Classes préparatoires technologie et sciences industrielles

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En France, la filière Technologie et sciences industrielles, ou plus couramment TSI est l'une des voies d'orientation en classe préparatoire aux grandes écoles scientifiques, avec les voies MP, PC, PSI, PT, et Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre Cette filière ne concerne que les bacheliers des filières STI2D et STL.

Historique[modifier | modifier le code]

Ces classes ont été créées en 1977 par Lionel Stoléru (X1956, 2e de promotion), Secrétaire d'État auprès du Ministre du Travail, afin de permettre aux élèves ayant un baccalauréat technologique d'accéder aux Grandes écoles d'ingénieurs. Le souhait du gouvernement de l'époque était de promouvoir l'enseignement technique et de ne plus le limiter à des diplômes de type bac+2.

L'ancienne dénomination de ces classes étaient TA avant de se voir libellé TSI en 1995 (application à la rentrée 1995).

Orientation[modifier | modifier le code]

À partir de 2013, la filière TSI est ouverte aux élèves qui ont suivi une filière technologique au lycée, majoritairement une 1re et Terminale STI2D.

Jusqu’alors les classes préparatoires TSI rassemblaient des élèves ayant suivi une filière technologique au lycée, majoritairement une 1re et Terminale STI, mais aussi les élèves issus d'un bac STL option SPCL.

Débouchés[modifier | modifier le code]

À l'issue de l'année de TSI2, l'élève pourra passer des concours afin d'intégrer une école d'ingénieur, mais également entrer à l'université en troisième année de licence ou encore refaire une seconde année de TSI2.

La filière connait un indéniable succès puisque le nombre de candidats se présentant aux concours augmente régulièrement: il est passé de 703 à 1073 (+53%) entre 2008 et 2016 alors que, dans le même temps, la prestigieuse filière MP passait de 6609 à 6884 candidats (+4%).

Les principaux concours proposés sont : Centrale-Supélec (qui comprend les groupes Mines-Ponts et l'École polytechnique[1],[2]), Concours communs polytechniques[3],[4].

En 2016, pour 1073 candidats (1142 inscrits) : un seul TSI intègre l'X, 15 intègrent sur le concours Mines-Ponts, 38 pour Centrale (Paris, Lyon, Lille et Nantes) et Supélec, 6 à PHELMA et 2 à l'ENSEEIHT (l'Ensimag et l'Enac ne recrutent pas/plus de TSI). Ainsi les débouchés réels sont principalement sur les écoles les moins prestigieuses, les très prestigieuses(X, Mines Paristech, ...) ne recrutent que de façon symbolique les élèves issus de cette filière, en particulier depuis l'élection de F.Hollande à la Présidence de la République (suite à l'injonction de N.Sarkozy lors de son discours sur l'égalité des chances le 17-déc-2008, l'X était passé de 2 à 5 TSI admis par an et les écoles du concours Mines-Ponts avaient suivi en passant de 14 à 19 admis entre 2008 et 2011, mais seulement 13 en juillet 2012 et 11 en 2013).[réf. nécessaire]

Autre fait notable, dans un contexte de concurrence accrue (+53% de candidats pour un nombre quasi constant de places offertes pour l'ensemble des concours TSI) le nombre de TSI intégrant l'Ensam (Arts & Métiers Paristech) a baissé de 38 à 34 entre 2008 et 2016 (pour un nombre théorique de 35 places).

Programme[modifier | modifier le code]

Les matières principales (composée de cours, de TD et de TP) et qui ont une importance similaire au niveau des concours sont :

  • les sciences industrielles de l'ingénieur (SI) : automatique, cinématique, statique, dynamique, système à événement discrets, SysML, résistance des matériaux, machines électriques, modulateurs d'énergie et leurs commandes associées, Modélisation multiphysique, énergétique et asservissement ;
  • les mathématiques :
    • analyse (séries, séries entières, séries trigonométriques, suites et séries de fonctions, intégrales impropres et calcul différentiel, équations différentielles linéaires ou non linéaires),
    • algèbre (Algèbre Linéaire, Algèbre Bilinéaire, Géométrie, Polynômes, Calcul Matriciel, Réduction des Endomorphismes, Dualité) ;
  • la physique : optique ondulatoire/géométrique, physique des ondes, électromagnétisme, thermodynamique, mécanique, électrocinétique, oscillateurs, ainsi que quelques éléments d'Analyse Vectorielle.

Les autres matières qui possèdent un enseignement plus restreint sont :

Emploi du temps[modifier | modifier le code]

L'emploi du temps hebdomadaire comporte :


Auquel s'ajoutent de 2 à 4 h de colles par semaine :

  • mathématiques - 1 h par semaine ;
  • physique-chimie - 1 h par quinzaine ;
  • SII/anglais - alternativement 1 h par semaine ;
  • français : 1 h par trimestre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]