Claveisolles

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Claveisolles
Claveisolles
Vue du bourg au début du XXe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Thizy-les-Bourgs
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Ouest Rhodanien
Maire
Mandat
Dominique Despras
2014-2020
Code postal 69870
Code commune 69060
Démographie
Gentilé Claveisolliens
Population
municipale
664 hab. (2016 en augmentation de 5,06 % par rapport à 2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 03″ nord, 4° 29′ 41″ est
Altitude Min. 394 m
Max. 886 m
Superficie 28,33 km2
Localisation

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Claveisolles est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Claveisolles
Poule-les-Écharmeaux Poule-les-Écharmeaux Saint-Didier-sur-Beaujeu
Saint-Nizier-d'Azergues Claveisolles Marchampt
Saint-Nizier-d'Azergues Lamure-sur-Azergues Le Perréon
Vaux-en-Beaujolais

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Issu du latin claves solis, qui a donné le nom de Cluylesiolis au Haut Moyen Âge, Claveisolles signifie « les clefs du soleil ». L'internat de l'école Notre-Dame, qui a succédé à la manécanterie, a d'ailleurs choisi de se nommer Foyer des Clefs du Soleil.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Aucune trace d'occupation n'est attestée pendant la période romaine, tant au niveau archéologique que bibliographique[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Renaissance[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Comme de nombreux villages du Beaujolais et du Lyonnais, Claveisolles a été touché par la Révolution essentiellement à travers la paroisse. Un prêtre jureur de sinistre mémoire fut installé dans la paroisse, et fit tant de tort aux villageois, attachés à leurs prêtres non schismatiques, que ceux-ci le dénoncèrent aux autorités. À l'instar de Saint-Just-d'Avray, Claveisolles, village de montagne, a caché des prêtres réfractaires tout au long de la Terreur, qui fit de nombreuses victimes parmi le clergé et les croyants en haute vallée d'Azergues[2].

Le XIXe siècle, la « grande époque de Claveisolles »[modifier | modifier le code]

Au sortir de la Révolution et tout au long du XIXe siècle, Claveisolles fut le théâtre d'un grand élan missionnaire qui vit naître la congrégation des Sœurs de l'Enfant-Jésus, à l'initiative de mère du Sablon, fille du châtelain de Claveisolles, et de l'abbé Rozet, son confesseur et curé de la paroisse. Le couvent est alors bâti sur le terrain de Valany, appartenant à Joséphine du Sablon, en religion sœur de l'Immaculée Conception. Les sœurs de l'Enfant-Jésus de Claveisolles étaient des religieuses-enseignantes, dont la vocation était d'instruire les populations rurales privées d'instruction. La congrégation fut à l'origine de la fondation de près de cent écoles dans les départements du Rhône et de la Loire au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Les lois anticléricales de la fin du siècle et celles du début du suivant mettront à mal la communauté, contrainte de laïciser progressivement ses écoles et interdite d'en ouvrir de nouvelles, alors que les fondations étaient florissantes. La République attendra patiemment la retraite des religieuses en poste pour laïciser leurs écoles, récupérant le fruit de leurs efforts à peu de frais et se donnant le temps de trouver des enseignants laïcs qualifiés, non sans avoir au préalable interdit aux religieuses de porter l'habit. Les religieuses de l'Enfant-Jésus feront donc face plusieurs fois au choix douloureux de renoncer à leur vocation ou de la poursuivre sous un habit laïc. Nombre d'entre elles se retrouvèrent dénuées de tout, du fait des lois qui se succédèrent des années 1880 jusqu'au début du XXe siècle.

Vers 1911, les religieuses de Claveisolles, dont le couvent avait été confisqué, parvinrent à le racheter. Le couvent avait pourtant été bâti sur les propres fonds de la fondatrice. Les religieuses de Claveisolles continuèrent d'enseigner longtemps au collège de filles de Claveisolles, aujourd'hui collège Notre-Dame de Claveisolles. En 1970, les religieuses rejoignirent la communauté des Sœurs du Monde Rural, puis au début des années 2000, la communauté du Prado. Les religieuses de Claveisolles, en nombre déclinant, ont quitté leur couvent à l'automne 2012, après plus de cent-cinquante années de présence au cœur du village.

L'autre grande œuvre missionnaire de Claveisolles fut son école cléricale, fondée en 1860 par l'abbé Rozet, curé de Claveisolles et aumônier des religieuses du couvent. Cette école, rapidement devenue manécanterie, avait vocation à donner une instruction nécessaire aux jeunes garçons qui se destinaient au séminaire. Il faut cependant noter que nombre d'entre eux demeurèrent à l'état laïc après leur passage à la manécanterie. À la fin du XIXe siècle, plus de 70 prêtres étaient sortis des murs de la manécanterie, nombre considérable pour un village de la taille de Claveisolles. Parmi ces prêtres, plusieurs évêques et de nombreux missionnaires, dont certains étaient natifs de Claveisolles. La manécanterie fonctionna jusque dans les années 1960 sous sa forme originale, avant que l'instauration de la mixité en France ne change cet état. L'école des filles tenue par les religieuses devint ainsi un collège mixte quand la manécanterie se changea en internat, le "Foyer des Clefs du Soleil"[3].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 11 août 1944, des Stuka allemands bombardent le hameau de la Douzette, faisant cinq morts.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Claveisolles Blason D'or à la tour de sable, ouverte et ajourée du champ, accostée de deux sapins de sinople fûtés de sable; au chef d'azur charge de trois épis de blé d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1907 1919 Du Sablon   Propriétaire du château de Claveisolles
1919 1935 Rémy Dumontet    
1935 1946 (†) Jean Roux   Décédé en fonction
1946 1969 (†) Louis Sambardier   Décédé en fonction
1969 1983 Marcel Bajard   Lieutenant-colonel en retraite
1983 1995 André Sambardier    
1995 2008 Marcelle Debarnot    
2008 2014 Gérard Poulenard    
2014 En cours Dominique Despras MoDem Conseiller régional
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de l'Ouest Rhodanien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 664 habitants[Note 1], en augmentation de 5,06 % par rapport à 2011 (Rhône : +5,26 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0947441 0611 0831 2261 3001 3691 3201 235
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2571 2201 1461 0491 0441 0461 0211 0371 181
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
984979938810776761777818780
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
619562523503519554582636658
2016 - - - - - - - -
664--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École primaire publique ;
  • École primaire Notre Dame de Claveisolles ;
  • Collège Notre-Dame de Claveisolles ;
  • Internat Les Clefs du Soleil (pour le collège et l'école Notre-Dame).

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Claveisolliens disposent de l'église Saint Laurent, rattachée au diocèse de Lyon, et dont le clocher dépend de la paroisse Saint-Joseph d'Azergues. Le village dispose également du couvent des sœurs de l'Enfant-Jésus, aujourd'hui sœurs du Prado. L'internat Les Clefs du Soleil, ex-manécanterie, dispose également d'une chapelle où la messe est parfois célébrée pour les élèves et enseignants du collège Notre-Dame. Enfin, des documents font mention de la chapelle qui existait autrefois sur les pentes du mont Soubran, lieu d'un pèlerinage populaire très fréquenté. On peut enfin mentionner les madones qui dominent les collines de la commune, aux côtés des nombreuses croix de mission, parmi lesquelles la madone de Viri.

Santé[modifier | modifier le code]

Au 3 juillet 2013, aucun praticien en médecine générale n'est installé dans la commune. Des médecins sont installés dans les communes voisines de Poule-les-Echarmeaux et de Lamure-sur-Azergues.

Festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête des Conscrits ou « Fête des Classes ».
  • Fête des Blaise.

Fête populaire du Beaujolais jusqu'à la Dombes au début du XXe siècle, cette tradition s'est perpétuée à Claveisolles. On fête ce jour là Saint-Blaise, patron des laboureurs : Saint Blaise de Sébaste est fêté le 3 février, selon le calendrier romain. Il est vénéré dans l'Est de la France (Alsace et Lorraine), dans le Poitou, ainsi que dans certains villages du Sud-Est comme le montre la présence de cette fête à Claveisolles. Saint Blaise étant patron des laboureurs, il est d'usage de lui confier la protection du bétail et des récoltes. Il est également patron des animaux, des cardeurs, des menuisiers, des meuniers, des tailleurs d’habit et des tisserands[9]. Avec la mécanisation et la quasi-disparition des laboureurs traditionnels, saint Blaise est considéré plus largement comme le patron des artisans et des travailleurs. Selon le dicton, « si le jour de la Saint-Blaise est serein, bon temps pour le grain ».

Sports et associations[modifier | modifier le code]

Claveisolles dispose de différents terrains et installations de sport.

  • Le club de tennis dispose d'un terrain en dur en extérieur. C'est le Tennis Club qui gère le terrain et qui organise des tournois.
  • Les différentes catégories d'âge du club de basket disposent d'un terrain en extérieur. L'Association Sportive de Claveisolles est engagée dans le championnat du Rhône[10].
  • Les amateurs de pétanque disposent de deux terrains, en plus du tour de la salle des fêtes, utilisé traditionnellement.
  • La société de pêche de Claveisolles fournit des permis permettant de pêcher dans l'Azergues, entre Lafont et Claveisolles, ainsi que dans les ruisseaux de la commune.
  • La société de chasse compte de nombreux adhérents. À Claveisolles, on chasse essentiellement le sanglier et le chevreuil.

Claveisolles compte aussi plusieurs associations, dont les suivantes :

  • Le Comité des Fêtes organise marches pédestres, poule au pot, intervillage.
  • Le Soubran, association de jeunes, âgés de 18 à 30 ans. Elle organise de nombreuses manifestations comme la foire de Pentecôte, des bals et des soirées dansantes.
  • Le Sou des Écoles.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Bar-tabac, presse, dépôt de pain "Nouveau Départ"
  • Bar-restaurant "les Douglas"
  • Poste

Culture et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent de Claveisolles.
  • Église Saint-Laurent. La date mentionnée sur le fronton, 1827, renvoie à la réfection de l'église, entreprise par l'abbé Rozet, un an après son installation à Claveisolles. De l'ancienne église, il n'a conservé que le chœur qui doit remonter au XVe siècle, selon Mgr Cristiani, "car il porte les marques d'un flamboyant discret et élégant"[11], voire au XII° selon l'abbé Vachet[12] et selon Théodore Ogier qui note le chœur "à plein cintre" et ses "nervures ogivales". À ce chœur furent accolées les trois nefs que nous connaissons aujourd'hui. Quant à l'autel, il renferme depuis 1968 et les aménagements entrepris par l'abbé Fournel, les reliques des saints martyrs romains Caesarius et Censorinus. L'autel a été consacré le 19 mai 1968 par Mgr Matagrin. C'est au cours des aménagements successifs entrepris à l'époque de l'abbé Fournel et par la suite, qu'ont disparu les statues ornant les piliers (sainte Thérèse, saint Antoine, etc.), le banc de communion, la chaire, ainsi que les ornements des autels latéraux, parmi d'autres changements.
  • Château du Sablon. Successivement propriété des Viry de Claveisolles, des comtes de Thy, des Couppier, puis des Berger du Sablon, la construction du château de Claveisolles remonte à 1624[13]. C'est Jean-Pierre Couppier de Claveysolle, qui en 1777, agrandit le château.
  • Couvent de Claveisolles.
  • Les plus hauts douglas d'Europe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gilles Couppier de Claveysolle, chimiste. Proche du célèbre mathématicien et physicien français André-Marie Ampère.
  • Mère du Sablon.
  • Abbé Rozet.
  • Camille Berger du Sablon.
  • Emmanuel Berger du Sablon.
  • Mgr Jean-Pierre Rey (1858-1930), archevêque de Tokyo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 193
  2. http://claveisolles.wordpress.com/histoire/revolution-francaise/
  3. http://claveisolles.wordpress.com/histoire/le-xix-epoque-faste-pour-claveisolles/
  4. http://claveisolles.wordpress.com/personnages/maires-et-adjoints-au-maire-de-claveisolles/
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. http://ccha.fr/wp-content/uploads/2012/01/Genevi%C3%A8ve-Millet-F%C3%AAtes-patronales-et-de-quartier.pdf
  10. http://www.basketrhone.com/les_clubs/liste_des_clubs.html
  11. A l'écoute du monde rural. Une grande fondatrice, Mère du Sablon, France-Empire, 1964, p. 35.
  12. Abbé Adolphe Vachet, Les paroisses du diocèse de Lyon : archives et antiquités, Édition l'Abbaye (Lérins), 1899.
  13. Théodore Ogier, La France par cantons et par communes. Département du Rhône. Arrondissement de Villefranche : Canton d'Anse, 1892.