Claude Mathieu de Gardane

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Claude Mathieu de Gardane
Ambassade auprès du Shah de Perse, menée par le général Gardane.
Ambassade auprès du Shah de Perse, menée par le général Gardane.

Naissance
Marseille
Décès (à 51 ans)
Château de Lincel, Saint-Michel-l'Observatoire
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Empire français (Cent-Jours)
Arme Cavalerie
Grade Général de brigade
Années de service 17801815
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Comte d'Empire.
Autres fonctions Ambassadeur auprès du Shah de Perse

Claude Mathieu de Gardane, né à Marseille le et mort au château de Lincel le , est un général et diplomate français de la Révolution et de l’Empire.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Sous-lieutenant à quatorze ans dans le 1er régiment de chasseurs à cheval, il est fait lieutenant le 21 janvier 1792, capitaine le 28 mai 1793, et chef d'escadron le 20 messidor an II.

Nommé par le Directoire, le 14 prairial an IV, chef de brigade, il prend le commandement du 9e régiment de chasseurs à cheval. Il se signale à la bataille de Neuwied et Hoche le signale au gouvernement[1].

Moreau, général en chef de l'armée d'Italie, témoin de sa valeur à Bassignana le 23 floréal an VII, le fait, sur le champ de bataille même, général de brigade le 12 mai 1799[2], grade dans lequel il est confirmé par arrêté directorial de 27 vendémiaire an VIII.

Il participe ensuite au siège de Gênes, où il commande la 3e division française[3]. Il y est blessé d'un coup de feu au genou gauche. Il prend ensuite un commandement dans le Midi[3].

L'Empire[modifier | modifier le code]

Gouverneur des pages le 8 vendémiaire an XIII, et aide-de-camp de l'Empereur le 2e jour complémentaire de la même année, il se trouve en cette qualité à Austerlitz, à Iéna et à Eylau, où il se distingue[4].

L'ambassade en Perse[modifier | modifier le code]

En mai 1807, le Shah de Perse, Fath Ali Shah Qajar, réclame l'assistance de l'Empereur contre la Russie et l'Angleterre. Napoléon Ier choisit Gardanne pour conduire l'ambassade française comme ministre plénipotentiaire en Perse[4].

Les plans de l'Empereur visent à la fois à ouvrir un front face aux Russes en Géorgie et à menacer les possessions britanniques aux Indes. À la suite du traité de Tilsit, Napoléon retire son soutien face au Tsar et le Shah rappelle ses conseillers britanniques.

Selon Charles Mullié : « Le peu de connaissance des usages du pays, et surtout l'indolence du général Gardane, firent échouer les espérances qu'on pouvait avoir de cette importante mission ».

Gardane quitte Téhéran le 12 février 1809[4], le 28 août l'Empereur lui accorde le titre de comte de l'Empire[5], avec une dotation de 25 000 francs sur les domaines de Harburg et Moisburg (de) (Hanovre), et, au mois de décembre, l'envoie comme général de brigade au 8e corps de l'armée d'Espagne.

La fin de carrière[modifier | modifier le code]

Passé ensuite au 9e corps, il est suspendu et renvoyé dans ses foyers en janvier 1811[4] pour avoir mal effectué une expédition dont il était chargé au Portugal.

Le 5 janvier 1811, le major général prince de Wagram écrivit au ministre de la Guerre :

« J'ai l'honneur de vous prévenir que, d'après les ordres de l'Empereur, je donne l'ordre à M. Drouet, comte d'Erlon, commandant le 9e corps d'armée, de désigner un officier général pour prendre le commandement du corps de troupe que commande maintenant le général Gardane sur les derrières de l'armée de Portugal, et je donne l'ordre au général Gardane de partir ensuite, de sa personne, pour revenir en France. »

Le Général Gardane répondit au prince de Wagram la lettre suivante, datée de Balaruc, le 29 avril 1811 :

« J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Altesse, le 7 février, de Salamanque, de l'expédition dont j'ai été chargé en Portugal. Votre Altesse y aura vu que Son Excellence le comte d'Erlon avait envisagé que l'on ne devait rien hasarder ; que le 25 novembre il avait rétrogradé sur l'Espagne ; que le 25, il n'y avait pas de pont sur le Zezere ; que son Altesse le prince d'Essling venait de quitter Vila Franca, Torres Vedras, etc. ; que le 25 je me trouvai en mesure de passer le Codés, qui est à cinq journées de l'Espagne, ayant à Guarda, sur mes derrières, Sylveira, qui dans une seule marche pouvait m'arrêter sur toutes les communications vers l'Espagne. — J'ai dû m'arrêter à Balaruc, attaqué de rhumatismes, de fièvre et de fatigue ; j'y suis depuis un mois, sans un soulagement apparent. »

Malgré ces explications, il n'est plus employé avant la première Restauration, où Louis XVIII le réintègre dans ses fonctions le 12 juin 1814.

Chargé du commandement d'une brigade de l'armée du duc d'Angoulême, et placé sous les ordres du général Ernouf, il ne tarde pas à rejoindre les troupes impériales.

Pendant les Cent-Jours, il est employé à la défense de la Somme.

Retraité le 4 septembre 1815, il meurt le 30 janvier 1818 au château de Lincel[4].

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. États de service du général Gardanne
  2. Fac similé de la nomination de général de Brigade (sur la base LEONORE)
  3. a et b Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur,‎ octobre 2000 (ISBN 2-909034-21-6), p. 99
  4. a, b, c, d et e Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. A-H, Fayard,‎ octobre 1999 (ISBN 2-213-60485-1), p. 844-845
  5. Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire, Tallandier,‎ avril 2001 (ISBN 2-235-02302-9), p. 188

Lien externe[modifier | modifier le code]