Claude Yvon

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Claude Yvon
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Abbé
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Religion

Claude Yvon, né le à Mamers et mort vers la fin de novembre 1789[1] à Paris, est un théologien et encyclopédiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

L’abbé Yvon est tonsuré au Mans le 19 septembre 1732.

A Paris, il est répétiteur en théologie et prépare les étudiants en théologie à la rédaction de leur thèse.

C’est dans l’Encyclopédie de Diderot et D'Alembert que débute l’abbé Yvon. Avec l'abbé Mallet, il est chargé de la rédaction des articles de théologie. Il est l'auteur d'au moins vingt articles, dont « âme », « athée », « Spinoza  ». On n'en connaît pas le nombre exact, parce que, après 1752, ses articles sont publiés sans sa signature.

Il y soutint les vérités de la religion sans y mettre aucune hérésie, mais il tenta de les prouver par la méthode des Philosophes.

Ses liens avec D’Alembert et Diderot le firent soupçonner d’avoir pris part à la fameuse thèse que l’abbé de Prades soutint le .

Sous la menace d’une lettre de cachet, il s’enfuit à Amsterdam avec l'abbé de Prades en février 1752. Il travaille chez l'éditeur Marc Michel Rey comme correcteur d'épreuves, dont celles du Discours sur les fondements de l'inégalité parmi les hommes, de Jean-Jacques Rousseau. Il contribue à la création de la loge maçonnique "Concordia Vincit Animos", dont il est pour quelques temps l'orateur principal.

En 1755, Yvon est à Liège, où il est éditeur du Journal Encyclopédique de Pierre Rousseau. Le clergé de la ville n'appréciant pas les articles de ce périodique, Yvon et Rousseau s'enfuient précipitamment en septembre 1759. Ils sont acueillis par le comte Charles de Cobenz à Bruxelles, où ils poursuivent la publication du périodique. Lorsque Rousseau quitte Bruxelles pour Bouillon, Yvon poursuit ses activités journalistiques en contribuant à plusieurs périodiques appartenant à Jean-Henri Maubert de Gouvest.

Yvon revient à Paris au début de 1762, où il tente de rentrer dans les faveur de l'archevêque, Christophe de Beaumont, en rédigeant quinze Lettres à M. Rousseau, pour servir de réponse à sa lettre contre le mandement de l'archevêque de Paris. Les deux premières sont publiées en 1763. De décembre 1766 à juin 1770, Yvon est rédacteur au Journal de l'agriculture, dont le directeur est alors François Véron Duverger de Forbonnais, sarthois comme lui.

De 1769 à 1782, il vécut chez le marquis de Voyer dans son château des Ormes. Pendant cette période, il passa beaucoup de temps à rédiger des monographies sur l'histoire de l'Eglise, dans le but d'obtenir une cure ou une autre fonction qui lui permette de vivre. Il fut pendant quelque temps bibliothécaire du marquis. Cette bibliothèque, logée dans un bâtiment spécialement dévolu à cet objet, abritait 3 000 volumes sur deux étages.

Vers 1782, il obtient enfin une fonction : un canonicat de la cathédrale de Coutances. Peu avant, il est nommé à la fonction d’historiographe du comte d'Artois.

Publications[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Liberté de conscience resserrée dans des bornes légitimes, Londres, 1754-55, 3 part, in-8°.
    Yvon y conseille à l’État de se montrer indifférent en matière de religion et à l’Église de lutter avec vigilance contre les ennemis de la foi.
  • Lettres à Rousseau, pour servir de réponse à sa lettre contre le mandement de l’archevêque de Paris ; Amsterdam, 1763, in-8°.
  • Abrégé de l'histoire de l'Eglise depuis son origine jusqu'à nos jours ; Paris Panckouke, 1761-1767, réédité sous le titre Discours généraux et rationnés sur l’histoire de l’Église, Amsterdam (Paris), 1768, 3 vol. in-12.
  • Accord de la philosophie avec la religion, prouvé par une suite de discours relatifs à treize époques, Paris, Moutard, 1776, in-12.
  • Histoire Philosophique de la religion, Liège, Plomteux, 1779, in 8°, 2 vol.
  • Accord de la philosophie avec la religion, ou l'histoire de la religion divisée en douze époques, Paris, Valade, in 8°, 1782
  • Histoire de la religion où l'on accorde la philosophie avec le christianisme, Paris, Valade, 2 vol. 1785

Source[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, t. 46, Paris, Firmin-Didot frères, 1866, p. 917-8.
  • Pierre Davoust et Emmanuel Davoust, Claude Yvon, un abbé écrivain et journaliste au siècle des Lumières, Bulletin de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe, n°902, 2015, pp.77-108

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

http://abbe.yvon.free.fr