Clavier téléphonique

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Clavier téléphonique en 2008

Un clavier téléphonique est un type de clavier équipant les terminaux téléphoniques et dont la fonction principale est de composer les numéros.

Histoire[modifier | modifier le code]

John Karlin, psychologue américain travaillant aux Bell Labs, est l'inventeur dans les années 1960 du clavier téléphonique à touches (en) (pavé « 3 par 5 » )[1], après une étude rédigée en 1960 par des chercheurs du Laboratoire Bell (prenant en compte comme critères la vitesse de saisie, le taux d'erreurs mais aussi l'intérêt porté par les utilisateurs sur la disposition des touches)[2], étude se basant sur les travaux de Alphonse Chapanis (en), pionnier de l'ergonomie et du design industriel[3].

Configuration[modifier | modifier le code]

Configuration historique[modifier | modifier le code]

Sa configuration est similaire à celle des claviers de calculatrice ou des extensions numériques des claviers d'ordinateur, à la différence que la disposition des chiffres est inversée, c'est-à-dire commençant par le haut et non par le bas. Chaque touche numérique a aussi une valeur alphabétique. Autrefois, ces valeurs étaient réparties comme suit[4] :

Évolution du cadran vers le clavier
Cadran Téléphonique Modèle Administratif 1927 avec Disque d'Appel Normalisé En Laiton Nickelé.
1
2
abc
3
def
4
ghi
5
jkl
6
mn
7
prs
8
tuv
9
wxy
* 0
oqz
#
R BIS
Téléphone britannique années 1950s
Téléphone à touche GPO 726 en 1967
Cadran téléphonique  d'origine Transposition des chiffres et des lettres sur un clavier (disposition) Téléphone britannique années 1950s Téléphone à touche GPO 726 en 1967


et permettaient de faire correspondre l'indicatif du central téléphonique en région parisienne (trois premières lettres du nom) au chiffre correspondant (exemple : 225 pour BALzac, 027 pour OBServatoire, 700 pour ROQuette).

Touches sans lettre[modifier | modifier le code]

Claviers modernes ITU E 1.161[modifier | modifier le code]

Un temps disparu sur la gravure des touches, cette correspondance alphabétique est de nouveau visible, surtout depuis l'utilisation des claviers des téléphones mobiles pour rechercher un nom dans son répertoire ou pour rédiger des SMS. Toutefois, les lettres sont réparties différemment :

clavier plus moderne
1
2
abc
3
def
4
ghi
5
jkl
6
mno
7
pqrs
8
tuv
9
wxyz
* 0 #
R BIS
Disposition des lettres sur le clavier d'un téléphone moderne en conformité avec les normes de l'UIT.
Clavier téléphonique au standard ITU E 1.161 International utilisé pour la messagerie textuelle
Disposition du clavier Disposition des lettres sur le clavier d'un téléphone moderne en conformité avec les normes de l'UIT Clavier téléphonique au standard ITU E 1.161 International utilisé pour la messagerie textuelle


Les claviers téléphoniques comportent aussi des touches permettant de prendre la ligne, de raccrocher, de recomposer (bis) ou de naviguer dans des menus affichés sur un écran.

Noter que la touche « # » est souvent appelée à tort dièse, alors qu'il s'agit d'un croisillon, puisque la forme correcte du dièse est ♯ .


Pour l'ensemble des pays suivant ce standard, la Recommandation UIT-T E.161 dénommée «Disposition des chiffres, des lettres et des symboles sur les appareils téléphoniques et les autres dispositifs permettant d'accéder au réseau téléphonique» donne la disposition des chiffres sur le cadran ou le clavier ainsi que des détails annexes, comme la taille des touches, leur marquage tactile, leur nombre, ou les lettres alphabétiques qui y sont associées[5]

Autres pays[modifier | modifier le code]

Les claviers téléphoniques ont des configurations différentes suivants les langues et les pays:

Historique de la Recommandation[modifier | modifier le code]

'Edition Recommendation Approbation Commission d'études ID unique*
1.0 ITU-T E.29 1958-11-24 11.1002/1000/7089
2.0 ITU-T E.29/Q.11 1960-12-16 11.1002/1000/6055
3.0 ITU-T E.29/Q.11 1964-06-26 11.1002/1000/5645
4.0 ITU-T E.161/Q.11 1968-10-25 11.1002/1000/5642
5.0 ITU-T E.161/Q.11 1972-12-15 11.1002/1000/5640
6.0 ITU-T E.161/Q.11 1976-10-08 11.1002/1000/5634
7.0 ITU-T E.161/Q.11 1980-11-21 11.1002/1000/5555
8.0 ITU-T E.161/Q.11 1984-10-19 11.1002/1000/3145
9.0 ITU-T E.161 1988-11-25 11.1002/1000/411
10.0 ITU-T E.161 1993-03-12 I 11.1002/1000/412
11.0 ITU-T E.161 1995-05-16 11.1002/1000/4450
12.0 ITU-T E.161 2001-02-02 2 11.1002/1000/5344
12.1 ITU-T E.161 (2001) Amd. 1 2014-06-06 2 11.1002/1000/12100

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Margalit Fox, « John E. Karlin, Who Led the Way to All-Digit Dialing, Dies at 94 », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  2. (en) R. L. Deininger, « Human Factors Engineering Studies of the Design and Use of Pushbutton Telephone Sets », The Bell system technical journal, vol. XXXIX, no 4,‎ , p. 995-1012 (lire en ligne)
  3. (en) M. C. Lutz & A. Chapanis, « Expected locations of digits and letters on ten-button keysets », Journal of Applied Psychology, vol. 39, no 5,‎ , p. 314-317
  4. Source : Poste Amarys 100, France Telecom 1993
  5. Recommandation UIT-T E.161 dénommée «Disposition des chiffres, des lettres et des symboles sur les appareils téléphoniques et les autres dispositifs permettant d'accéder au réseau téléphonique» www.itu.int/rec/dologin_pub.asp?lang=e&id=T-REC-E.161-200102-I!!PDF-F&type=items

Articles connexes[modifier | modifier le code]