Claude Berda

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Claude Berda
Nom de naissance Claude Berda
Naissance (69 ans)
Nationalité Drapeau de France Française
Drapeau de Suisse Suisse
Pays de résidence Belgique[1]
Profession
Homme d'affaires
Activité principale
Édition de chaines TV
Autres activités
Immobilier

Claude Berda, né le , est un entrepreneur français de l’audiovisuel, naturalisé suisse en 2013[1], fondateur et président d'AB Groupe, entreprise française éditrice de 21 chaînes de télévision et détentrice d’un très important catalogue de droits audiovisuels. Il est également détenteur de nombreux placements financiers et dans le domaine de l'immobilier en Suisse[2], où il possède un patrimoine considérable, faisant de lui un homme d'affaires d'autant plus dynamique.

Il est le père de 3 enfants.

Après avoir résidé durant 17 années dans le canton de Genève, en Suisse, où il développa ses affaires dans l'immobilier, il quitta le pays en 2015 pour s'installer à Bruxelles en Belgique[1].

Sa fortune est estimée aujourd'hui aux environs du milliard d'euros, ce qui le positionne parmi les 100 plus riches français du moment.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Claude Berda est diplômé de l'Université Paris-Dauphine.

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

En 1968, sa carrière professionnelle débute, à l’Université Paris-Dauphine, où il vend des jeans dans les couloirs et dans les salles inoccupées de l’Université. Il développe son affaire de prêt-à-porter, lance les premiers jeans délavés et détient jusqu’à 44 magasins de jeans à Paris et sur la Côte d’Azur [3].

AB Productions[modifier | modifier le code]

En 1977, il rencontre Jean-Luc Azoulay, alors secrétaire de Sylvie Vartan. Les deux entrepreneurs fondent la société AB Productions, société spécialisée dans la production artistique, de spectacles et de disques, baptisée à partir de leurs initiales, A de Azoulay et B de Berda, ce qui leur permet d’être en tête des annuaires.

L’industrie du disque[modifier | modifier le code]

Leur première production est l'adaptation disco de la chanson Mustapha (Chérie je t'aime, chérie je t'adore...), créée par Bob Azzam, qui finira Disque d’Or. Avec l'autorisation du Vatican, ils éditent des disques composés des messes du Pape Jean-Paul II puis ils produisent une série de disques destinés à la jeunesse, notamment ceux de Dorothée, alors animatrice sur Antenne 2. AB Productions est la 1re société qui intègre la production discographique, l’organisation de concerts et le merchandising.

La télévision[modifier | modifier le code]

En 1987, la première chaîne vient d'être privatisée et vendue au groupe Bouygues. Alors que la chaîne commerciale concurrente La Cinq dispose d'un catalogue de films et de séries populaires, la Une doit resserrer son budget.

Claude Berda convainc TF1 de lui confier l’unité famille de sa chaîne, soit plus de 900 heures par an. L’aventure du Club Dorothée commence et durera dix ans, du au .

AB Productions se dote d’un outil de production complet : 9 studios, des régies, des unités de post-production, de post synchronisation, de doublage, etc. AB Productions était entièrement libre de ses choix de programmation et n’avait qu’une seule contrainte: l’audience ne devait jamais descendre en dessous de 30 %, soit 60 % de part de marché. Cet objectif sera toujours dépassé.

Pour alimenter le Club Dorothée, AB Productions invente la sitcom à la française (Hélène et les Garçons, qui connaîtra un succès mondial, le Miel et les Abeilles, Premiers baisers, Salut Les Musclés... ) et Claude Berda importe en France les premiers dessins animés japonais, qui préfigurent le phénomène Manga. C’est sur ces bases qu’il constitue un catalogue de programmes qui lui permettra d’alimenter les grilles de toutes les chaînes principales, catalogue qu’il enrichira notamment avec la série culte Friends (achetée alors qu'aucune chaîne ne croit à ce programme) ou avec de nombreuses séries policières allemandes (Derrick, Un cas pour deux…).

Bouquet Satellite et TNT[modifier | modifier le code]

En 1995 Claude Berda décide d’éditer un bouquet de chaînes thématiques couvrant toutes les thématiques qui intéressent le public, allant du sport (AB Sports, qui deviendra par la suite Sport+), au cinéma thématisé avec trois chaînes, en passant par le documentaire avec Animaux, Escales, Toute l’Histoire, Chasse et Pêche, Encyclo, etc.

Pour financer le projet, Claude Berda introduit 20 % de son Groupe au New York Stock Exchange. Ce sera la 1re (et à ce jour la seule) société française à être côté directement au New York Stock Exchange sans l’avoir été précédemment à la Bourse de Paris [4].

TF1 n’apprécie pas l’arrivée de ce concurrent qui ne fait par partie du sérail, et résilie tous ses contrats avec AB sur la fourniture de programmes. Claude Berda maintient néanmoins sa stratégie d'opérateur indépendant de chaînes à péage. Le bouquet ABsat est lancé en avril 1996 et la commercialisation débute en décembre 1996, en même temps que celle de TPS. Claude Berda continue parallèlement ses investissements pour développer plus encore sa société. En 1996, il acquiert la société Hamster, producteur de fictions reconnues telles que Navarro et l’Instit. Il poursuivra cette politique d’acquisition de producteurs de fictions de prime time en rachetant les sociétés Via Productions (Une femme d’honneur) et Expand (Fabien Cosma…).

À partir de 1997, Berda parvient à convaincre les deux opérateurs concurrents du satellite (Canalsat et TPS) de reprendre ses chaînes dans leurs offres. Cette stratégie est renforcée en 1998 lorsqu’il rachète à la CLT, la chaîne RTL9, leader du câble et du satellite mais lourdement déficitaire. Il parvient à la ramener à l’équilibre tout en développant son audience.

À partir de 2000, constatant le faible développement du marché de la télévision gratuite en France, Claude Berda fait partie des principaux promoteurs de la TNT. Cela le conduit à présenter plusieurs dossiers de candidature pour la TNT gratuite et à racheter la chaîne TMC (aux côtés de TF1). Cette stratégie trouve son aboutissement quand il obtient des licences pour trois chaînes qui sont lancées sur la TNT en 2005 : TMC et NT1 en gratuit et AB1 au sein de l'offre payante. En 2006, TF1 devient actionnaire d’AB Groupe à 33,5 %[5].

En 2008, à la suite de la disparition de TPS, Claude Berda décide de relancer son activité de diffusion satellitaire sous la marque BIS Télévisions. En 2010, Claude Berda décide de recentrer son groupe sur ses deux métiers principaux, les chaînes thématiques payantes et les catalogues de programmes, et cède NT1 et ses parts dans TMC à TF1. En 2013, son groupe crée Jook Vidéo[6], la première offre française de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) totalement « multithématiques » (films, séries, jeunesse, mangas, documentaires, concerts, spectacles, sport…). Jook Vidéo est disponible sur PC, tablettes, smartphones et les box des opérateurs ADSL. En 2013, les chaînes thématiques du Groupe AB comptent plusieurs millions d’abonnés (plus de 16 millions de foyers abonnés pour RTL9, 11 millions de foyers abonnés pour AB1, 15 millions pour AB moteurs…)[7].

Autres activités[modifier | modifier le code]

  • En 2007, il devient également administrateur de la société Assya Finance, ex-compagnie financière de Deauville.
  • En février 2010, il devient membre du conseil d'administration du groupe TF1 en remplacement de Patrick Le Lay[8].
  • Depuis 2010, Claude Berda, en coproduction avec des chaînes hertziennes (telles que France 2 et France 3) et sa chaîne Toute l’Histoire, a initié une collection de documentaires consacrés à la mémoire de la Shoah[9] qui font une large place aux travaux de l'historien Denis Peschanski.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]