Claude Carra-Saint-Cyr

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Claude Carra-Saint-Cyr
Image illustrative de l'article Claude Carra-Saint-Cyr

Naissance 28 juillet 1760
Lyon, France
Décès 5 janvier 1834 (à 77 ans)
Vailly-sur-Aisne, France
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de division
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Hommages nom gravé sous l'Arc de Triomphe

Claude Carra de Saint-Cyr dit Carra-Saint-Cyr, né à Lyon le 28 juillet 1760 et mort à Vailly-sur-Aisne le 5 janvier 1834, est un général de division français de la Révolution française et du Premier Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière sous l'Ancien Régime et la Révolution[modifier | modifier le code]

Il est né à Lyon le 28 juillet 1760. En 1774 la famille du jeune Claude voulant favoriser son entrée au service militaire avant l'âge le fit admettre comme officier dans le régiment d'infanterie de Bourbonnais sous les prénoms de Jean François, né le vingt sept décembre 1756, prénom et date de naissance d'un de ses frères décédé[1]. De ce fait il apparaît dans de nombreux actes sous le prénom de Jean-François. Il participe avec le régiment Bourbonnais à la guerre d'indépendance des États-Unis. Rentré en France en 1784, le crédit dont il jouissait auprès du général Aubert du Bayet lui procure un avancement rapide. Nommé général de brigade en l'an II, il contribua à la pacification de la Vendée. Rappelé à Paris, il est employé au ministère de la Guerre. En 1796, il accompagne Aubert-Dubayet à l'ambassade de Constantinople et demeure chargé, après la mort de l'ambassadeur, des affaires de la République près de la Sublime Porte. En 1798, il épouse la veuve d'Aubert-Dubayet, reprit la carrière des armes, s'empare de la ville de Deux-Ponts, se signale à Fribourg, qu'il prit, à Marengo et à Hohenlinden.

Général d'Empire puis officier du roi[modifier | modifier le code]

Général de division (9 fructidor an IX) après la rupture du traité d'Amiens, il commande, en 1805, l'armée d'occupation dans le royaume de Naples et fait 6 000 prisonniers autrichiens lors de la retraite de l'archiduc Charles. À Eylau, où il se distingue, il obtient le titre de grand officier de la Légion d'honneur (11 juillet 1807). Il est nommé baron de l'Empire en 1808 et gouverneur de Dresde. Il était dans les provinces illyriennes en 1812, lorsque Napoléon Ier le rappelle pour lui donner la 32e division militaire (Hambourg), qu'il abandonne l'année suivante. En 1814, l'Empereur le charge de la défense de Valenciennes et de Condé. Louis XVIII le nomme comte et chevalier de Saint-Louis et gouverneur de la Guyane française, où il sert de 1817 à 1819. Admis à la retraite en 1824, il meurt à Vailly-sur-Aisne, le 5 janvier 1834.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Armes du baron Carra Saint Cyr et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 11 août 1808 (Nantes))

D'azur, au chevron d'argent, accompagné de trois losanges du même, 2 en chef, et 1, le tout soutenu d'un croissant du second ; au franc quartier des barons militaires brochant.[2],[3],[4]

Livrées : les couleurs de l'écu[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [Jugement rectificatif de l'acte de décès de Claude CARRA de SAINT-CYR, Archives départementales de l'Aisne, Registres de N.M.D. de Vailly-sur-Aisne, 1835, vues 80 à 83. http://archives.aisne.fr/archive/permalink?image=FRAD002_5Mi0249_1042&dir=%2Fhome%2Fhttpd%2Fad02%2Fportail%2Fapp%2F%2Fwebroot%2Fdata%2Ffiles%2Fad02.portail%2Fimages%2FFRAD002_EC%2FFRAD002_5Mi0249&cote=5Mi0249].
  2. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  3. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr
  4. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).

Source[modifier | modifier le code]