Claude-Inga Barbey

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Claude-Inga Barbey
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (61 ans)
Nationalité
Activités

Claude-Inga Barbey, née le [1] à Genève, est une humoriste, comédienne, journaliste et écrivaine suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude-Inga Barbey naît dans le quartier de Montbrillant[2], à Genève. Elle est adoptée à l'âge de 3 ans par les tantes de sa mère après avoir été placée en pouponnière, ses parents alcooliques et toxicomanes l'ayant abandonnée. Elle ne conserve aucun lien avec sa mère biologique. Elle ne renouera avec elle que lors des dernières années de sa vie, à l'hôpital, de 2016 à 2018[3].

Après avoir suivi l'école supérieure d'art dramatique de Genève (ÉSAD) de 1978 à 1980, elle participe comme humoriste à partir de 1992 aux émissions 5 sur 5 et Les Dicodeurs sur la Radio suisse romande, ainsi qu'à l'émission de télévision de Lova Golovtchiner Le Fond de la corbeille.

En 1996, elle crée avec Patrick Lapp le couple de Monique et Roger dans l'émission Bergamote (à laquelle participent également Claude Blanc et Daniel Rausis)[4]. Le premier spectacle Bergamote est monté en 1998, suivi de plusieurs autres spectacles : Bergamote et l'Ange (représenté au Théâtre Hébertot à Paris en 2000[5]), Bergamote, le Temps des Cerises (avec l'arrivée de Doris Ittig en 2004), Bergamote, le Modern en 2006 (avec Marc Donet-Monet comme nouveau venu).

La même année, elle participe également au sitcom Vu sous cet angle à la Télévision suisse romande et créé une émission de radio Betty qui est diffusée sur les ondes de la Radio Suisse Romande et qui raconte la vie d'une femme de 45 ans qui suit une thérapie avec une psychologue. Betty est incarnée par Doris Ittig et sa psychologue par Claude-Inga Barbey elle-même.

En 2007, elle adapte et met en scène le roman de Pierre Gripari La Sorcière du Placard aux Balais au Théâtre de Marionnettes de Genève avec la collaboration de Doris Ittig et de Guy Jutard, sur une musique d'Hélène Zambelli.

En 2008, elle adapte et met en scène son roman Les Petits Arrangements qui raconte sa séparation d'avec son mari plus jeune. Avec Doris Ittig, Claude Blanc et Marc Donet-Monet et les musiques d'Hélène Zambelli.

En 2011, avec Doris Ittig, elle adapte pour le théâtre son émission de radio Betty. Pierre Mifsud accompagne les deux actrices sur la scène.

En 2010, Claude-Inga écrit et interprète « Merci pour Tout ».

En 2012, elle signe et interprète « Madame Karembarre », une version moderne de Hänsel et Gretel, au théâtre des Marionnettes de Genève.

En 2013, Claude-Inga écrit « Laverie Paradis » qu’elle interprète dès la fin 2014 avec Doris Ittig. Les deux actrices fondent la Compagnie Sans Scrupules.

En 2016, elle remporte titre du meilleur second rôle féminin dans «Anomalia», une série de la Radio Télé Suisse romande où elle interprète l’infirmière Bénédicte lors des 51e Journées cinématographiques de Soleure[6].

Depuis 2018, elle interprète Manuela, un personnage de femme de ménage dans la websérie hebdomadaire Olé[7].

En mars 2021, son sketch sur la fluidité du genre intitulé « TOC ! Le langage épicène pour les nul.le.s[8] » et diffusé sur le site du journal Le Temps est dénoncé comme transphobe[9] et suscite un vif débat[10]. Il est au centre de l'émission de débats Infrarouge de la Radio télévision suisse du 24 mars 2021[11]. Le , après qu'un de ses sketchs a été perçu comme raciste, elle annonce la fin de sa chronique vidéo publiée par Le Temps et son retrait des réseaux sociaux[12].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Claude-Inga Barbey est mère de quatre enfants, une fille née au début des années 1980 et trois garçons, le dernier né au début des années 2000[3],[13],[14]. Elle a été mariée pendant 17 ans. Son ex-compagnon est mort en 2017, fauché par une voiture en vieille-ville de Genève[13].

Elle vit à Meyrin[2]. Baptisée à l'âge de 45 ans après avoir ressenti deux ans plus tôt une présence avec laquelle elle dit avoir communiqué par télépathie[15],[16], catholique, elle se dit extrêmement croyante[2].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Séance, L'Objet, de Michel Viala au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève
  • Lazare, celle de la Maison des roses, mise en ondes pour la Radio suisse romande (RSR) par Roland Sassi
  • Un jour, je t’apprendrai à peler un fruit
  • Le Moulin qui tourne au fond de la mer
  • "Au bout du rouleau" à la Comédie de Genève
  • "Juliette et Roméo" au Théâtre de Carouge
  • "Platonov" au Théâtre de Carouge
  • 2022 : Conscience du corps, Puloff Théâtres, Lausanne[17]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Petite Dépression centrée sur le Jardin, Éditions d'autre Part,
    Réédité au format poche aux Éditions Zoé en 2007
  • Le Palais de Sucre, Éditions d'autre Part,
    réédité aux Éditions de l'Aire 2007
  • Le Portrait de Madame Mélo et autres nouvelles, Éditions d'autre Part,
  • Les Petits Arrangements, Éditions d'autre Part,
  • 50 nuances de regrets, Éditions Favre, (ISBN 978-2-8289-1789-0)[18]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les archives du spectacle
  2. a b et c Nicolas Verdan, « Rencontre avec Claude - Inga Barbey », sur generations-plus.ch, (consulté le )
  3. a et b Laurence de Coulon, « «Elles m'ont sauvé la vie», confie Claude-Inga Barbey », sur Coopération, (consulté le )
  4. « Une histoire de couple », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne)
  5. « Gens: Claude-Inga Barbey, l'écriture au cœur », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne)
  6. « Claude-Inga Barbey récompensée pour son rôle dans une série télévisée », sur rts.ch,
  7. Sophie Evard, « Claude-Inga Barbey chiffonne l’actu », VQH,‎ (ISSN 1424-4039, lire en ligne)
  8. « TOC! Le langage épicène pour les nul.le.s », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  9. « Lettre ouverte du Collectif Radical d'Action Queer », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  10. « De l’art difficile et délicat de faire rire », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  11. « Infrarouge - Peut-on rire de moi? (Episode 12/43 - Saison 2021) - Play RTS » (consulté le )
  12. « Claude-Inga Barbey se retire des réseaux sociaux: "Je n'ai plus les épaules pour supporter ça" », sur rts.ch, (consulté le )
  13. a et b Patrick Baumann, « Claude-Inga Barbey: «Ma petite-fille ose de nouveau m’embrasser» | Illustré », sur Illustre, (consulté le )
  14. « Après Manuela, Claude-Inga Barbey sera Jacqueline pour «Le Temps» », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  15. Véronique Châtel, « Ils ont la foi et ils le disent », sur generations-plus.ch, (consulté le )
  16. « Claude-Inga Barbey évoque sa rencontre avec un drôle de type – Portail catholique suisse », sur cath.ch, (consulté le )
  17. Marie-Pierre Genecand, « Claude-Inga Barbey en lesbienne «woke» à Lausanne », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  18. « 50 nuances de regrets », sur Éditions Favre (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]