Claude François Duprès

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Claude-François Duprès
Image illustrative de l'article Claude François Duprès

Naissance
Fort-Louis, Alsace, France
Décès (à 52 ans)
Bailén, Espagne
Mort au combat
Origine France, Alsace
Arme Cavalerie
Grade Général de brigade
Années de service 17761808
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes 1793 : bataille d'Arlon
1800 : bataille de Marengo
1808 : bataille de Bailén
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Baron d'Empire

Claude François ou Claude François Duprès (né le à Fort-Louis, dans le Bas-Rhin et mort le à Bailén, en Andalousie) était un général français qui commença sa carrière en 1776 et servit dans les armées de la Révolution et de l’Empire.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Claude-François Duprès était le fils de Louis Dupré, lieutenant à la retraite et de Cunégonde Hartmann. Il se destine très jeune à la carrière militaire, qu'il embrasse, en entrant à 21 ans, le , comme hussard au régiment d'Esterhazy.

Le , il est fourrier. En 1783, il devient maréchal des logis (23 novembre) et l'année suivante, maréchal des logis chef (4 septembre).

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Lorsqu'éclate la Révolution, Claude-François Duprès est nommé adjudant, le . Promu au grade de sous-lieutenant le , il sert l'année suivante à l’armée du Nord et obtient sa promotion au grade de lieutenant le .

Le , il se distingue près d'Arlon en faisant prisonnière une compagnie autrichienne. Il passe ensuite à l'armée de Moselle.

Cette même année, le 16 août, il devient capitaine et rejoint Paris pour prendre le commandement de l'un des vingt escadrons qui viennent d'être créés le 3 août par arrêté du Comité de salut public. Mais ces escadrons sont rapidement dissous, et le 18 novembre, il est nommé chef de brigade du 21e régiment de chasseurs à cheval.

En 1794-1795, Duprès retourne à l’armée du Nord, avant de servir en 1795-1797 à l’armée de l'Intérieur, puis en 1798-1799 à l’armée d'Angleterre et enfin, en 1799 à l’armée de l'Ouest.

Le (19 Ventôse An VIII), naît sa fille unique Augustine.

Placé dans l’armée de réserve, il se bat à Marengo le 5 juillet, et est ensuite affecté à l’armée d'Italie.

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Le (18 pluviose An XI), Claude-François Duprès épouse, à Marly-le-Roi, Marie, Catherine, Augustine Grégoire, fille de vitrier, née le et décédée le .

Général de brigade le il commande la 1re subdivision de la 13e division militaire.

Décoré de la Légion d'honneur le (19 frimaire An XII), il prend le commandement le 13 décembre d'une brigade de cavalerie de la division Tilly au camp de Montreuil. Le (25 prairial An XII), il est élevé à la dignité de commandeur de la Légion d'Honneur.

En 1805 : le général Duprès sert au 6e corps de la Grande Armée, du 23 août au 13 décembre, durant la campagne d'Autriche.


Le , il prend le commandement de la division de réserve des chasseurs à cheval de l'armée de Naples stationnée en Italie.

En 1807, il est à Potsdam le 13 janvier avec ses régiments de cavalerie légère, où il attend les ordres de l'Empereur qui dirige la campagne depuis Varsovie. Le 23 janvier, il rejoint le 10e corps du maréchal Lefebvre dans la Grande Armée, où il commande une brigade de cavalerie légère française, composée des 19e et 23e régiments de chasseurs ; il participe au siège de Dantzig, puis il est mis en disponibilité.

Le , le général Duprès est nommé commandant de la brigade provisoire des chasseurs à cheval, 2e corps d'observation de la Gironde, division Grouchy, puis division Frésia le 6 décembre.

En 1808, le général Duprès participe à la campagne d'Espagne. le 19 mars, il est titré baron d’Empire par décret. Le 7 juin, il se bat au pont d'Alcolea et le 19 juillet, pendant la bataille de Bailén, il est blessé à mort peu après 10 heures du matin par un coup de biscaïen.

Claude-François Duprès meurt deux jours plus tard, le , des suites des blessures reçues durant cette bataille.

Lorsqu'on annonça à Napoléon la capitulation de Dupont de l'Étang à Bailén, en lui demandant ce qu'il aurait fallu faire, l'Empereur répondit : « Il fallait faire ce qu'a fait Dupré, mourir ! »

La mort du général Duprès fut racontée par Maurice de Tascher dans son « Journal de campagne d'un cousin de l'Impératrice » :

« Sur les 2 heures, le général Dupré, dont la brigade ne formait plus qu'un escadron, reçoit ordre de tenter un dernier effort. Il s'avance à la tête des marins de la Garde, bien moins dans l'espoir de vaincre qu'avec la certitude de mourir avec honneur. En effet, à peine avions-nous démasqué la hauteur, qu'un carré d'infanterie, douze à quinze fois plus fort que nous, commence à croiser ses feux sur ce groupe d'hommes que les boulets éclaircissent avec une promptitude merveilleuse. Ils nous épargnèrent la peine de venir jusqu'à l'ennemi, car, avant que nous fussions au bord du vallon, une bonne partie des officiers et des soldats fut étendue par terre, et le reste forcé de regagner la hauteur. Le brave général Dupré, au bout d'une carrière de trente ans, où la fortune lui avait été aussi attachée que lui-même l'avait été à l'honneur, se vit trahi par l'une, et mourut fidèle à l'autre. Un biscaïen lui traversa le corps. »

En 1842, sa fille réclama en vain l'inscription du nom de son père sous l'Arc de triomphe de l'Étoile.

Bibliographie[modifier | modifier le code]