Clavier modèle M

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Clavier modèle M IBM , Part no. 1391401, fabrication 1989
Clavier Unicomp Customizer 104 (UNI0P46), fabrication avril 2005.

Le clavier modèle M (M comme modified) est le clavier de 102 touches (en Europe; 101 aux États-Unis) introduit par IBM en 1984 pour accompagner le PC/AT, caractérisé par une disposition en T inversé des flèches de navigation, contrairement au premier clavier de PC sur lequel elles étaient en croix. Ses touches fonctionnelles sont mieux séparées des touches frappant les caractères; enfin, la touche Alt droite est remplacée par AltGr donnant un accès plus aisé aux caractères exigeant un Ctrl-Alt sur l'ancien clavier, comme "\", ou l'usage d'Alt + 3 caractères du pavé numérique, comme "{", "}"...

Il fut ensuite fourni avec le PC/XT 286 (nom d'un PC/AT dans le châssis d'un PC standard), et enfin en standard avec les PS/2 en 1987, sa fiche DIN de raccordement étant alors remplacée par une fiche mini-DIN.

Ce clavier est devenu une référence de solidité et de « toucher ».

Vers le milieu des années 1990, les souris ont supplanté le clavier comme principale interface de communication avec la machine ; les deux qualités du modèle M sont devenues des critères marginaux et le modèle M, lourd, bruyant et cher (plus de 1 000 francs hors taxes), fit figure de dinosaure aux côtés des nouveaux claviers à course courte, légers, silencieux et de prix beaucoup plus abordable. Au milieu des années 2000, il se mit cependant à connaître un regain de faveur[1] pour sa robustesse et la qualité incomparable de son toucher.

Côté robustesse, il obéissait en effet au même cahier des charges que le clavier de l'IBM 3278, qui exigeait un fonctionnement sans maintenance pendant 8 ans à raison de 8 heures par jour, 240 jours par an et avec 9 600 frappes à l'heure. Quant au toucher, la conception du modèle M vise à reproduire les sensations des meilleures machines à écrire électriques de l'époque. La solution retenue est le célèbre « buckling spring » : chaque touche est équipée d'un ressort en acier dont la mise en compression, partiellement non guidée, passe par un point de rupture qui provoque à la fois la frappe, le bruit si caractéristique et un retour de frappe inimitable dans les doigts.

IBM n'a jamais introduit les 3 touches Windows 95 sur les claviers M (non plus que sur les Thinkpads), sans donner d'explication. Peut-être pour ne pas faire de publicité à la concurrence (IBM poussait de son côté OS/2, pas Windows), peut-être aussi pour garder la barre d'espace plus accessible en touch-typing; peut-être enfin parce que ne les jugeant pas réellement utiles, leurs fonctions étant accessibles par des combinaisons de touches existantes.

Notes et références[modifier | modifier le code]