Claude-François Ferey

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Claude François Ferey
baron de Rosengath
Claude François Ferey en tenue de général de brigade. Huile sur toile de F. G. Weitsch, 1808.
Claude François Ferey en tenue de général de brigade. Huile sur toile de F. G. Weitsch, 1808.

Naissance 20 septembre 1771
Auvet-et-la-Chapelotte, Haute-Saône
Décès 24 juillet 1812 (à 40 ans)
Olmedo, Espagne
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1787-1812
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Bataille de Fuentes de Oñoro
Bataille des Arapiles
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 38e colonne.

Claude François Ferey, baron de Rosengath, né le 20 septembre 1771 à Auvet en Haute-Saône et mort le 24 juillet 1812 à Olmedo en Espagne, des suites des blessures reçues à la bataille des Arapiles, est un général français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le 19 mars 1787, il entra comme soldat dans le 1er régiment de chasseurs à cheval. Brigadier le 20 février 1788, maréchal-des-logis le 20 juillet 1790, il passa le 9 décembre 1791 dans la Garde constitutionnelle du roi Louis XVI, où, d'abord simple garde, il devint rapidement brigadier et maréchal des logis.

Ce corps ayant été dissous le 30 mai 1792, Ferey, nommé le 9 juillet suivant sous-lieutenant au régiment du Roi, fut élu, le 12 du même mois, adjudant-major au 9e bataillon des volontaires de la Haute-Saône, avec lequel il fit à l'armée du Rhin la campagne de cette année et se trouva dans Mayence lorsque, le 22 avril 1793, les Prussiens formèrent le blocus de cette place. Blessé pendant ce siège d'un coup de feu au genou gauche, il fut nommé, le 1er juillet, capitaine de grenadiers du bataillon des chasseurs francs de forteresse de Mayence, que l'on dirigea sur la Vendée aussitôt après la capitulation qui eut lieu le 23. Le 4 août 1793, choisi pour aide de camp par le général Marigny, il n'en remplit les fonctions que durant peu de jours.

À la suite d'un combat entre Tiffauges et Clisson, pendant lequel, remplaçant les deux commandants de son bataillon, mortellement blessés, il soutint la retraite de l'armée, les généraux Canclaux et Kléber lui décernèrent le 1er septembre le grade de chef de bataillon. Il fit les campagnes de l'an II à l'an V, aux armées de l'Ouest et des côtes de l'Océan, et celle de l'an VI à l'armée de Sambre-et-Meuse. Le 23 germinal, il se distingua au passage du Rhin, à Neuwied ainsi qu'au combat devant Wiesbaden. À cette dernière affaire, il fit mettre bas les armes au bataillon des chasseurs du Loup et à 300 Croates.

Employé l'année suivante à l'armée d'Angleterre en l'an VIII et en l'an IX, et celle d'Italie, il se signala de nouveau à la bataille de Montebello, et, quelques jours après, devant Alexandrie. Envoyé en l'an X à l'armée du Portugal, il fut nommé, le 11 fructidor, général de brigade (29 août 1803), et attaché en l'an XI à la 2e division d'infanterie au camp de Saint-Omer. En l'an XII, il devint membre et commandant de la Légion d'honneur les 19 frimaire et 25 prairial. Il fit partie du 4e corps de la Grande Armée en l'an XIV, et prit part aux campagnes d'Allemagne et de Pologne en commandant la 3e brigade de la 2e division de ce IVe corps.

En septembre 1808, il est envoyé en Espagne où il combat dans le contexte de guérilla. Promu le 3 octobre 1810 au grade de général de division, il montra une grande valeur à la bataille de Fuentes de Oñoro et au combat de Foz de Arouce les 15 mars et 5 mai 1811. Il fut mortellement blessé le 22 juillet 1812 à la bataille des Arapiles à la tête de la 3e division de l'armée du Portugal[1].

Hommages[modifier | modifier le code]

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 37e et 38e colonnes.

Son nom est inscrit sur le côté Ouest de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Pigeard, Dictionnaire de la Grande Armée, Tallandier, (ISBN 2-84734-009-2), p. 615

Sources[modifier | modifier le code]