Claude Revel

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Claude Revel
Image illustrative de l'article Claude Revel
Fonctions
conseillère maître en service extraordinaire à la Cour des comptes
En fonction depuis le
déléguée interministérielle à l’intelligence économique
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Conakry (Guinée)
Diplômée de Ecole Nationale d'Administration (1980)
Site web www.clauderevel.com

Claude Revel est une ancienne élève de l'Ecole nationale d'administration (promotion 1980), diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et de Droit des affaires (université de Nice puis Paris II), déléguée interministérielle à l’intelligence économique de juin à 2013 à juin 2015 et conseillère à la cour des comptes depuis juin 2015.

Carrière[modifier | modifier le code]

Après des débuts dans l'administration française (Équipement, Commerce extérieur, Affaires étrangères), elle devient l'une des pionnieres de l'intelligence économique en France en créant en 1989 une cellule mutualisée de veille puis d'intelligence économique, l'OBSIC, entre les entreprises majors de la construction française et sous l'autorité directe d'un président d'une de ces grandes entreprises. Devenue également Directrice générale du SEFI, Claude Revel a ainsi exercé avec Jean-Claude Jammes (PDG de SAE), Alain Dupont (PDG de Colas), André Jarrosson (PDG de GTM) et Jean Monville (PDG de SPIE). Elle a enfin de 2000 à 2003 exercé concomitamment la direction de la CICA, Confederation of International Contractors'Associations[1] sous l'autorité de présidents allemand (Dr Thomas Rogge) et indien (Dr Subba Rao). Durant ces périodes, elle a travaillé quotidiennement et sur le terrain de la régulation et de la négociation, avec les « parties prenantes » de la mondialisation, organisations internationales, grandes entreprises, ONG, think tanks… en Europe et dans le monde.

Fin 2003, elle crée son propre cabinet IrisAction spécialisé dans l'intelligence internationale professionnelle pour les acteurs économiques, l'anticipation, l'influence normative, la diplomatie économique. Dans ce cadre, elle met à profit son expertise et travaille avec des entreprises et organisations de secteurs très divers, toujours sur des problématiques internationales, de commerce (barrières non tarifaires), investissement (climat des affaires), image (influence et advocacy), de responsabilité sociale, etc.

En septembre 2008, elle devient parallèlement Professeur affiliée à la SKEMA Business School, responsable du mastère spécialisé Intelligence économique.

De septembre 2011 à juin 2013, elle dirige le Centre Global Intelligence & Influence (GIISK) de SKEMA Business School, mastère spécialisé, formations, conseil, partenariats avec les entreprises et think tank.

De juin 2012 à juin 2013, elle est également administrateur indépendant de la société Clasquin (cotée sur Alternext et spécialisée en logistique internationale).

En septembre 2012, Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, lui confie une mission de réflexion et de propositions sur le « développement de la présence internationale et [le] positionnement de la France en matière de normes ». Le rapport, intitulé « Développer une influence normative internationale stratégique pour la France » est remis officiellement au ministre en janvier 2013[2].

Le 29 mai 2013, elle est nommée Déléguée interministérielle à l'intelligence économique (D2IE)[3] en Conseil des ministres et succède ainsi à Olivier Buquen. Claude Revel quitte toutes ses activités privées en juin 2013. Ce poste est alors rattaché directement au Premier ministre et sa faculté de mobilisation interministérielle est accrue par le décret du 22 août 2013. Sa mission consiste à informer et anticiper pour le compte de l’État, à préserver le patrimoine matériel et immatériel, influencer les instances internationales et à sensibiliser le monde académique à ces thématiques.

Dans une interview du 16 juin 2016, elle dit avoir été “éjectée”de ce ce poste le 25 juin 2015 car elle marchait trop sur les plates-bandes de Bercy[4].

Par décret en date 25 juin 2015[5], elle est alors nommée conseillère maître en service extraordinaire à la Cour des comptes[6] et quitte son poste de Déléguée interministérielle.


À côté de ses activités professionnelles, Claude Revel a été conseillère du commerce extérieur de la France (CCE, mandat public bénévole attribué à des experts du secteur privé) de 1996 à 2013, membre du Conseil d'administration des CCE et, notamment, vice-présidente dans ce cadre de la Commission Droit et influence internationale de la France, administrateur de la Revue défense nationale, membre de la Fondation pour le Droit continental, du Business Industry Advisory Committee (BIAC) auprès de l'OCDE, Groupe de travail de l'Institut XERFI, anciens IHEDN Intelligence Economique, de l'Institut Français des Administrateurs, du CF2R.

Elle est aujourd'hui membre du Cercle Turgot, du comité stratégique de l'Institut Friedland, du Conseil d'administration du pôle de compétitivité Cap Digital, du Cercle de l'Industrie, du think tank Synopia, de l'Institut de l'Iconomie, du CF2R et invitée régulière du Cercle des Européens et de Friends of Europe.

Elle est chargée d'enseignement à Sciences Po Paris (PSIA) où elle donne un cours semestriel en anglais sur "Global Economic Intelligence" .

Elle intervient depuis plusieurs années dans de nombreuses conférences et colloques, écrit de nombreux articles et écrit ou participe à des ouvrages sur les relations internationales, les stratégies d'influence, les nouvelles règles de la mondialisation, l'intelligence économique, les défis du numérique.

Claude Revel est auteur de nombreux articles et ouvrages, parmi lesquels en 2005, avec Éric Denécé, L'autre guerre des États-Unis, où ils décrivent l'Advocacy policy, que développent les États-Unis depuis la fin de la guerre froide, et l'émergence d'un monde multipolaire, en appliquant les principes de la guerre en réseau à l'économie (Network Centric Warfare). Elle est membre et Directrice de recherches du CF2R créé et dirigé par Éric Denécé.

Fin juin 2006, Claude Revel publie La gouvernance mondiale a commencé : Acteurs, enjeux, influences… Et demain ?, chez Ellipses, où elle évoque les nouvelles règles du jeu internationales pour les entreprises, les États, les organisations internationales, les ONG, et la place de certains pays, dont la France, dans ces jeux d'influences. La même année, elle participe au livre collectif de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES) Intelligence économique et gouvernance compétitive (La Documentation française, juin 2006).

En novembre 2007, elle publie Nous et le reste du monde : Les vrais atouts de la France dans la mondialisation, (éditions saint-Simon), où elle expose les efforts et mesures à prendre par les élites françaises elles-mêmes pour s'adapter au monde et propose une nouvelle approche interne et externe dans la relation de la France avec le monde. Cet ouvrage a reçu une mention d'honneur du Prix Turgot d'économie financière 2008.

En mars 2010 et en mai 2012, elle participe aux ouvrages collectifs La Chinamérique : Un couple contre nature ? (Cercle Turgot chez Eyrolles) et Les diplomates d'entreprise (Choiseul éditions).

Elle publie le 5 juin 2012 un nouvel essai intitulé La France : Un pays sous influences ?.chez Vuibert, où elle expose les principes de l'influence en tant que stratégie de relations internationales et aborde le cas de nombreux pays dont la France.

Elle participe au livre collectif du Cercle Turgot Grandeur et misère de la finance moderne, sous la direction de Jean-Louis Chambon et Jean-Jacques Pluchart, janvier 2013, Eyrolles, dans lequel elle écrit le chapitre : La finance sous influence.

En 2017, elle dirige pour le cercle Turgot un ouvrage collectif "Intérêt général et marché: la nouvelle donne", de quinze auteurs, parmi lesquels Jean-Louis Chambon, Nicolas Bouzou, Pierre Sabatier, Christian Saint-Etienne, François Meunier, Jean-Philippe Delsol..., livre dans lequel elle écrit elle-même le chapitre final "Pour un aggiornamento de l'intérêt général", publié chez Eyrolles.

Elle parle anglais et russe.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Aoust, Gilbert Canaméras, Xavier Guilhou et Claude Revel, Quand ONG & PDG osent, Eyrolles, , 128 p. (ISBN 2-7081-3137-0)
  • Éric Denécé et Claude Revel, L'autre guerre des États-Unis : Économie : les secrets d'une machine de conquête, Éditions Robert Laffont, , 298 p. (ISBN 2-2211-0368-8)
  • Claude Revel, La gouvernance mondiale a commencé : Acteurs, enjeux, influences… Et demain ?, ellipses, , 192 p. (ISBN 2-7298-2847-8)
  • Claude Revel, Nous et le reste du monde : Les vrais atouts de la France dans la mondialisation, Éditions Saint-Simon, , 250 p. (ISBN 2-9151-3431-6)
  • Le Cercle Turgot, La Chinamérique : Un couple contre nature ?, Eyrolles - Éditions d'Organisation, , 282 p. (ISBN 2-2125-4597-5)
  • Institut Choiseul, Les diplomates d'entreprise
  • Claude Revel, La France : Un pays sous influences ?, Vuibert, , 272 p. (ISBN 2-3110-0632-0)
  • Grandeur et misère de la finance moderne, Cercle Turgot, Eyrolles, 2013
  • ouvrage collectif: Claude Revel, Nicolas Bouzou, Jean-Louis Chambon, Pierre Sabatier, Intérêt général et marché: la nouvelle donne, Eyrolles, (ISBN 9782212566512)

Prix et distinction[modifier | modifier le code]

  • 1999-Chevalière de l'ordre national du mérite
  • 2004-Chevalière de la légion d'honneur
  • 2014-Officiere de la légion d'honneur[7]

Références[modifier | modifier le code]

  1. CICA, Confederation of International Contractors'Associations
  2. « Renforcer l'influence de la France sur les normes internationales », portail du ministère du Commerce extérieur
  3. « Délégation interministérielle à l'intelligence économique »
  4. Patrick Arnoud, « Claude Revel : "Du coté de l’X et de l’ENA, il y a encore bien des logiciels à changer" », Le nouvel economiste,‎ (lire en ligne)
  5. Décret du 25 juin 2015 portant nomination d'une conseillère maître en service extraordinaire à la Cour des comptes (lire en ligne)
  6. « L’intelligence économique perd sa tête chercheuse » (consulté le 2 juillet 2015)
  7. « Décret du 18 avril 2014 portant promotion et nomination », sur Journal Officiel

Liens externes[modifier | modifier le code]