Claude-Louis de Buttet

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Claude-Louis de Buttet
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Distinction

Claude-Louis de Buttet, né en 1562 à Chambéry en Savoie, mort en 1622 à Tresserve[1], est issu d'une famille savoyarde originaire d'Ugine. Il est sénateur au Sénat de Savoie, chevalier de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare et historiographe du duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie. Il est l'auteur du libelle, publié à Chambéry en 1605, intitulé Le Cavalier de Savoie ou Réponse au soldat français. Ensemble, l'Apologie Savoisienne (En réponse aux polémiques françaises du temps du roi Henri IV).

Famille[modifier | modifier le code]

Claude-Louis est le fils cadet de Jean-François Ier de Buttet, seigneur de la Maison Forte d'Entremont au Bourget-du-Lac, maréchal des logis de la cavalerie du duc Emmanuel-Philibert de Savoie, et d'Humberte de Pingon, sœur d'Emmanuel-Philibert de Pingon, historiographe du duc Emmanuel-Philibert. Son frère aîné, Jean-François II de Buttet, était président du Conseil de Genevois à Annecy en 1610.

  • Le 21 avril 1592,il épouse, en première noce, Jeanne de Gilly, fille de Thomas de Gilly, seigneur de Rochefort et de Jeanne de Veigy. Elle est décédée le 22 septembre suivant, sans laisser de postérité.
  • Le 7 juillet 1602, il épouse, en deuxième noce, Philiberte de Montfalcon, fille de Claude-Henri de Montfalcon de Roasson et de Claudine de Cartal[2]. De cette union sont issus trois fils:
    • Philippe-César de Buttet, moine dominicain à Chambéry.
    • André de Buttet, mort jeune, sans alliance ni postérité.
    • Louis de Buttet, (1603-1677), seigneur de la Maison Forte d'Entremont au Bourget-du-Lac, qu'il a héritée en 1630 de son cousin Charles-Janus de Buttet, premier syndic de Chambéry,(mort de la peste en 1630)[3]. Il épouse le 12 octobre 1620 Marie Jeanne Baptiste de Vincent de Fésigny. De cette union sont issus cinq enfants,
      • dont Victor de Buttet (1621-1675), seigneur de la Maison Forte d'Entremont au Bourget-du-Lac, auteur de la famille de Buttet subsistante,
      • et Claude-Louis II de Buttet, (1624-1714), seigneur de Tresserve, nommé lieutenant général de l'artillerie du duc Victor-Amédée II de Savoie par lettres patentes du Ier mai 1697. À la tête de volontaires savoyards, et accompagné de trois de ses fils, dont deux sont morts pour la Savoie, il est venu en renfort en 1690 pour défendre le fort de Montmélian assiégé par le Maréchal de Catinat, commandant les armées du roi Louis XIV [4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Sénateur au Sénat de Savoie à Chambéry, Claude-Louis de Buttet accède aux fonctions d'historiographe du duc Charles-Emmanuel, probablement vers l'année 1582, date du décès de son oncle, Emmanuel-Philibert de Pingon, qui fut historiographe du duc Emmanuel-Philibert[5].

Dans la droite ligne des ouvrages généalogiques de son prédécesseur, Claude-Louis de Buttet va poursuivre la légende sur les origines de la Maison de Savoie attribuées au roi Bérold de Saxe, dans un récit resté manuscrit, intitulé Décades Savoisiennes, dont le duc de Savoie conservait précieusement un exemplaire dans sa bibliothèque de Turin [6]. Samuel Guichenon, historiographe en 1650 de Christine de France, régente du duché de Savoie, conteste cette version légendaire dans la préface de l'Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie, publiée à Lyon en 1660. Claude-Louis de Buttet est également l'auteur d'un manuscrit intitulé: Discours sur l'extraction des princes de Savoie.

Le Cavalier de Savoie[modifier | modifier le code]

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Après avoir subi de nombreux échecs diplomatiques dans ses relations avec le royaume de France et avec la cité de Genève, alliée de la France , le duc Charles-Emmanuel Ier est contraint de ratifier le traité de Lyon du 17 janvier 1601 pour mettre fin à l'invasion de la Savoie par les armées du roi Henri IV.

Puis, se retournant vers Genève, il subit le 11 décembre 1602 une défaite cinglante dans une tentative d'invasion de la République de Genève . Cette expédition désastreuse est connue sous le nom de L'Escalade. Le Traité de Saint-Julien, négocié à l'instigation du roi Henri IV, ratifié le 21 juillet 1603, intervient pour instaurer la paix entre les deux adversaires, mais c'est mal augurer des réactions du bouillant duc de Savoie qui déclare :C'est méchante ruine que de signer un accord qui me ravale presque à égalité avec ces rebelles hérétiques[7].

Effectivement, il subsiste une atmosphère de tension et de guerre couverte : De nombreux libelles fleurissent en France. Parmi ceux-ci, se distingue particulièrement un pamphlet virulent publié sous l'anonymat en 1603, intitulé : Le soldat Français. Son auteur sera plus tard identifié sous le nom de Pierre de L'Hostal, gentilhomme béarnais calviniste, vice-chancelier de Navarre. Les savoyards et leurs alliés espagnols sont grossièrement vilipendés et traités , parmi d'autres amabilités, de grouillis de poux et d'ulcères puantes[8].

Le duc de Savoie, indigné par cette diatribe, entend répondre sous la même forme à de tels propos injurieux . Et il en profite pour relancer le vieux thème de la revendication de la souveraineté du duché de la Savoie sur Genève, en dépit des articles du traité de Saint-Julien!

Parution du libelle - Réaction du Conseil de Genève[modifier | modifier le code]

À la demande du duc de Savoie, Claude-Louis de Buttet va publier à Chambéry en 1605, sous l'anonymat[9] le libelle intitulé Le Cavalier de Savoie ou Réponse au Soldat Français. Ensemble, l'Apologie Savoisienne[10]. À cette réponse destinée aux Français vont s'ajouter les éternelles revendications de souveraineté du duché de Savoie sur Genève[11]. Cet ajout va entrainer la réaction des Genevois.

Le Conseil de Genève envoie le 12 juillet 1605 un ambassadeur à Chambéry pour protester et mettre en cause le non-respect du Traité de Saint-Julien [12]. L'ambassadeur genevois, Jacob Anjorrant, va tenter de découvrir l'identité de l'auteur du libelle . Il demande que l'auteur et son imprimeur soient punis. Son interlocuteur savoyard, le chevalier d'Albigny [13] lui répond que « les livres et libelles contenant médisances et outrages et tendant à sédition n'ont jamais été approuvés ou tolérés en Savoie. Partant, s'il est vérifié par qui le livre y mentionné a été fait et d'où il procède, l'ordre et animaversion s'ensuivra, telle que la mutuelle intelligence doit présider à la correction et au châtiment des délinquants »[14].

Faute d'avoir obtenu de réponse plus précise, le Conseil de Genève décide de s'adresser à deux syndics pour rédiger une réponse circonstanciée au libelle de Claude-Louis de Buttet[15].

Pour éviter un nouvel incident diplomatique, il est décidé que l'auteur anonyme sera identifié et désigné sous le pseudonyme de Marc-Antoine de Buttet, sans rapport direct, ni avec l'Historiographe du duc , ni avec le commanditaire de l'ouvrage. Et voilà pourquoi, à l'instar de Samuel Guichenon ou plus tardivement du chanoine Grillet, les historiens de Savoie relatent en boucles l'existence de deux personnages distincts: Claude-Louis de Buttet et son imaginaire parent, Marc-Antoine de Buttet, sans avoir révélé ou même détecté le subterfuge[16].

Les échanges de libelles[modifier | modifier le code]

Au mois d'avril 1606, mandatés par le Conseil de Genève, les syndics Jacques Lect et Jean Sarrazin, anciens négociateurs du traité de Saint-Julien, font éditer — sous l'anonymat (et faussement à Paris) — une réplique vengeresse intitulée : Le Citadin de Genève.

À son tour, Claude-Louis de Buttet publie une réponse — toujours sous l'anonymat —,imprimée à Saint-Gervais la même année 1606, intitulée : L'Aristocratie genevoise, ou Harangue de M. Pictet, conseiller d'État à Genève, servant de réponse au citadin.

Discours sur les origines de la Maison de Savoie[modifier | modifier le code]

Citation

...Deux ouvrages imprimés dont l'auteur est Emmanuel-Philibert de Pingon , reliés en un seul volume sous les titres d' Augusta Taurinorum (1577) et Arbor Gentilitia (1581) sont d'édition originale. Au commencement, on lit une note du XVIIe siècle, qui nous apprend que les annotations ou corrections qui sont en marge au présent livre ont esté faites par le sieur de Buttet, autheur du Cavalier savoisien, de sa main propre, page 80. On y trouve effectivement la signature A. de Buttet, 1610, en caractères fins et déliés. Le volume est annoté en entier par Marc-Antoine de Buttet et il est probable que, lorsqu'il fut nommé historiographe de Savoie, ces notes lui ont servi pour composer le Disours sur l'origine de la Maison de Savoie que Grillet dit exister aux Archives de Turin...Les notes sont quelquefois des modèles de raisonnement historique serré et concis; ailleurs, avec la verve avec laquelle il a écrit le Fléau de l'Aristocratie genevoise, il traite sans façon l'auteur de menteur[17] : "Mendacium oportet esse memorem", dit-il à la page 66 de l'Augusta Taurinorum; enfin surtout, pour Arbor gentilitia, il se contente de renvoyer à du Tillet, à Froissard et même à Munster. La plupart de ses notes portent sur les origines de la Maison de Savoie, que Pingon fait remonter sans interruption jusqu'à Witichind. Les noms de ces souverains saxons sont entourés d'une auréole de notes variant de quinze à vingt lignes d'une écritute serrée.

Oulins, le 29 mars 1861- Melville GLOVER. Société des Bibliophiles lyonnais (extrait de la revue du Lyonnais de 1861)-(www memoireetactualite.org/73 JOURSSAVOIE).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Guichenon, Histoire Généalogique de la Royale Maison de Savoie, Lyon, chez Guillaume Barbier, imprimeur ordinaire du Roy et de S.A.R de Savoye, à la place du Confort, 1601.
  • Jean Sénebier, Histoire Littéraire de Genève, Genève, Barde, Manget et Cie, 1786.
  • Jean-Louis Grillet, Dictionnaire Historique, Littéraire et Statistique des Départements du Mont-Blanc et du Léman, Chambéry, chez Puthod, 1807, 3 tomes.
  • Victor de Saint-Genis, Histoire de Savoie, Chambéry, Bonne, conte-Grand éditeurs, 1868, 3 tomes.
  • Comte Éloi Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'Ancien Duché de Savoie, Allier, Grenoble, 1868 à 1900, 5 tomes.
  • Antoine et Alexandre Barbier, Dictionnaire des Anonymes, Paris, Paul Daffis, 1872 et supplément de 1889.
  • Paul Lacroix, Œuvres poétiques de Marc-Claude de Buttet, Paris, Cabinet du Bibliophile, 1880, 2vol.
  • Théophile Dufour, Notice bibliographique sur le Cavalier de Savoie, le Citadin de Genève et le Fléau de l'aristocratie genevoise, MDG19, Genève, 1977.
  • Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris, Fayard, 1982.
  • Laurent Perrillat, « L'Apanage de Genevois aux XVIe et XVIIe siècles- Pouvoirs, Institutions, Sociétés », Mémoires et Documents ubliés par l'Académie salésienne, T. 112, 2 vol.Annecy, 2006.
  • Sarah Alyn Stacey, Marc-Claude de Buttet, L'honneur de la Savoie, Honoré Champion, Paris, 2006.
  • Raoul de Buttet, « Le cavalier de Savoie: un point de vue original dans les controverses qui secouent l'Europe, et notamment la France, l'Espagne, la Savoie et Genève », Revue Savoisienne, Académie florimontane, Annecy, Année 148 (2008)-p.141-151).
  • Louis Terreaux, Histoire de la Littérature savoyarde,(Collectif), Marc-Antoine de Buttet, par Raoul de Buttet, La Fontaine de Siloé, 2011.,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le testament de Claude-Louis de Buttet est évoqué par le président François Mugnier lors d'une séance de 1897 de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, à son siège de Chambéry. Ce testament date du 31 juillet 1622 (et non de 1612, comme relevé par le comte Eugène d'Oncieu, victime d'une erreur de transcription, car à cette dernière date, le fils aîné du testateur, moine dominicain à Chambéry, aurait eu moins de 10 ans!). Claude-Louis de Buttet demande à être inhumé dans le tombeau de ses ancêtres , à Sainte-Marie-Égyptiaque, comme l'avait demandé son oncle Marc-Claude de Buttet. Il lègue, entre autres, des aumônes de pain, vin et potage aux pauvres de Tresserve qui viendront prier pour le repos de son âme
  2. Philiberte de Montfalcon teste le 19 juillet 1604. Ses fils, Philippe-César et Louis , présentent requête le 31 juillet 1622 pour obtenir les droits dotaux de leur mère
  3. Extrait du testament de Charles-Janus de Buttet en date du 16 septembre 1630: Il institue et nomme de sa propre bouche son héritier universel, noble Louis de Buttet, seigneur de Malatrait et du Foug, fils de noble Claude-Louis de Buttet et après lui, ses mâles et leurs mâles par ligne masculine et ainsi jusqu'à l'infini...(En l'Étude de maître Favre, notaire à Chambéry)
  4. Léon Menabrea, Montmélian et les Alpes, Chambéry, 1841. Deux de ses fils sont morts au combat.(les actes paroissiaux de Tresserve en date des 9 et 17 avril 1692 mentionnent la translation depuis Montmélian des cendres de Pierre et Charles de Buttet, morts au combat). La branche de Tresserve est éteinte à la suite du décès survenu en 1841 de François Joseph Marguerite de Buttet, comte de Tresserve, qui fut président du Sénat de Savoie en 1833... L'ensemble de la généalogie Buttet est contenu dans: l Armorial et Nobiliaire de l'ancien duché de Savoie du comte Amédée de Foras, Allier frères, Grenoble, 1873,tome I, pages 287 à 294
  5. Le comte de Foras a transcrit une partie des lettres patentes de sa nomination , signées, contre-signées et scellées, émises à une date non communiquée, (Armorial et Nobiliaire de Savoie, T1, p. 288-289- ibid): "Désirant désormais de pourvoir à ce que l'Histoire et les annales de nos illustres antecesseurs et de la Maison de Savoie soient purement, et selon la vérité, couchées sur des fidèles cahiers qui témoignent sans passion tout ce qui nous touche...nous avons cru bon de choisir un personnage dont la prudhommie, suffisance et doctrine peut répondre à la charge de notre historiographe annaliste...étant donc bien informés que toutes ces louables qualités sont en la personne de notre cher bien aimé et féal Claude-Louis de Buttet, seigneur de Malatrait, chevalier de la sacrée religion des Saints-Maurice-et-Lazare..."- Certains historiens estimaient que Claudes-Louis de Buttet avait été nommé historiographe à la fin de sa vie: c'est inexact, car c'est en qualité d'historiographe qu'il a eu accès avant 1605 aux nombreuses archives du Palais royal de Turin qui sont à la base de son libelle Le Cavalier de Savoie et de ses études généalogiques sur la Maison de Savoie
  6. Réjane Brondy, Bernard Demotz et Jean-Pierre Legay, Histoire de Savoie,- La Savoie de l'an mil à la Réforme, Ouest-France Université, 1984
  7. Victor Flour de Saint-Genis, Histoire de Savoie, Chambéry, Bonne, Conte-Grand, 1869, T2.p.245
  8. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris, Fayard, 1982
  9. Antoine et Alexandre Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, Paris, Paul Daffis, 1872: *Soldat (le) françois (par Pierre L'Hostal)-sans lieu d'impression (SL), 1604, (plusieurs fois réimprimé)-T IV-p.516 - *Cavalier (le) de Savoye ou Réponse au soldat françois (par Marc-Antoine de Buttet, suivant Guichenon. SL. 1606-1607- (Scaliger, Epist. N°250 attribue cet écrit à Claude BULET- Dahtman, p.796). T.I, p.543- *Citadin (le)de Genève, ou Réponse au Cavalier de Savoie (par Jacques Lect et Jean Sarrasin- Paris Le Bret, 1606 - TI, p.609 - *Fléau (le)de l'aristocratie genevoise par Marc-Antoine de Buttet, Saint-Gervais, 1606. Supplément. 1889. p.104
  10. Il est intéressant de relever qu'à quelque cinquante années de distance, Claude-Louis de Buttet, dans son Apologie Savoisienne, rédigée en 1605 pour contrer les prétentions françaises du temps d'Henri IV, dont les troupes avaient envahi la Savoie, avait imité en tous points le libelle de son oncle, le gentilhomme savoisien, Marc-Claude de Buttet, auteur du libelle publié à Lyon en 1554, intitulé : Apologie de la Savoie, contre les injures et calomnies de Barthélémy Anneau, au temps du roi François Ier, dont une armée de militaires et de fonctionnaires avait occupé la Savoie pendant près de vingt-cinq ans.
  11. Raoul de Buttet, Le Cavalier de Savoie, par Marc-Antoine de Buttet: un point de vue original dans les controverses qui secouent encore l'Europe, et notamment la France, l'Espagne, la Savoie et Genève, in Revue savoisienne, (Académie Florimontane), Annecy, No 148, Année 2010.p. 141-151///Louis Terreaux, Histoire de la Littérature savoyarde: "Marc-Antoine de Buttet", par Raoul de Buttet, page 351, La Fontaine de Siloé, 2011
  12. « Tous les perturbateurs du repos public seront punis et châtiés comme infracteurs à la paix. (Article 22 du Traité de Saint-Julien) ». ref: Archives de la Sorbonne. Auteur: Théophile Dufour: Note bibliographique sur le Cavalier de Savoye, le Citadin de Genève et Le Fléau de l'Aristocratie genevoise -NDG19-Genève 1977
  13. (Charles de Simiane , seigneur d'Albigny, (1570-1608), promu gouverneur de la Savoie et chevalier de l'Annonciade en 1602; trois ans après l'expédition de l'Escalade de Genève qu'il avait dirigée, il épousa Mathilde de Savoie. Mais,Charles d'Albigny était d'origine française et il fut exécuté le 17 février 1608, sous le règne du roiHenri IV pour connivence avec l'Espagne et haute trahison. (Histoire de la Littérature Savoyarde de Louis Terreaux, ibid)
  14. En d'autres termes, le chevalier d'Albigny s'engage à rechercher l'auteur, en la personne de Claude-Louis de Buttet et l'inspirateur du libelle, en la personne du duc de Savoie et à les punir par un juste châtiment, en vertu de l'article 22 du Traité de Saint-Julien. Voilà bien les subtilités de la diplomatie!
  15. Archives de La Sorbonne. Note bibliographique reprise en page de discussion du présent article.
  16. Exemple: Jean-Louis Grillet, dans le Dictionnaire du Mont-Blanc et du Léman, Chambéry, 1807, T2, p;112-113:* Chapitre XLV- DE BUTTET (Marc-Antoine)...se fit connaître par un livre intitulé "Le Cavalier Savoisien"- * Chapitre XLVI- DE BUTTET (Claude-Louis)...avait conçu d'écrire l'histoire générale de la Savoie sous le nom de Décades savoisiennes...
  17. Il semble qu'Emmanuel-Philibert de Pingon ait inventé de toutes pièces, tant les origines saxonnes de la Maison de Savoie que les origines provençales et moyenâgeuses de sa propre famille (autobiographie Hic Vita mea, écrite entièrement de sa main. Le manuscrit est composé de 87 folios, dont la vie intime en occupe 44-Bibliothèque des manuscrits de Lyon-N° 975-)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]