Claude-Auguste Lamy

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Auguste Lamy

Description de l'image  Claude-Auguste Lamy.jpg.
Naissance 15 juin 1820
Ney (France)
Décès 20 mars 1878 (à 57 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau : France française
Champs Chimie
Institutions Faculté des sciences de Lille
École des arts industriels et des mines
École centrale des arts et manufactures
Diplôme École normale supérieure
Renommé pour Découverte du thallium

Claude Auguste Lamy, né à Ney le 15 juillet 1820 et mort à Paris le 20 mars 1878, est un chimiste français, codécouvreur du thallium avec Sir William Crookes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires à Poligny, Dole et enfin Paris, Auguste Lamy intègre l'École normale supérieure et est condisciple de Louis Pasteur. En 1845, il est agrégé de physique et licencié en sciences naturelles. De 1848 à 1850, il commence sa carrière comme professeur de physique en collèges à Lille et Limoges puis aux Écoles académiques de Lille à partir de 1852. Il soutient sa thèse de doctorat à Paris en 1851. Il suit Louis Pasteur à Lille et obtient la chaire de physique de la faculté des sciences de Lille en 1854.

Il enseigna aussi à l'École des arts industriels et des mines de Lille (École centrale de Lille) pendant 11 ans avant de rejoindre Paris où il obtient en 1865 la chaire de chimie industrielle à l’École centrale des arts et manufactures, comme successeur d'Anselme Payen[1].

Membre de la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, il devint président de la Société française de chimie en 1873[2].

Il fut membre du conseil d'administration des établissements Kuhlmann de 1870 à 1878, fondés par son beau-père Frédéric Kuhlmann.

Découverte du thallium[modifier | modifier le code]

Nouvel élément chimique Thallium isolé et identifié par spectrométrie en 1861-1862 à Lille par Lamy

En 1862, à Lille, Claude Auguste Lamy identifie et isole 14 grammes de l'élément thallium grâce au spectroscope prêté par son beau-frère, le chimiste Jules Frédéric Kuhlmann[3]. En 1861, cet élément chimique avait néanmoins été préalablement décrit par William Crookes qui étudiait par spectroscopie la lumière émise par un minerai de sélénium chauffé[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Auguste Lamy et le thallium
  2. Laurence Lestel, tinéraires de chimistes: 1857-2007, 150 ans de chimie en France avec les présidents de la SFC, Les Ulis, EDP Sciences Editions, coll. « Société française de chimie »,‎ 2008 (ISBN 978-2-86883-915-2, LCCN 2008448989, lire en ligne), p. 303
    Biographie de Claude Auguste Lamy
  3. (en) Claude-Auguste Lamy, « De l'existencè d'un nouveau métal, le thallium », Comptes Rendus,‎ 1862, p. 1255–1258 (lire en ligne)
  4. (en) Frank A. J. L. James, « Of 'Medals and Muddles' the Context of the Discovery of Thallium: William Crookes's Early », Notes and Records of the Royal Society of London, vol. 39, no 1,‎ 1984, p. 65–90 (lire en ligne)