Claude Guillon (écrivain)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Claude Guillon.
Claude Guillon
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Œuvres principales

Claude Guillon est un écrivain français né le .

Communiste libertaire, il défend des positions situationnistes. Il obtient un certain succès médiatique en 1982 en publiant Suicide, mode d'emploi.

Engagement et prises de position[modifier | modifier le code]

Après avoir pris position dans les années 1980 contre Action directe (tout en demandant la libération de leurs militants), Claude Guillon participe de 1990 à 1994 au journal Mordicus aux côtés de Serge Quadruppani. Le 28 août 1996, il est victime de violences policières au cours d'une manifestation de protestation contre l'expulsion d'étrangers en situation irrégulière de l'église Saint-Bernard[1]. Il est convoqué au tribunal le 18 septembre pour « rébellion » et « violence aggravée à agents ayant entraîné une incapacité de moins de huit jours »[2].

Sur le déni de la souffrance[modifier | modifier le code]

Dans sa recherche de dénonciation des divers abus de position dominante, il s'attache tout particulièrement à dénoncer celui du contrôle du corps de l'autre. Il est ainsi auteur de plusieurs livres sur le sujet du droit à la mort, dont le remarqué Suicide, mode d'emploi.

Par extension, il traite le sujet de la reconnaissance de la douleur et de ces obstacles, et aborde dans À la vie, à la mort - Maîtrise de la douleur et droit à la mort, la question du déni de la douleur de l'enfant.

Polémique autour de la pédophilie[modifier | modifier le code]

Dans un texte de recueil de textes paru en 1998, « Pièces à conviction : à quoi servent les "pédophiles" », Claude Guillon prend position contre l'« ordre moral ». Condamnant l'idée que la sexualité se limiterait à des relations sexuelles abouties, il dénonce qu'elle ait un traitement à part dans l'éducation des enfants, et établit un parallèle avec d'autres formes de contraintes (manger à heure fixe, aller à l'école, obéir), en indiquant que ces contraintes ou violences sont jugées formatrices. Dans le même temps, il fait l'apologie de relations érotiques qu'il oppose aux relations de pouvoir et aux violences imposées par les adultes[3]. Cette prise de position ambiguë est perçue par plusieurs critiques[Par qui ?] comme un plaidoyer pour la pédophilie. Claude Guillon fait par ailleurs part de son mépris pour ceux qu'il nomme toujours avec des guillemets les « pédophiles ». Il indique « combattre également les tenants de l'ordre moral, les réformateurs d'apparence, comme aussi les "chasseurs de mômes" qui s'accommodent du système de domination sur l'enfance »[4]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pour en finir avec Reich, Alternative diffusion, 1978.
  • Ni vieux ni maîtres, guide à l’usage des 10-18 ans, en collaboration avec Yves Le Bonniec, Alain Moreau, 1979.
  • Suicide, mode d’emploi, Histoire, technique, actualité, en collaboration avec Yves le Bonniec, Alain Moreau, 1982.
  • De la Révolution, 1989, l’inventaire des Rêves et des Armes, Alain Moreau, 1988.
  • Deux enragés de la Révolution : Leclerc de Lyon et Pauline Léon, La Digitale, 1993. Disponible
  • Gare au TGV !, Car rien n’a d’importance, 1993.
  • 42 bonnes raisons pour les femmes de m’éviter, La Digitale, 1993.
  • Le Spectacle du Monde, DLM éditions, 1996.
  • À la vie à la mort, maîtrise de la douleur et droit à la mort, Noésis, 1997.
  • Économie de la misère, La Digitale, 1999. (Traduction en espagnol, Alikornio ediciones)
  • Le Siège de l’âme, éloge de la sodomie, Zulma, 1999.
  • Dommages de guerre (Paris-Pristina-Belgrade-1999), L’Insomniaque, Montreuil, 2000.
  • Pièces à conviction, Textes libertaires 1970-2000, Noésis, 2001.
  • Le droit à la mort, "Suicide, mode d’emploi", ses lecteurs et ses juges, éditions Hors Commerce, 2004.
  • Je chante le corps critique, 2008.
  • Notre patience est à bout, 1792-1793, les écrits des Enragé(e)s, Éditions Imho, Paris, 2009 (nouvelle éd. augmentée, 2016).
  • La Terrorisation démocratique, éditions Libertalia, collection À boulets rouges, 2009.
  • Comment peut-on être anarchiste ?, éditions Libertalia, 2015.

Textes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]