointe en bas. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2009 Charles Heckel[3]    
mai 2009 en cours Stéphanie Kochert UMP Conseillère départementale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 483 habitants, en diminution de -6,4 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
249 323 369 484 507 583 583 561 575
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
470 481 463 411 424 414 443 449 443
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446 468 458 426 417 426 520 463 536
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
443 458 459 514 480 516 518 507 483
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune tire son économie du tourisme.[réf. nécessaire]

La chapelle Kappelbronn et sa source Climbronn[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle de Climbach.

Les ruines de la chapelle dominent le village. L'histoire de cette chapelle dit que ce sanctuaire chrétien aurait été construit sur un sanctuaire païen et qu'une première chapelle en bois aurait été édifiée par un ermite, Richard, à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. La réputation de sa source, dite Climbronn, pour ses propriétés curatives, fit qu'au Moyen Âge le site devint un lieu de pèlerinage. Seule la petite source qui coule au pied des vestiges du sanctuaire est restée célèbre, d'où le surnom du site : Kappelbronn, la fontaine de la chapelle.

Une deuxième chapelle, en grès rose, fut construite sur le site, un siècle plus tard, par les moines cisterciens de Pfaffenbronn. La reconstruction fut entreprise au XIVe siècle et ce sont les vestiges de cette époque qui subsistent encore aujourd'hui. Selon une autre version, ce seraient les habitants de Climbach eux-mêmes, qui, vivant sous la protection des Seigneurs du Fleckenstein, auraient édifié cette chapelle en l'honneur de saint Fridolin et de la Sainte Vierge. Comme par miracle, l'arc triomphal enjambe toujours l'espace et marque le lieu.
En revanche, toutes les théories s'accordent à reconnaître qu'elle fut probablement détruite au cours de la guerre de Trente Ans par l'armée suédoise. Il semble également que c'est à cette époque que les survivants du village, qui se tenait sur les hauteurs, se sont réfugiés à Wingen et que leurs successeurs, protestants, les Seigneurs du Fleckenstein étant devenus luthériens, s'établirent plus bas dans la vallée à l'emplacement du village actuel. Avec l'introduction de la Réforme dans la contrée, le pèlerinage tomba dans l'oubli et en ruine.
Les fouilles ont permis de déterminer que cette chapelle avait une nef de 11,80 m de long pour 8,20 m de large, accolée à un chœur de 7,70 m de long, à l'ouest duquel était accolé une sacristie. Seuls subsistent aujourd'hui l'arc ogival séparant l'ancienne nef du chœur et une partie des murs de la chapelle du XIVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 197a
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] « Liste des maires du Bas-Rhin au 1er avril 2008 », sur http://www.bas-rhin.pref.gouv.fr, (consulté le 22 mai 2009)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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