Claude Arnulphy

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Claude Arnulphy
Arnulphy.jpg

Claude Arnulphy, Portrait de l'artiste (1756).

Naissance
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Élèves

Claude Arnulphy, né en 1697 à Lyon, mort le 22 juin 1786 à Aix-en-Provence, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Lyon[1], de Charles Arnulphy, peintre formé chez Florent Richard Delamare (1630-1718), à Paris en 1688, originaire du comté de Nice, et de Madeleine Prongey, Claude Arnulphy passe son enfance à Lyon[3]. Il suit sa formation de peintre chez son père, puis part pour Rome dans l'atelier de Benedetto Luti, un peintre italien chez qui a étudié Jean-Baptiste van Loo[3].

Vers 1722, il quitte Rome et vient s'installer à Aix-en-Provence où il fera toute sa carrière[3]. Il y retrouve son oncle, Claude Arnulphy, secrétaire du roi, qui lui ouvre de nombreuses portes[3]. Il reçoit ainsi en 1726 une commande de six portraits des comtes de Provence pour la salle du conseil de l'hôtel de ville, œuvres aujourd'hui détruites[3].

Claude Arnulphy épouse Marguerite Aubaye en février 1732. Ils auront dix enfants, dont sept garçons. Seul un garçon, prénommé Joseph, atteint l'âge adulte[3].

Portraitiste de la société aixoise[3], il exerce dans le même temps des fonctions officielles dans la capitale de la Provence, comme celles d'auditeur des comptes, de syndic et de trésorier[3]. Il restaure en 1763 les tableaux de l'hôtel de ville de Marseille. En plusieurs occasions, il ira à Marseille y réaliser des œuvres de toute nature[3].

L'école de dessin d'Aix[modifier | modifier le code]

En 1765, le duc de Villars crée par testament une école de dessin à Aix, dont le peintre d'histoire Charles Marcel Aune sera le directeur[3]. Arnulphy devient son adjoint[3]. C’est dans cette école, où Pierre Peyron trouva sa vocation, qu’Arnulphy lui donnera ses premières leçons[4]. Lorsqu’en 1785, Aune part en Amérique[3]. Arnulphy prend la tête de l'école, mais, fort âgé[5], il se choisit un successeur en la personne d'un autre peintre aixois : Jean-Antoine Constantin[3]. À sa mort, il est enterré au couvent des Récollets d’Aix[6].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

En France
Au Royaume-Uni

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gazette des beaux-arts, Paris, J. Claye, 1971, p. 39.
  2. Relevé de sa sépulture au couvent des Récollets d'Aix.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m André Alauzen di Genova, La Peinture en Provence, éd. Jeanne Laffitte, Marseille, 1987, 409 p., (ISBN 978-2-86276-086-5), p. 101-2.
  4. Marie-Paule Vial, Parcours : catalogue guide du Musée des beaux-arts de Marseille, Musée des beaux-arts de Marseille, Le Musée, 1990, 238 p., (ISBN 978-2-90586-002-6), p. 98.
  5. 88 ans en 1785.
  6. Charles-Philippe de Chennevières-Pointel, Recherches sur la vie et les ouvrages de quelques peintres provinciaux de l'ancienne France, vol. 2, Paris, Dumoulin, 1850, 344 p., p. 44.
  7. « Sir William Rowley », notice sur le site de la National Portrait Gallery.

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