Classe Ultime

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Classe Ultime
Image illustrative de l’article Classe Ultime
Quatre multicoques de la catégorie Ultime au départ de la Route du Rhum 2014 : Musandam-Oman Sail, Paprec Recyclage, Gitana XV et Prince de Bretagne (à quai).
Autres noms Ultim 32/23 ; Ultim
Type Trimaran pour course au large
Classe Ultime
Caractéristiques techniques
Longueur 32 m
Maître-bau 23 m

La classe Ultim 32/23, plus connue sous le nom d'Ultime voire d'Ultim, est une classe hétérogène de trimarans de course au large, apparue à l'occasion de la Route du Rhum 2010 et regroupant les plus grands multicoques.

IDEC Sport de Francis Joyon, Détenteur du trophée Jules-Verne depuis 2017, après l'avoir conquis en 2011 sous le nom de Groupama 3 aux mains de Franck Cammas.
Macif quitte le port du Havre pour prendre le départ de la Transat Jacques Vabre 2015.
Vue arrière du Banque Populaire IX au ponton Route du Rhum 2018.

Historique[modifier | modifier le code]

À l'occasion de la Route du Rhum 2010, l'organisation de la course décide de regrouper dans une nouvelle catégorie tous les multicoques de 60 pieds et plus, sans limite maximale de dimension[1]. Il s'agit alors de succéder à la classe ORMA des trimarans de 60 pieds, d'attendre la construction des MOD 70 pour l'année 2011 et d'ouvrir la course aux grands multicoques comme Groupama 3 ou Idec.

Création de la classe Ultime[modifier | modifier le code]

En juin 2015, un Collectif Ultim formé autour des équipes Team Banque populaire, Macif et Sodebo, décide que la longueur hors-tout devra être comprise entre 23 mètres (minimum) et 32 mètres (maximum), ce qui exclut les MOD 70 et Spindrift 2, proche des 40 mètres[1].

La jauge Classe Ultim 32/23 (longueur maximale 32 mètres) / largeur maximale 23 mètres)[2] est entérinée par la Fédération française de voile le 29 janvier 2018[3].

2018 : bilan de la première année de la classe Ultime[modifier | modifier le code]

La classe Ultime compte six concurrents en 2017, qui se présentent tous sur la ligne de départ de la Route du Rhum 2018. Les conditions météo difficiles des premiers jours éprouvent une flotte en cours de mise au point et de fiabilisation. Le bilan est lourd avec un chavirage pour Armel Le Cléac'h sur Banque populaire IX ainsi que des avaries plus ou moins importantes sur les ultimes de Sébastien Josse (abandon), Thomas Coville et François Gabart. Ce dernier se fait devancer à l’arrivée de 7 minutes par l'expérimenté Francis Joyon à la barre de IDEC sport, adapté et préparé au solo, amélioré et fiabilisé pendant douze ans.

Les incidents durant la Route du Rhum 2018 contraignent Brest Ultim Sailing à interroger toutes les parties prenantes sur la date du départ de Brest Oceans[4], initialement prévue au départ de Brest, le 29 décembre 2019.

2019 : programme de la classe Ultime à l'horizon 2023[modifier | modifier le code]

Pour éviter une concurrence avec les autres courses engageant potentiellement les ultimes, les skippers ou les autres partenaires (Vendée globe 2020, Route du Rhum 2022), et permettre la réparation/construction/mise au point des Ultimes 32/23, les différents acteurs présentent le 2 avril 2019[5] son programme 2019-2023.

Record dans la Rolex Fastnet race en aout 2019[modifier | modifier le code]

4 Ultimes participent à la Fastnet Race le 3 aout 2019: le Sodebo Ultim 3 de Thomas Coville, avec son cockpit placé devant le mât, le Maxi Edmond de Rothschild (co-skippé par le tandem Cammas-Caudrelier), Actual Leader (ex Sodebo Ultim 2) d’Yves Le Blévec et Macif de François Gabart.

En temps réel toutes catégories, un spectaculaire renversement de situation se produit dans le dernier bord. À 8 milles de l'arrivée, l'Ultime Macif de François Gabart mène de 2,4 milles devant Maxi Edmond de Rothschild. Mais une défaillance du contrôle de la portance des foils empêche Macif de décoller. Il plafonne à 26 nœuds. Maxi Edmond de Rothschild vole à 30 nœuds, le dépasse et franchit la ligne 58 secondes avant lui [6],[7].

Les quatre ultimes trustent les 4 premières places en temps réel et effacent le record établi par Banque populaire V en 2011.

La premiere Brest Atlantiques le 5 novembre 2019[modifier | modifier le code]

L'année 2019 voit la première d'une nouvelle course, la Brest Atlantiques[8], créée pour les 4 Ultimes : Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville), Gitana 17 (Cammas-Caudrelier), Actual Leader (Yves Le Blévec) et Macif (François Gabart). Francis Joyon ayant choisi de partir sur une campagne de records en Asie, son « Idec Sport » n'est pas présent. Quant à Spindrift, plus grand trimaran de course au monde avec ses 40 mètres de long, la « porte n’est pas fermée », dit-on du côté des organisateurs. Elle se court en double (plus un équipier chargé des relations media) et sans escale, au départ et à l'arrivée de Brest via Rio (Brésil) et le Cap (Afrique du Sud)[9]. Prévu initialement pour le dimanche 3 novembre 2019, le départ de la course est reporté au mardi 5 novembre 2019, en raison du passage de la tempête Amélie[10],[11],[12].

L'année 2020 sera consacrée aux tours du monde en équipage (Trophée Jules Verne) ou en solitaire (Trophée Saint-Exupéry) et éventuellement The Transat entre l'Angleterre et les États-Unis, si les Ultimes sont acceptés.

En 2021, The Arch — tour d'Europe en équipage partira de Hambourg le 23 mai, et fera escale à Nantes — Saint-Nazaire (28-30 mai), à Valence (3 juin) et Marseille (6 juin) avec une arrivée à Athènes aux alentours du 12 juin. Cette année sera aussi celle du tour du monde en équipage dont le départ sera donné de Méditerranée. Il faudra attendre 2020 pour connaitre le port de départ. Les équipages reviendront à leur point de départ début 2022, année de la Route du Rhum.

Enfin, il faudra attendre 2023 pour le point d'orgue de ce programme, le tour du monde en solitaire des Ultimes, Brest Océans.

Cadre de la classe Ultime[modifier | modifier le code]

Les principales caractéristiques de la classe Ultime sont :

  • des règles inamovibles (32m de longueur, 23m de largeur, garde à la mer, tirant d’air…) ;
  • des règles modifiables tous les 4 ans (comité de surveillance, groupe d’experts, puissance du moteur, mouillages, réglage des appendices mobiles de coque, mode de qualification du skipper…) ;
  • des règles modifiables chaque année, c’est-à-dire toutes celles qui ne font pas partie des règles inamovibles ou modifiables tous les 4 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Magnus Henderson, « Ultime… dérapage ? », sur Voiles et Voiliers, (consulté le )
  2. adonnante.com, « La Classe Ultime 32/23 entérinée par la FFVoile », sur adonnante.com, .
  3. Chloé Lauttret, « La Classe Ultim 32/23, le bilan de l'année 2018 », sur bateaux.com, .
  4. brest-ultim.fr, « BREST OCEANS : REPORT ET NOUVELLE DATE DE DÉPART À L’ÉTUDE », sur brest-ultim.fr, .
  5. Chloé Torterat, « La Classe Ultim 32/23 dévoile son programme 2019-2023 », sur bateaux.com, .
  6. (en) « 2019 Fleet Tracking - Race Player », sur rolexfastnetrace.com, 2019 (consulté le 4 août 2019).
  7. AFP, « Cammas et Caudrelier explosent le record de la course », sur sport24.lefigaro.fr, 4 août 2019 (consulté le 6 août 2019).
  8. «Brest Atlantiques 2019 site officiel», sur brestatlantiques.com, .
  9. Philippe Eliès, « «Brest Atlantiques 2019». Quatre Ultimes, des duos et des mediamen », sur letelegramme.fr, .
  10. Clément Martel, « Le Monde - Sport 2019/10/31 » (consulté le )
  11. Guillaume Loisy, « Sport24 - Le figaro. Voile Brest-atlantiques » (consulté le )
  12. Jacques GUYADER, « Ouest-france - Sport - Voile - Brest-atlantiques » (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Classes de navires participant à des courses similaires:

Événements concernant la classe ultime

Liens externes[modifier | modifier le code]